EU_douaisis

Douai : le Parti de gauche veut « réveiller les consciences » avec des épingles à linge

Douai : le Parti de gauche veut « réveiller les consciences » avec des épingles à linge

Publié le 19/09/2014 | PAR ARNAUD DÉTHÉE (VOIX DU NORD)

Le comité du Parti de gauche du Douaisis (PG) ira au-devant de la population ce samedi après-midi en l’invitant à s’exprimer sur l’actualité – et la VIe république qu’il appelle de ses vœux – avec une feuille, une épingle à linge et un stylo.

PG.jpg

L’idée, qui piquera à coup sûr la curiosité des habitants et des badauds qui fouleront la place Carnot ce samedi après-midi, a le mérite de l’originalité. Ça tombe bien, le comité du Douaisis du Parti de Gauche – qui faisait sa rentrée politique ce mardi sur… un trottoir de Dorignies – veut « faire de la politique autrement » et compte profiter de l’événement pour marquer les esprits. « On sera plusieurs adhérents du comité à se réunir place Carnot, ce samedi, à 15 h, pour interpeller les citoyens avec du papier, des épingles à linge et un stylo, confirme le co-secrétaire du comité François Guiffard. On va prendre quelques minutes pour échanger avec les gens avant de leur demander d’écrire noir sur blanc ce qu’ils pensent de l’actualité sur papier, notamment du projet de sixième république qu’on défend. Les feuilles seront alors suspendues à des fils tendus entre les arbres de la place pour créer une sorte de mur de messages citoyens. Visuellement, ça risque de donner quelque chose de sympa… » ; « La question qu’on se pose, et qui est au cœur de cette sixième république à laquelle on aspire, c’est comment les gens peuvent s’intéresser à la politique en dehors des périodes de campagne électorales, poursuit le cégétiste Alain Pollet, qui espère qu’en se prenant au jeu les Douaisiens prouveront qu’ils sont à même de prendre leur destin en main. J’étais à la fête de l’Huma, quand on parle aux gens sans les prendre pour des écervelés, ils ouvrent les yeux. Il faut réveiller les consciences. Dans la cinquième république, le président est un monarque, dans la sixième, c’est le peuple qui prend le pouvoir avec, notamment, la possibilité d’un référendum révocatoire… »

Les échanges attendus avec les passants porteront entre autres sur les sujets (lire ci-dessous) qui ont fait l’actualité de la rentrée dans le Douaisis : transport lycéen payant, soutien à la Palestine, rythmes scolaires… Sur ce dernier point, le PG organisera un café-débat le 1er octobre à la Maison des associations. À l’ordre du jour : « L’école de la République ». La sixième évidemment.

EU_LilleMetropole

Faire sauter le verrou

Faire sauter le verrou

Adrien Quatennens – Mercredi 17 Septembre 2014

Vous avez confiance, vous ?

Les députés ont accordé la confiance à la politique libérale de Manuel Valls qui la demandait pour poursuivre sa feuille de route. Comme François Hollande, élu sur la base de discours tels que celui du Bourget, marqué à Gauche, les députés élus par le Peuple ont accordé leur confiance à une politique contraire à celle pour laquelle le Peuple les a mandatés. Une minorité issue du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie Les Verts s’est abstenue, sans aller jusqu’au bout de la démarche qui aurait dû consister à voter contre.  A Gauche, seul le groupe Front de Gauche a voté en cohérence, contre. Les décibels de la fronde semblent diminuer dès lors que sonne l’heure d’aller voter. Est-ce la soumission aux mises en garde d’un exécutif pourtant au plus bas dans les sondages ou est-ce la crainte des conséquences de leurs actes qui fait rentrer dans les rangs les frondeurs au premier coup de sifflet ? L’abstention ne constitue pas une fronde. A cette heure, il ne fait aucun doute que ce qui sort du vote de l’Assemblée Nationale ne représente pas ce qu’en auraient dit les citoyens.

Ils ne représentent pas le Peuple !

Si cette question de la confiance avait été posée directement aux citoyens, la réponse aurait sans doute ressemblée davantage à un rire moqueur qu’au moindre signe embryonnaire de confiance. D’une manière générale, cet exercice du vote de confiance, loin de conforter Manuel Valls, met davantage en exergue le fossé qui se creuse entre le Peuple et ses représentants qui se représentent mieux eux-mêmes qu’ils ne représentent qui que ce soit d’autre. Ce constat est grave car, pour qui se veut défenseur d’une République exemplaire, l’élu est (et doit rester envers et contre tout) le représentant du Peuple qui l’a mandaté à chaque instant de son mandat. Au Parti de Gauche, nous espérions encore que puisse être constituée dans cette Assemblée une majorité alternative. Nous devons nous rendre à l’évidence : Cela s’avère difficile voire rendu impossible par le verrou que constitue la 5e République.

Révoquons-les !

Pour nous, les progressistes républicains, le Peuple doit rester souverain à chaque instant de la vie politique. C’est pourquoi, dans le moment que nous vivons, pourrait s’appliquer le référendum révocatoire que nous appelons de nos vœux. Il consisterait à pouvoir écourter le mandat d’un élu que les citoyens ne jugeraient plus digne de leur confiance. Ainsi, si un nombre suffisant d’électeurs s’expriment en ce sens, un référendum est engagé qui permettra de dire si le Maire, le député ou le Président de la République doit rester ou s’en aller. Il ne s’agit pas toujours de sortir l’élu mais plutôt de réinterroger le Peuple sur sa légitimité. Par exemple, au Venezuela, Hugo Chavez s’est soumis à ce référendum révocatoire car un nombre suffisant d’électeurs en avait pris l’initiative. Et le peuple vénézuélien a voté pour que Chavez reste, tant il avait fait pour son pays au travers, notamment, du processus constituant. De la même manière, ce type d’initiatives populaires doit être rendu possible pour que le Peuple s’exprime sur le fond et sur les grands sujets et non pas uniquement sur les personnes comme c’est le cas aujourd’hui. En effet, aujourd’hui le Peuple vote (mais l’abstention est colossale) puis il se retire de la scène politique, laissant l’oligarchie au pouvoir faire ses petites affaires jusqu’au terme du mandat sans qu’il ne puisse de nouveau reprendre la main sur les décisions qui le concernent pourtant. La 5e République, véritable monarchie présidentielle, est un verrou contre l’avis et la souveraineté du Peuple. Un « coup d’Etat permanent » comme l’écrivait François Mitterrand. En attendant de passer la sixième, c’est donc dans la rue que nous irons les révoquer ! Le Parti de Gauche va proposer de ce pas à ses partenaires une grande marche nationale à la mi-mandat de François Hollande pour que le Peuple puisse s’exprimer contre la confiance à cette politique libérale et exiger la révocation du gouvernement Valls et de sa politique.

L’urgence de faire sauter le verrou de la 5e République !

L’objectif de la 6e République n’est pas nouveau pour nous au Front de Gauche. La campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2012 y était déjà largement consacrée et a permis de populariser cet objectif.  Certains pensent encore que vouloir passer à la 6e n’est pas une priorité,  que c’est un objectif trop abstrait et qu’il ne répond pas aux problèmes quotidiens des citoyens. Mais qui a-t-il donc de plus urgent à faire que de redéfinir la règle du jeu à cette heure où le Peuple ne se mêle plus de politique ? Pourquoi ne se mêle t-il plus de politique ? Parce qu’il ne s’intéresse pas à son propre destin ?! Bien sûr que non ! C’est parce qu’il voit bien que, quoi qu’il décide, ils n’en tiennent aucun compte, ils s’en fichent ! Non, la 6e République ne règlera pas en tant que telle tous nos problèmes. C’est pour cela que nous disons qu’elle constitue un moyen et non une fin. Mais ce qu’il y a de certain, c’est qu’aucun problème urgent ne peut trouver de réponse dans le système actuel verrouillé de la 5e République.  En effet, comment lutter contre le chômage et les bas salaires tant que ce sont les actionnaires et la finance qui dirigent les entreprises ? Comment sortir des politiques austéritaires tant que la Commission européenne nie la souveraineté du Peuple ? Comment ambitionner une véritable transition énergétique et la nécessaire bifurcation écologique de notre modèle tant que la politique énergétique n’est pas libérée des lobbys industriels ? Comment changer de politique si le Peuple n’est pas souverain ? En passant à la 6e République, en convoquant l’Assemblée Constituante, le Peuple cesse d’être une multitude éparse, il se constitue en tant que Peuple en décidant de sa Constitution et en choisissant d’y inclure les droits qu’il se reconnaît pour lui-même et pour les autres (par exemple le droit à disposer de soi et de son corps, de nouveaux droits dans l’entreprise) et  les règles qu’il souhaite appliquer (par exemple la Règle Verte qui ferait qu’on ne prendrait pas à la nature plus que ce qu’elle ne peut nous donner). Par le processus constituant, nous ferons sauter le verrou qu’est la 5e République face à la souveraineté du Peuple. Passer à la 6e République, c’est refuser que le Peuple s’éloigne de son propre destin en le confiant à une oligarchie qui en fait ce qu’elle veut sans qu’il ne puisse véritablement dire s’il en est d’accord ensuite. Passer à la 6e République et à l’élection d’une Assemblée Constituante, c’est poser la question du pouvoir, la question de savoir qui décide. Est-ce le Peuple ou l’oligarchie ? Le MEDEF ou les salariés ? Les lobbys ou les citoyens ? Passer à la 6e République c’est donner au Peuple la possibilité de remettre une bonne fois pour toutes les pendules à l’heure ! Beaucoup le comprennent ! En moins d’une semaine, notre Mouvement pour la 6e République a déjà recueilli plus de 20 000 signatures sur sa plateforme m6r.fr ! J’ai signé, et vous ?

EU_PGNational

Elections départementales : Manuel Valls organise le désordre public

Manuel Valls organise le désordre public

Mercredi 17 Septembre 2014 | François Cocq,Gabriel Amard

Manuel Valls vient d’annoncer que les élections départementales auraient finalement lieu au mois de mars 2015.

Voilà donc un scrutin ré-avancé après avoir été reculé et qui est désormais programmé dans tout juste 6 mois.

Manuel Valls voudrait effacer cette élection de la vie démocratique qu’il ne s’y prendrait pas autrement : une élection sur de nouvelles aires géographiques, avec un nouveau mode de scrutin, pour une collectivité dont les compétences futures n’ont pas encore été définies par le législateur, et moins de 180 jours pour impliquer les citoyennes et les citoyens.

Pour mieux rayer les départements de la carte, Manuel Valls cherche donc à se préserver de l’implication du populaire. Qu’il prenne garde : le peuple n’est pas aussi docile que les frondeurs.

EU_ValenciennoisAvesnois

Le comité PG Valenciennois-Avesnois à la braderie de Valenciennes 2014

Le comité à la braderie de Valenciennes 2014

Braderie Valenciennes 2014

Comme chaque année, le comité Valenciennois du Parti de gauche affichait sa présence à la braderie. Dame Nature nous a fait le plaisir de réchauffer nos coeurs, permettant un beau succès à cet événement populaire.

Faut croire qu’elle a ses préférences…

Hollande sous la pluie

EU_PGNational

C’est maintenant à la rue de révoquer le gouvernement

C’est maintenant à la rue de révoquer le gouvernement

Mardi 16 Septembre 2014 |  Eric Coquerel, Secrétaire national à la coordination politique du PG

La brutalité et les menaces de l’exécutif ont payé.

Les députés, pourtant élus pour faire une politique inverse, ont accordé leur confiance au programme libéral de Manuel Valls. Quelle légitimité avaient-ils à le faire ?
Une minorité issue des rangs gouvernementaux s’est abstenue pour ne pas voter contre la confiance. Quelle cohérence est-ce là ?
Ceux qui voulaient faire naitre une majorité alternative dans cette assemblée comme nous le souhaitions ont échoué. Le verrouillage est total. La 5e République produit encore et toujours une majorité de députés godillots.

Sans majorité absolue le gouvernement Valls2 ressort cependant affaibli de la journée. Les choses sont donc maintenant claires : c’est dans les mobilisations et dans la rue qu’il revient de combattre ce gouvernement et ce régime anti-démocratique. Le Parti de Gauche soutiendra donc plus que jamais toutes les mobilisations sociales et écologiques à venir.

Mais il faut aller plus loin. C’est pourquoi le PG va proposer à ses partenaires l’idée d’une grande marche nationale à mi-mandat, pour voter dans la rue contre la confiance et exiger la révocation du gouvernement Valls et de la politique de François Hollande.

EU_LilleMetropole

A propos des pannes des garages à vélos de Transpole

Communiqué de presse du Parti de Gauche Lille Métropole sur les pannes des garages à vélos de Transpole

Nous apprenons, par voie de presse, les pannes à répétition touchant les garages à vélos gérés par Transpole et utilisant la carte Pass pass. Cela constitue une nouvelle illustration de la « fuite en avant » technophile que constitue la carte Pass Pass.

La carte Pass Pass est un dispositif aussi coûteux que complexe. Elle risque de devenir une véritable rente de situation pour le fabricant et l’exploitant, qui prétexteront ses multiples difficultés d’exploitation pour réclamer indemnisations et rémunérations. De tout cela, se dégage un immense sentiment de gâchis : dispositif défectueux, gaspillage des dépenses et de matières premières non renouvelables.

Au-delà, c’est bien le conte de fée des "smarts cities" et autres "smart grids" qui s’écroule.

Promis et promu par les industriels des réseaux et les tenants du développement durable dans sa version "capitalisme vert et cognitif", le monde merveilleux de ces "villes connectées qui utilisent les technologies des télécommunications et des systèmes d’information pour améliorer la vie des habitants" révèle sa fragilité intrinsèque et l’extrême dépendance des citoyens au système technologique.

Dans cette perspective, nous nous inquiétons de la course à l’échalote à laquelle participent LMCU et la Région Nord-Pas-de-Calais, engagées dans la compétition des territoires pour être le plus connecté et donc le plus attractif que le voisin :
"La métropole Lilloise ne cache pas son ambition de conduire la troisième révolution industrielle avec l’Internet et le développement des énergies renouvelables. Lille est notamment associée très en amont des projets d’expérimentation de Smart grid et Smart water est au cœur de la transformation de la région Nord-Pas-de Calais pour les années à venir."

source : http://connected-objects.fr/2014/07/smart-cities/

Aux dirigeants de Transpole, nous conseillons de faire l’acquisition d’un équipement aussi simple que robuste : un bon cadenas,…

Aux élus communautaires et régionaux, reprenant les écrits d’Alain Gras * nous disons "les techniques ne sont pas neutres : elles façonnent la société", il faut oser "briser la porte de la prison imaginaire dans laquelle nous nous sommes enfermés", il est encore temps de ne pas s’engager dans cette voie sans issue que constitue la fuite en avant technologique …

* Fragilité de la puissance : Se libérer de l’emprise technologique Broché – 21 mai 2003 de Alain Gras

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.