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MARTINE AUBRY: LE SOCIAL-LIBERALISME A VISAGE (MOINS IN)HUMAIN

Martine la " Frondeuse" en compagnie du très "contestataire" Patrick Kanner son fidèle lieutenant devenu ministre de la Ville...
Martine la  » Frondeuse » en compagnie du très « contestataire » Patrick Kanner son fidèle lieutenant devenu ministre de la Ville…

Une lecture superficielle des prises de position récentes de Martine AUBRY pourrait laisser penser qu’elles tranchent radicalement avec la politique du gouvernement Valls / Hollande. A lire la contribution déposée par Martine AUBRY dans le cadre du congrès du Parti Socialiste on mesure que la réalité est tout autre.
Certes, on y retrouve quelques prises de position progressistes : défense des 35 heures, du repos dominical, des seuils sociaux,… Toutefois, dès lors qu’il s’agit de politique économique ou de politique fiscale, les propositions de Martine AUBRY sont floues ou marquées du sceau de la pensée unique :
– Elles ne remettent pas en cause le « chantage compétitif ». Le CICE serait maintenu pour moitié, l’autre moitié allant au soutien de la demande,
– La réforme fiscale se limiterait à un replâtrage du système actuel : CSCG plus progressive, fusionnée avec l’Impôt sur le Revenu et verdissement des taxes sur la consommation,
– Elles recyclent de vieilles recettes qui ont fait la preuve de leurs insuffisances : emplois aidés, soutien au BTP,…
Martine AUBRY serait plus crédible si sa politique municipale tranchait vraiment avec l’orientation libérale du gouvernement : politique fiscale injuste, partenariat public – privé pour le grand stade,…
Bien qu’elle s’en défende, Martine AUBRY ne rompt pas véritablement avec le social – libéralisme de Manuel VALLS !

Le Parti de Gauche défend, au contraire, des propositions rompant pour de bon avec le libéralisme et les politiques d’austérité. Il lance une campagne nationale défendant 15 mesures d’urgence, parmi lesquelles :
– L’interdiction des licenciements dans les entreprises réalisant des profits,
– L’Instauration d’un protectionnisme solidaire avec des taxes aux frontières notamment sur les produits dont la fabrication ne répond pas aux normes sociales et environnementales françaises,
– La création d’un pôle public de l’énergie et d’un pôle public des transports,
– La création d’un pôle financier public avec la nationalisation des principales banques françaises,
– Le SMIC à 1 700 € bruts et le retour à la retraite à 60 ans.

Pour le Parti de Gauche de Lille Métropole
Sébastien POLVECHE, co – secrétaire du comité PG de Lille Métropole

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L’ère est venue ! Adrien QUATENNENS – Jeudi 16 Octobre 2014

Les voleurs de mots

Hollande, Valls, Macron et toute la bande sont allés au bout du bout du reniement.

C’est pire que Sarkozy, la honte en plus car Hollande, nous l’avons élu. Alors bien sûr, nous n’avions pas voté POUR Hollande. Nous avions voté CONTRE Sarkozy, mais quand même…

Si l’autre Gauche ne se faisait pas d’illusion sur la politique que ceux-là appliqueraient, jamais nous n’avions anticipé un tel niveau de reniement.

Jamais nous n’avions imaginé que les engagements pris seraient à ce point et si rapidement foulés aux pieds et pire, que la direction prise par ce gouvernement serait littéralement opposée à ce pourquoi Hollande a été élu.

Ainsi, le candidat qui clamait « mon ennemi, c’est la finance » est devenu le Président de la République dont le Premier Ministre passe son temps à courir les hauts lieux du prétendu ennemi (le Medef, la City…) pour lui déclarer son amour.

Cela sous les yeux ébahis de citoyens en colère qui, quand ils ne contribuent pas à la percée de l’extrême droite, désertent les bureaux de vote tant ils sont dégoutés par ce qui leur est donné à voir.

Hollande et ses amis ont fait pire que de renier les engagements qu’ils avaient pris devant nous : ils nous ont volé les mots.

A commencer par le premier d’entre eux : le mot « Gauche ».

Ils l’ont fait sciemment, en appliquant une politique de Droite. C’est un peu comme jouer du pipeau en prétendant jouer de la trompette !

Car c’est une politique de Droite ! Même les commentateurs les plus sceptiques s’accordent désormais pour le dire.

Nous autres, bien sûr, nous sommes de Gauche. C’est là toute notre Histoire, notre identité.

Mais que se passe-t-il quand nous parlons aux gens et que nous leur disons « nous sommes de Gauche » ?

« Ah bon, alors vous êtes avec Hollande et Valls ? »

Et nous voilà repeints en Macron et compagnie, direct dans le sac poubelle non recyclable !

A cause d’eux, nous ne pouvons plus utiliser les mots qui faisaient références pour nous définir sous peine de n’être point compris. C’est dramatique !

Mais, si les étiquettes passent, les idées restent.

Ainsi, si l’expérience de la Bolivie (où Evo Morales vient d’être magnifiquement réélu) a fait la preuve que le mot « Gauche » est un répulsif qui renvoie le clivage « Gauche/Droite » aux abîmes tant il est associé au système, il est un clivage qui lui apparaît de plus en plus clairement : Le Peuple face à l’Oligarchie. Celui-là n’est pas un répulsif. Il dispose au contraire d’une gigantesque capacité de rassemblement car il incarne plus que jamais une réalité concrète. La Gauche ne fait plus peur au système car il l’a digérée. Mais si le système n’a plus peur de la Gauche, il a en revanche plus que jamais peur du Peuple. Ce Peuple dont la Révolution Citoyenne peut renverser la table pour tout changer.

Sarkozy en acteur recyclé

 

Lui revient et il a bien appris son texte. En témoignent les extraits superposés de ses différents meetings où il récite les mêmes vers, n’ayant pas même l’imagination nécessaire pour changer de blague d’un soir à l’autre. Ainsi, quand quelqu’un dans la salle a l’audace de lui poser une question qui le renvoie à la magnifique guirlande de casseroles qu’il traine derrière son carrosse, il répond que, si l’on recherche un délinquant, pour ce soir, il a un alibi : il est à Lambersart, Troyes, etc…  actualisant selon la ville où il se trouve et usant de l’humour de son niveau pour faire rire la salle et ne pas répondre à la question posée. Le tout sous les applaudissements fournis d’une salle bondée de fans bien trop admirateurs de l’homme pour apprécier le vide vertigineux de ses idées. Oui, il a changé : il est pire qu’avant ! Il faut voir, car cela vaut le détour, sa tirade contre les opposants à l’exploitation des gaz de schiste. Car lui annonce la couleur : il en est un promoteur invétéré ! Quel projet quand on sait les conséquences sanitaires et environnementales de l’exploitation des gaz de schiste ! Cela donnerait presque envie qu’il nous montre l’exemple en forant un puits dans son jardin !

Bref, Hollande fait pire que Sarkozy qui revient et qui annonce qu’il va faire pire que Hollande ! Cette surenchère entre libéraux met en perspective la pauvreté intellectuelle de leurs programmes tristement similaires qui se résument en une politique de l’offre ayant la concurrence pour colonne vertébrale, qui maltraite les salariés, ne répond pas au drame du chômage, ne tient aucun compte de l’urgence climatique sinon pour faire du capitalisme vert, donc reculer pour mieux sauter.

S’il fallait résumer leurs ambitions programmatiques en deux mots, nous pourrions dire : Liquidation Totale !

Si en 2017 c’est l’un d’entre eux, nous pouvons y voir au moins un avantage : on connaît le programme puisqu’il est déjà à l’œuvre !

Le projet glauque

 

Hollande fait donc une politique de droite qui rend la stratégie de différenciation difficile à la droite elle-même ! Alors celle-ci fait son jeu des têtes dont raffolent les médias-spectacles. Et l’affiche fait vendre : Sarkozy, Juppé et tous les amis de l’UMP dans un combat de coqs avec Bygmalion en toile de fond !

Dans le même temps, Hollande divise le mouvement social et travaille ardemment à rendre impossible l’émergence d’une alternative sur sa Gauche.

Qu’espère t-il ainsi ?

Sans doute un deuxième tour face à Marine Le Pen dans lequel il imagine qu’il serait réélu sans rien devoir faire.

Summum de la gloire, il pense peut-être qu’ainsi, il pourrait nous traîner derrière son carrosse victorieux, accrochés aux chaines du vote utile.

C’est le projet glauque.

Mais si tel est vraiment le projet de François Hollande, il doit alors commencer à sérieusement s’inquiéter car les sondeurs déjà de sortie annoncent un deuxième tour Le Pen/Sarkozy. Hum, la belle affiche : l’extrême droite contre la droite extrémisée !

Et pendant que se trame le deuxième round de la fausse alternative Hollande/Sarkozy, il sort de la bouche de Marine Le Pen des pans entiers de discours que l’on pourrait attribuer à Jean-Luc Mélenchon (sur la finance, le libre-échange, l’Union Européenne et même, plus étonnant, sur l’Ecologie). Si les vieilles théories que l’on connaît du Front National sur l’immigration demeurent, le voilà qui arrive sur des terrains qu’on ne lui connaissait pas. Marine Le Pen déclare elle-même vouloir inscrire le FN sur des sujets où il n’est pas connu comme l’Ecologie.

Dans l’Histoire, l’extrême droite a souvent fait usage des mêmes mots que la Gauche pour que puissent aboutir ses propres projets. On pourrait peut-être mettre cela sur un plan similaire au vol des mots par François Hollande qui se dit de Gauche tout en faisant une politique de Droite.

Assez clairement donc, s’il y a des mots communs entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, il n’en reste pas moins qu’ils représentent toujours deux camps bien distincts : Celui pour lequel le problème est avant tout l’immigré, et l’autre pour lequel le problème c’est le financier.

Le Front de Gauche et le Front National sont les deux endroits opposés par lesquels peut sortir la lave du volcan que représente la colère légitime du Peuple de France face à une oligarchie qui lui fait des pieds de nez.

Et pour que l’analyse soit juste, il faut bien le reconnaître : pour le moment, c’est le Front National qui est en dynamique. L’hégémonie culturelle dans ce pays va de ce côté. C’est de ce côté du volcan que s’est ouvert le cratère.

Nous devons donc, avant 2017, travailler pour faire que le cratère s’ouvre de l’autre côté de la montagne.

Et, pour cela, à n’en pas douter, il y a bien d’autres thèmes que nous n’aurons pas en commun, à commencer par la 6ème République.

Pendant que le Front de Gauche milite pour une 6ème République vraiment démocratique, le Front National lui, prône une reprise en main de la 5ème.

Cette 5ème qui n’en finit plus de nous démontrer chaque jour comment elle prive un peu plus le Peuple de son propre destin en concentrant les pouvoirs dans les mains d’une oligarchie qui fait ce qu’elle veut du mandat que le Peuple lui a confié. Oligarchie tout en haut de laquelle se trouve le monarque présidentiel.

Le Mouvement pour la 6ème République (M6R)

 

Pour toutes les raisons politiques précédemment évoquées, il n’était pas question pour nous d’attendre ou de plonger dans les petits arrangements politiciens. Face à la montée de l’extrême droite, nous ne croyons pas que la solution soit un rassemblement de la Gauche façon Front Républicain. En effet, ce rassemblement rassemblerait des personnes dont les opinions sur presque tous les sujets (économie, écologie, …) ne peuvent plus s’accommoder. Non, nous ne voulons pas nous rassembler avec les fossoyeurs de la Gauche que sont Hollande et Valls ! Le socle stratégique du Front de Gauche, ce doit être l’autonomie du Parti Socialiste qui se meurt et finira en dehors de la stratosphère. C’est comme cela que le Front de Gauche s’est construit, c’est comme cela qu’il a rassemblé 4 millions de voix aux élections présidentielles de 2012 avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui faisait apparaître très clairement l’alternative à Gauche. Mais cette autonomie et l’élargissement souhaité du Front de Gauche (avec EELV, le NPA…), on l’a dit, ne suffiront pas à fédérer un Peuple qui n’a que faire de la Gauche qu’il assimile au système politique qu’il rejette. L’équation se trouve donc ailleurs, dans la fédération du Peuple lui-même. C’est ce qu’entreprend désormais Jean-Luc Mélenchon depuis qu’il a quitté la coprésidence du Parti de Gauche et qu’il a lancé le Mouvement pour la 6ème République. Le mot d’ordre ? Changer ensemble la règle du jeu. Proposer au Peuple de se rassembler pour définir les droits qu’il se reconnaît à lui-même et aux autres, décider qui décidera à l’avenir (le Peuple ou l’oligarchie ? Les lobbys ou les citoyens ? Les actionnaires ou les salariés ?). Inscrire dans une nouvelle Constitution de nouveaux droits, de nouvelles règles (par exemple la Règle Verte qui ferait que l’on ne prendrait pas plus à la nature que ce qu’elle peut nous donner, ce qui constituerait un formidable défi d’avenir et un volant d’entrainement pour l’économie tout entière), de nouvelles possibilités pour les citoyens (le référendum révocatoire qui permettrait qu’on réinterroge le Peuple sur la confiance qu’il accorde à un élu à mi-mandat). Le Mouvement pour la 6ème République propose au Peuple de devenir Constituant. Il appelle de ses vœux l’élection d’une Assemblée Constituante qui rédigera la nouvelle Constitution de la 6ème République qu’il souhaite démocratique, sociale et écologiste. En un mois, la page www.m6r.fr a recueilli 50 000 signatures, rassemblant des citoyens largement au delà des sphères militantes. Rassemblant des citoyens qui ont bien compris qu’on ne pourra pas faire face à la crise sociale et écologique de notre temps si l’on ne commence pas par changer la règle du jeu elle-même pour faire que le Peuple décide réellement. En cela, le passage à la 6ème République n’est donc pas une fin en soi. C’est un moyen. Le moyen de tourner la page pour en écrire une plus belle. Le moyen d’ouvrir la porte vers les beaux jours. C’est donc la stratégie révolutionnaire de notre temps. Et comme, dans notre temps, les êtres humains nombreux sont connectés dans de vastes réseaux qui constituent les premières places publiques qu’ils occupent avant même de descendre dans la rue, c’est sur Internet que cette Histoire commence. La page www.m6r.fr est, pour le moment, assez minimaliste. Elle recueille les signatures sur des principes généraux clairs et publie les déclarations des citoyens et personnalités issus de divers horizons qui décident de la rejoindre. Elle se fixe comme objectif que les signataires fassent signer à leur tour. Quand le compteur atteindra les 100 000 signatures, nous envisagerons ensemble la suite de l’Histoire et le site prendra la forme d’un réseau social démocratique où chacun aura sa place pour mieux nous le permettre.

L’ère du peuple

 

Jean-Luc Mélenchon, que d’aucuns souhaitaient voir parti en retraite avant l’heure, se consacre pleinement à cette mise en mouvement. De par le fait qu’il est un porte-parole connu et de grande qualité, le Mouvement pour la 6ème République bénéficie de sa large capacité à mettre en mouvement et à expliquer clairement ce que nous faisons et pourquoi à qui veut bien l’entendre.

Il pose un cadre théorique à ce nouvel engagement dans son nouveau livre « L’ère du peuple ».

Dans cet ouvrage de 140 pages, il revient sur les reniements de Hollande et la situation politique du pays puis propose de ne pas s’y arrêter pour pouvoir passer à autre chose.

Il analyse très finement la situation internationale explosive et le noir dessin qu’elle revêt de par les bouleversements d’envergure qu’elle connaît.

Il taille en pièce les contre-modèles que l’oligarchie s’acharne à nous présenter comme modèles.

Il décrit, inquiet, le changement climatique irréversible qui est commencé et les bouleversements de la hiérarchie des puissances qui dépossèdent le Peuple de son destin sans jamais faire de catastrophisme.

Car si Jean-Luc Mélenchon précise que la situation lui inspire « tout le pessimisme de la raison », il ajoute qu’elle lui procure aussi « tout l’optimisme de l’action ».

En effet, Jean-Luc Mélenchon est convaincu que vient l’ère du peuple qui s’organise pour reprendre en main son destin en renversant la table de ceux qui le méprisent et lui bourrent le crâne.

L’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2012 souhaite bien œuvrer à accélérer la venue de cette ère qu’il appelle de ses vœux.

Pour lui, 2017 sera une insurrection civique dont le socle doit être la 6ème République.

Et nous qui rejoignons le Mouvement, comptons bien empêcher tous les candidats à l’élection présidentielle d’y participer sans se prononcer sur cette idée.

D’ici là, un long travail commence pour la rendre majoritaire au sein du Peuple lui-même, alors en avant ! A votre tour de signer pour la 6ème République sur www.m6r.fr ! C’est déjà fait ? Alors allons faire signer !

A la fin de son nouveau livre, Jean-Luc Mélenchon fait siens les mots du grand Jean Jaurès :

« Nous savons par une expérience qui s’appelle la Révolution française qu’il ne faut jamais désespérer et qu’un jour ou l’autre, dans notre pays de France, la grandeur des évènements répond à la grandeur de la pensée ! »

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Le Parti de Gauche de Dunkerque sur radio Uylenspiegel

A l’occasion de l’émission « le cri du Kiviet » la radio Uylenspiegel, Laurent et Antoine membres du comité du Parti de Gauche de Dunkerque seront invités pour répondre aux questions concernant le Grand Marché Transatlantique ou Tafta.

Pour suivre cette émission, deux solutions: soit sur 91,8Mhz, ou http://tunein.com/radio/Radio-Uylenspiegel-918-s130942/

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L’autre budget

L’autre budget

Lundi 29 Septembre 2014 | François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche

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Autrefois, il n’y a pas si longtemps, le débat budgétaire était le plus important d’une année parlementaire. Chacun, avec des jouteurs reconnus, se faisait fort d’y incarner le clivage gauche-droite. C’en est devenu la négation. Il s’est même trouvé des députés « de gauche », enfin du P « S », pour réclamer une ponction supplémentaire sur la consommation populaire à travers une hausse record de la TVA. A croire qu’ils préfèrent les satisfecit de la Commission européenne à ceux de leurs mandants. Sinon ils auraient applaudi la proposition de Sarkozy qui n’allait pas jusque-là. Seul Valls l’avait alors fait. Reconnaissons-lui le mérite de la continuité, en pire. Les autres avaient rebaptisé anti-sociale cette TVA pour mieux prendre le contre-pied de Sarkozy. Il ne fallait pas tout brouiller. Autrefois.

Le détail du budget Valls sera connu avec le Conseil des ministres de mercredi. Mais l’essentiel est déjà fixé. Il s’agit de l’argent pris au peuple au nom de la dette. Les 50 milliards d’ici 2017 claironnés par Hollande aux oreilles du Medef. Pour 2015, ce sont 21 milliards pour commencer : 7,3 dans les caisses de l’Etat, 3,7 dans celles des collectivités locales, 10 milliards dans la sécu. Tout en découle. C’est-à-dire des mesures d’austérité dont la seule justification est cette absurde règle comptable. La discussion porte sur la technique. L’impôt devient un auxiliaire de la rente : il est là pour faire rentrer l’argent qu’elle prélève. Passionnante discussion, à laquelle nous ne sacrifierons pas.

Car le résultat d’ensemble est déjà connu. Il ridiculise les pointages doctement compilés par les médiacrates et diverses officines « indépendantes » pendant la dernière présidentielle. Hollande avait promis de ramener le déficit public à 3% en 2013. On sait ce qu’il en fut. 4,2% cette année-là. Plus encore prévu pour l’année prochaine. La preuve est faite que l’austérité creuse les déficits. C’est pas faute de l’avoir annoncé dès le premier jour. Les prévisions de croissance faites par l’INSEE sont durablement faméliques. Et ne parlons pas de la fameuse courbe du chômage. C’est pourtant le chiffre qui pèse le plus sur le pays. Mais les savants pointages de Hollande lui avaient valu d’être raisonnable.

C’est donc un autre budget et une autre politique dont il faudrait parler. Il est urgent de soutenir la consommation populaire, de relancer l’activité par la planification écologique. Les propositions concrètes regorgent dans les contre-budgets du PG. Gageons que ce débat n’aura pas lieu. Le Parlement n’est plus le lieu où s’expriment et se structurent les contradictions qui traversent la société. C’est un Parlement de la Vème République. Vidé de toute substance. Juste bon à voter la confiance après avoir donné 5% tout mouillés au candidat Valls à la primaire. Il y manque trop de choses : des députés liés à leurs mandants, et donc fidèles à ceux-ci, un pluralisme véritable, des frondeurs qui préparent autre chose qu’un congrès du PS… Il est temps d’avoir un Parlement de la VIème République pour un autre budget, et une autre politique.

François Delapierre
Secrétaire national du Parti de Gauche

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Rythmes scolaires à Wattrelos : Dominique Baert creuse les inégalités

Nouvelles Activités Périscolaires à Wattrelos :

Dominique Baert creuse les inégalités

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C’est avec effarement que le Parti de Gauche de Wattrelos a accueilli les menaces du maire de Wattrelos envers les parents d’élèves : « Ne venez pas aux nouvelles activités périscolaires, sinon vous paierez ! »

Drôle de façon de faire de la jeunesse une priorité de son mandat. Le b-a ba d’un soit disant maire de Gauche n’est il pas de garantir à chaque enfant un accès facile et non discriminant à la culture, le sport ou les arts ?

Baert avait voté avec dévotion la réforme Hamon-Peillon.

Faut dire qu’en ce moment, notre bon maire est très zélé envers ses concitoyens : Retraités, Chômeurs, Précaires, Familles, tout est bon pour assécher leur pouvoir d’achat. Et cela au seul profit des amis de Gattaz et du CAC 40 : plusieurs dizaines de milliards distribués (ANI,CICE, pacte de responsabilité…) sans aucun contrôle, sans aucune efficacité pour l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyen/nes si ce n’est ceux des plus privilégiés. Sarkozy ne revient pas, il n’est jamais parti !

Enfermé dans la spirale ultra libérale, D. Baert ne voit pas d’alternative. Tous ceux qui pensent autrement ne sont que des saboteurs. Ils ne doivent faire qu’une chose : se taire et voter tout mais surtout n’importe quoi.

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Va falloir quand même que M. Baert sorte un peu des commissions, colloques, symposiums, séminaires… et qu’il n’écoute pas que les sirènes austéritaires et les cireurs de pompes des membres godillots de sa majorité municipale.

L’été, il y a autre chose à lire que des bouquins écrits par un conseiller du directoire de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild. Va falloir, par exemple, qu’il lise :  « Il n’y a pas d’alternative » de Bertrand Rothé et Gérard Mordillat.

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La dérive ultra libérale de M. Baert continue donc et aujourd’hui c’est aux enfants wattrelosiens d’être touchés par la mise en place des nouveaux rythmes scolaires.

S’il était nécessaire de rétablir la demi-journée d’enseignement volée aux élèves par la réforme Darcos en 2007 (les ½ journées cumulées = 2 ans d’enseignement perdus entre la maternelle et le collège !), la réforme Hamon-Peillon entérinait des ruptures majeures avec les principes de l’école républicaine :

- En déchargeant l’Etat de missions qu’il devrait assumer (en transférant leurs coûts aux communes), la réforme aggrave les inégalités entre les élèves des communes « riches » et des communes « pauvres » comme la nôtre.

- Elle instaure une éducation à géométrie variable. Ici des activités culturelles, là sportives, ailleurs des enfants laissés dans la cour, faute de moyens. Pourtant, l’ambition émancipatrice de l’école ne peut se résumer au triptyque « lire-écrire-compter ». L’éducation, c’est aussi l’accès à la culture et aux arts, qui doit être garanti à tous les enfants de la République.

- Enfin, c’est le fondement même de l’école publique, la gratuité, qui est attaqué : soit vous payez (directement ou par l’augmentation des impôts locaux), soit votre enfant est dans les rues.

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Souhaiter que seule une minorité d’élèves ait accès aux NAP n’est pas digne de l’école républicaine.

Aujourd’hui la réalité est cruelle pour nos enfants : la réforme Hamon-Peillon creuse les inégalités.

A Wattrelos, c’est Dominique Baert qui fournit la pelle…

THIERRY DUEL

PARTI DE GAUCHE

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Déjà vu

Déjà vu

Mardi 23 Septembre 2014 | François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche

sarkohollande

C’est comme un mauvais film. Qui dissimulerait une panne béante de scénario en rejouant toujours la même scène. Le duel Hollande-Sarkozy est, pour paraphraser ce dernier, « élimé comme un vieux tapis qui aurait trois siècles ». C’est pour ça qu’il marche. Pas besoin de son. L’image suffit. On ne saura donc pas ce qui distingue Sarkozy de Hollande sur le plan concret de la politique à mener. Cette mise en scène de l’alternance est décidément très cinquième République. Le choc cathodique y remplace les débats d’orientation. Mais il traduit aussi la panne d’imagination du système. Son bégaiement est un aveu : rien de neuf ne peut sortir d’un régime usé jusqu’à la corde. A droite, ceux-là même qui ambitionnaient d’écrire l’après-sarkozysme sont en effet enrôlés de gré ou de force derrière leur ancien champion. Les bègues ne sont pas heureux.

L’acharnement du système médiatique à sacraliser ce duel – quelle exposition au JT de France 2 ! – est à la hauteur de la vacuité de cet affrontement. Il lui faut conjurer un risque réel : que face à la panne de scénario le public change de programme. Ce risque est une chance. En décrochant de ce théâtre d’ombres, le peuple peut déchirer une part du voile qui lui donne faussement le choix entre deux styles austéritaires. L’alternative politique rejoint donc le combat pour une sixième République. Hollande pense à conjurer ce danger dans sa conférence de presse. Interrogé sur la vérification démocratique promise à mi-mandat, l’actuel Président de la République fit mine de considérer que le récent vote de confiance en tenait lieu. Ainsi, une comédie prévue par les textes institutionnels remplace une authentique adhésion populaire. Pas sûr que cela suffise au peuple pour assurer son consentement à l’autorité. Il serait même étonnant qu’un tel spectacle produise des effets légitimant pour un Chef de l’Etat qui se passe aussi cyniquement de toute légitimité populaire au motif qu’il a un jour été élu.

Vient donc le moment où ces rideaux de fumée se déchireront. Et jamais le système n’a été si faible. Jamais ces coulisses n’ont été aussi visibles. Cela doit nous encourager à donner le coup d’épaule qui manque. Car la scène tient encore. Autant la conférence de presse de Hollande fut un bide, autant la prestation de Sarkozy capta l’attention. Les bêtes blessées font toujours recette. L’avenir n’est donc pas écrit. Mais on sait à quoi il peut ressembler. Si la sixième ne s’impose pas, on a une idée du programme. A nous d’envoyer ce mauvais film par-dessus bord.

François Delapierre
Secrétaire national du Parti de Gauche

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