FACE AUX PRESSIONS DE LA BANQUE CENTRALE EUROPEENNE, TOUS SOLIDAIRES DE SYRIZA !

Le Peuple grec vient de s’exprimer clairement. En choisissant Syriza, il a opté pour une rupture avec l’Europe des marchés, des banques, L’Europe du chantage à la dette. Nous pensons comme Syriza que l’avenir des peuples européen n’est pas dans le comblement d’une dette infinie, impossible à rembourser. En Grèce, l’austérité a eu des conséquences criminelles : écroulement du système de santé, baisse de l’espérance de vie, effondrement des salaires, augmentation des suicides, vente à la découpe des industries et même du port du Pirée !
Le pays était dépossédé de ses outils de production, de sa souveraineté populaire : sa vie politique devait se plier aux exigences de la troïka.
Aujourd’hui, l’Eurogroupe intime l’ordre au gouvernement Tsipras de proposer un plan de « redressement » le 11 février, veille du sommet européen. Il lui demande donc de renier le mandat que lui a confié le peuple grec et ainsi de contredire le suffrage universel. Dimanche soir, lors de son discours de politique général, Alexis Tsipras a répondu qu’au contraire il appliquerait son programme : « nous ne négocierons pas la souveraineté populaire, nous ne négocierons pas le mandat populaire ».
L’Eurogroupe ne peut parler au nom des peuples d’Europe. Il ne parle pas en notre nom.
Plus que jamais nous affirmons notre solidarité avec la Grèce. Troïka Basta !

Par leur vote, les grecs nous montrent la voie : ils ont fait le choix de l’avenir. Or, à l’heure actuelle, la banque centrale tente de faire pression sur le gouvernement Tsipras : elle refuse l’effacement de la dette et même le rééchelonnement de celle-ci ! L’objectif nous parait clair : détruire dans l’œuf l’effet « Syriza » afin de tuer toutes les velléités d’émancipation en Espagne ou ailleurs. Aux yeux de Bruxelles, hors du libéralisme économique et du capitalisme financier, point de salut ! En usant de cette méthode M. Draghi joue un jeu dangereux : il détruit l’espoir d’une alternative à gauche et attise la montée d’une extrême-droite européenne aux aguets. Les technocrates qui gouvernent l’Europe devront répondre face au peuple de ce comportement antidémocratique scandaleux.

Aussi, partout en Europe, la résistance doit s’organiser. Le Parti de Gauche, comme le Front de Gauche, et plus largement tous les partis et citoyens qui souhaitent enfin construire une Europe Solidaire doivent se lever et affirmer leur solidarité avec le peuple grec. Le Parti de Gauche Nord lance un appel à toutes ces forces sociales, écologistes, progressistes pour que soit organisées au plus vite des actions de soutien. Nous devons affirmer collectivement : Non, le peuple grec n’est pas seul. Uni, le peuple ne sera jamais vaincu !

Julien Poix, co-secrétaire du Parti de Gauche Nord, membre du Front de Gauche.

Rassemblement de solidarité au Peuple Grec

Vendredi 13 Février – 18 h – Place de la République

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