Archives pour la catégorie parti de gauche national

Le Parti de Gauche soutient les luttes des travailleurs de la région

Le vendredi 13 mars, Jean-Paul Renoux, co-responsable national du secteur entreprise et luttes sociales du Parti de Gauche et des militant-es du PG 59 sont allés à la rencontres des salariés de Stora Enso à Corbehem ( Pas-de-Calais) et de l’entreprise en lutte Arjo-Wiggins. lls ont apporté tout le soutien du PG aux luttes engagées pour la sauvegarde de l’emploi dans un secteur très durement touché. Les salariés n’acceptent pas les licenciements boursiers pratiqués sur l’autel du profit. Il faut que la puissance publique prennent des initiatives claires pour protéger et surtout poursuivre le développement du tissu industriel français. Le Parti de gauche soutient et les revendications de la CGT Filpac qui combat pour le maintien des emplois sur ce site industriel important.

les machines sont prêtes à tourner. Les ouvriers et techniciens ont maintenu en état les outils de production.
les machines sont prêtes à tourner. Les ouvriers et techniciens ont maintenu en état les outils de production.

Eric Coquerel à Wattrelos pour soutenir les candidats FDG-EELV

Eric Coquerel à Wattrelos pour soutenir les candidats FDG-EELV.

Le coordinateur national du Parti de Gauche Nord viendra à Wattrelos le 17 mars pour soutenir les candidats du Front de Gauche et d’EELV dans le canton. Au programme:

14h45 : Rencontre avec les candidats FDG-EELV du canton de Roubaix 2

15H15 : rencontre avec les anciens de l’industrie textile. Cette association lutte pour conserver la mémoire des ouvriers du textile dans l’agglomération roubaisienne. Francis Bohée, le président, est président d’honneur des amis du musée des arts et traditions populaires de Wattrelos.

Il sera aussi présent le soir à la HALLE AUX SUCRES de LILLE à 19h aux côtés de Karima DELLI ( EELV), Clémentine AUTAIN( Ensemble) et Fabien ROUSEL ( Pcf) pour un moment festif en militant sur place en compagnie du groupe du Tire-laine.

Venez-nombreux!

Restauration et Buvette à prix militant sur place

Halle aux sucres: 1 rue de l’Entrepôt, 59000 LILLE

FACE AUX PRESSIONS DE LA BANQUE CENTRALE EUROPEENNE, TOUS SOLIDAIRES DE SYRIZA !

Le Peuple grec vient de s’exprimer clairement. En choisissant Syriza, il a opté pour une rupture avec l’Europe des marchés, des banques, L’Europe du chantage à la dette. Nous pensons comme Syriza que l’avenir des peuples européen n’est pas dans le comblement d’une dette infinie, impossible à rembourser. En Grèce, l’austérité a eu des conséquences criminelles : écroulement du système de santé, baisse de l’espérance de vie, effondrement des salaires, augmentation des suicides, vente à la découpe des industries et même du port du Pirée !
Le pays était dépossédé de ses outils de production, de sa souveraineté populaire : sa vie politique devait se plier aux exigences de la troïka.
Aujourd’hui, l’Eurogroupe intime l’ordre au gouvernement Tsipras de proposer un plan de « redressement » le 11 février, veille du sommet européen. Il lui demande donc de renier le mandat que lui a confié le peuple grec et ainsi de contredire le suffrage universel. Dimanche soir, lors de son discours de politique général, Alexis Tsipras a répondu qu’au contraire il appliquerait son programme : « nous ne négocierons pas la souveraineté populaire, nous ne négocierons pas le mandat populaire ».
L’Eurogroupe ne peut parler au nom des peuples d’Europe. Il ne parle pas en notre nom.
Plus que jamais nous affirmons notre solidarité avec la Grèce. Troïka Basta !

Par leur vote, les grecs nous montrent la voie : ils ont fait le choix de l’avenir. Or, à l’heure actuelle, la banque centrale tente de faire pression sur le gouvernement Tsipras : elle refuse l’effacement de la dette et même le rééchelonnement de celle-ci ! L’objectif nous parait clair : détruire dans l’œuf l’effet « Syriza » afin de tuer toutes les velléités d’émancipation en Espagne ou ailleurs. Aux yeux de Bruxelles, hors du libéralisme économique et du capitalisme financier, point de salut ! En usant de cette méthode M. Draghi joue un jeu dangereux : il détruit l’espoir d’une alternative à gauche et attise la montée d’une extrême-droite européenne aux aguets. Les technocrates qui gouvernent l’Europe devront répondre face au peuple de ce comportement antidémocratique scandaleux.

Aussi, partout en Europe, la résistance doit s’organiser. Le Parti de Gauche, comme le Front de Gauche, et plus largement tous les partis et citoyens qui souhaitent enfin construire une Europe Solidaire doivent se lever et affirmer leur solidarité avec le peuple grec. Le Parti de Gauche Nord lance un appel à toutes ces forces sociales, écologistes, progressistes pour que soit organisées au plus vite des actions de soutien. Nous devons affirmer collectivement : Non, le peuple grec n’est pas seul. Uni, le peuple ne sera jamais vaincu !

Julien Poix, co-secrétaire du Parti de Gauche Nord, membre du Front de Gauche.

Rassemblement de solidarité au Peuple Grec

Vendredi 13 Février – 18 h – Place de la République

CHARLIE HEBDO: RASSEMBLEMENT CE SOIR A LILLE, 18h, PLACE DE LA REPUBLIQUE

Le Parti de Gauche  du Nord Pas de Calais exprime son horreur devant l’assassinat barbare des travailleurs de Charlie-Hebdo .Il  se joint à l’appel du Club de la Presse et demande à tous ses militants de venir rendre hommage aux victimes de la barbarie terroriste .
Le rassemblement a lieu à 18H place de la République à Lille. Venez avec des bougies.
L’ensemble du Front de Gauche  présente ses condoléances les plus attristées aux familles et appelle tous les républicains  à se rassembler dignement et massivement ce soir  pour défendre la liberté d’expression, la démocratie et la République. Dès ce soir le peuple de France doit se rassembler et s’unir. N’ayons pas peur, condamnons ensemble les lâches.
Christine Le Coënt                                   Julien Poix, co-secrétaire du PG Nord
Membre du Bureau National du parti de gauche
Membre du Bureau du Comité Lille Métropole

Elections départementales-déclaration du Parti de Gauche 59

pg

Déclaration du Parti de Gauche 59 sur les élections départementales
Le Parti de Gauche du Nord lance aujourd’hui un appel à toutes les forces citoyennes, à toutes les forces qui luttent contre l’austérité dans le département pour qu’elles ouvrent au plus vite le dialogue en vue des élections départementales. Nous réaffirmons notre détermination à faire émerger dans le département une alternative à la politique gouvernementale.
Le Parti de Gauche du Nord appelle à des candidatures citoyennes de rassemblement aux élections départementales de mars 2015.
Nous proposons que ces candidatures s’articulent autour d’une charte, d’un label, de principes communs :
– Une autonomie totale vis-à-vis du Parti socialiste, parti de l’austérité.
– Rompre avec les politiques d’austérité, le refus du productivisme et de la réforme territoriale.
– Placer au cœur du débat et des politiques départementales les questions de l’emploi durable, des politiques sociales, écologiques en veillant à combattre les disparités territoriales.
– Redonner le pouvoir aux citoyens par la mise en place d’Assemblées Citoyennes dans les cantons, associant toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette démarche, pour co-élaborer le projet et construire la liste des candidats.

Dans le Nord-Pas-de-Calais, le Parti de Gauche prend la mesure des dangers qui menacent : la droite et surtout l’extrême-droites sont aux portes du pouvoir. Le Parti de Gauche ne se dérobera pas à ses responsabilités. Pour nous, l’extrême droite sera battue par un Front citoyen regroupant tous ceux qui sont en rupture avec la politique du gouvernement actuel et qui souhaitent apporter une réponse sociale et écologique à la crise économique, politique que nous traversons.
Hâtons-nous, le temps presse ! Nous ne pouvons pas rater ce rendez-vous historique. Face à la trahison du parti solférinien, de Hollande, Valls, Macron, le peuple doit se lever et s’unir.

Mail : pg59@lepartidegauche.fr
Facebook : Parti de Gauche Nord
Twitter :@PGNord

APPEL UNITAIRE POUR LA MARCHE CONTRE L’AUSTERITE, 15 Novembre, PARIS
CONTRE L’AUSTERITE,

Le 15 novembre, MARCHONS POUR UN AUTRE AVENIR

Il y a maintenant 2 ans et demi, François Hollande était élu président de la République. Pour quel bilan aujourd’hui ? La politique menée est celle du renoncement au changement. Elle tourne le dos aux espoirs du monde du travail. La politique d’austérité du gouvernement Valls va même plus loin : Notre pays est désormais soumis au diktat de l’Europe de Bruxelles
2 ans et demi ont passé. Les Français n’en finissent plus d’encaisser les chocs successifs des cures d’austérité imposées par le gouvernement Hollande-Valls. La situation s’aggrave : l’industrie s’effondre, le chômage augmente, le gouvernement brade notre souveraineté économique, sociale et environnementale en validant le Tafta. Il repousse sans cesse la mise en place d’une réelle transition écologique. Notre région est au bord de l’asphyxie: austérité, compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques, baisse des dotations aux collectivités locales. Ces politiques ont échoué partout comme elles échouent en France : elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits. F. Hollande nous propose une politique de misère sociale.
Pour autant, nous pensons qu’il n’y a pas de fatalité. En France, comme dans le Nord-Pas-de-Calais, nous ne sommes pas condamnés au retour de la droite ou à l’arrivée de l’extrême-droite. Il y a dans notre pays une majorité de citoyens qui souhaitent construire collectivement une autre route, une alternative à la politique actuelle menée sans débat et avec autoritarisme. Nous lançons un appel à toutes ces forces de progrès : citoyens, associations, syndicats, partis. Nous pouvons ensemble construire une alternative politique sociale et écologique à gauche.
C’est dans contexte qu’en nous inscrivant dans la démarche du collectif national « 3A », (Alternative A l’Austérité, http://www.collectif3a.org ), nous invitons les citoyens du Nord à rejoindre le rassemblement du 15 novembre à Paris. En manifestant ils rappelleront à F. Hollande que le peuple ne lui a pas fait un chèque en blanc en mai 2012. Nous demandons des comptes sur sa politique intérieure et européenne. Il faut que le chantage à la dette cesse ! Nous proposons une vraie rupture avec la politique libérale menée jusqu’à présent : il faut une vraie relance sociale et écologique. Il faut redonner du pouvoir d’achat, augmenter les salaires, créer des emplois. Il faut créer les conditions d’une véritable reconquête industrielle en l’inscrivant dans le cadre d’une transition écologique réelle. Il faut s’attaquer au capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salariées, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.
POUR UNE RUPTURE AVEC l’AUSTERITE
POUR UNE DEFENSE DES HABITANTS ET TERRITOIRES DU NORD-PAS-DE-CALAIS
POUR UN VRAI PARTAGE DU TEMPS DE TRAVAIL
POUR LA TRANSITION ECOLOGIQUE
POUR RASSEMBLER ET CONSTRUIRE UNE ALTERNATIVE A LA POLITIQUE ACTUELLE,
Le 15 novembre, MARCHONS !

Julien Poix, co-secrétaire PG Nord                             Fabien Roussel, secrétaire départemental du PCF Nord

UN MI-MANDAT CREPUSCULAIRE

Par Eric Coquerel, co-secrétaire national du PG

Le bilan à mi-mandat de François Hollande était des plus sombres. Depuis le week-end dernier, il est devenu dramatique. Pour la première fois depuis la mort de Malik Oussekine il y a 28 ans, un jeune homme a en effet été tué par la police lors d’une manifestation. Du côté des commentateurs zélés du pouvoir on refuse cette comparaison au prétexte, si l’on comprend bien, que Charles Pasqua était le Ministre de l’intérieur d’un gouvernement de droite et que Bernard Cazeneuve serait le Ministre de l’intérieur, forcément plus humaniste, d’un gouvernement « de gauche ». Cela n’est qu’une mauvaise communication politique. Car les faits sont têtus. Dans les deux cas la responsabilité politique du gouvernement est bien engagée. En 1986 Pasqua avait répondu par la répression au refus massif de la loi Devaquet chez les étudiants. Il avait tenté d’instrumentaliser, provoquer même, des débordements en marge des manifestations pour discréditer et diviser le mouvement et délégitimer ses revendications. Cette spirale s’est terminée de la façon dramatique que l’on connaît mais aussi par la défaite du gouvernement.

Qu’en est-il cette fois ? Un « manifestant pacifiste », caractérisé ainsi par Bernard Cazeneuve lui-même, est tué par une grenade offensive. Ce drame survient au cours d’un week-end où tout le monde sait, le Ministre de l’intérieur le premier, que les opposants ont décidé une grande mobilisation sur le site. Un site où, notons-le, la police n’a plus rien à protéger vraiment puisque, ignorant les recours déposés par les associations opposées au barrage, les autorités ont déjà quasiment rasé et dévasté la zone humide que la retenue d’eau doit recouvrir. Ce coup de force n’a d’ailleurs pas été pour rien dans la montée des tensions. Bien sûr, et nul ne le conteste, quelques-uns des manifestants n’excluent pas d’utiliser une certaine forme de violence pour s’opposer au barrage. Mais ce samedi, ils sont extrêmement minoritaires et toute la journée les organisateurs les ont marginalisés. De leur côté, et ce depuis des semaines, l’attitude des forces de police qui obéissent manifestement à des ordres en ce sens, n’apaise pas la tension. A plusieurs reprises, une forte répression a été opposée aux demandes de dialogues des associations y compris en présence des élus qui tentaient de s’interposer.

Cela a tout d’une stratégie visant à pourrir la situation. Dans la nuit de samedi à dimanche, cela n’a fait que s’aggraver : après une altercation entre un groupe de manifestants et un groupe isolé de policiers laissé, visible, sur le site, trente camions de gendarmes surviennent rapidement à l’entrée de la zone d’accès au chantier. Un tel dispositif ne pouvait qu’attiser le feu dans une zone constituant une sorte de cul-de-sac naturel, une souricière où la violence, nocturne en plus, ne pouvait que devenir incontrôlable. Ces faits étaient-ils inconnus du Ministre ? Il explique que non : « J’ai passé tout mon week-end en liaison avec ceux qui étaient en charge du maintien de l’ordre à appeler à la prudence, parce que je sentais cette violence et je voyais les provocations ».Il n’a donc pas tort quand il affirme : « Il ne s’agit pas d’une bavure » . On ne peut en effet le résumer ainsi. Des lampistes ne peuvent, seuls, payer ce drame même si une procédure judiciaire doit être ouverte. Il y a bien une grave faute dans la chaîne de commandement qui, on le voit, remonte directement au Ministre.

Dans les deux cas, l’opposition à la réforme Devaquet et au Barrage du Testet, il y a donc bien d’abord une situation de blocage. Car pour reprendre les mots de notre conseiller régional Midi-Pyrénées Guilhem Serieys : « S’il avait passé les différentes étapes réglementaires, le projet était illégitime du point de vue de l’esprit démocratique. Après les réserves de l’enquête publique, le Comité National de Protection de la Nature avait rendu un avis défavorable dont le maître d’ouvrage, le Conseil général du Tarn, n’a pas tenu compte. En faisant le choix de ne pas attendre les conclusions des instances juridictionnelles françaises et européennes, le Conseil général a cherché à imposer par la force et la précipitation ce qui est fragile par le droit ».

Devant une telle situation, un régime démocratique normal aurait recours au vote pour trancher la question. Dans une République non marquée par le caractère monarchique de la 5ème – qu’il soit exercé à l’Elysée ou, dans le cas présent, par un potentat local comme le Président du Conseil général Thierry Carcenac – le référendum constituerait une issue naturelle. Le même Carcenac aurait aussi pu décider un moratoire puis demander aux électeurs de trancher lors des prochaines élections départementales en assumant pour le coup ce projet de barrage dans son programme. Non : on a décidé de contourner l’opposition grandissante de citoyens et d’élus par la seule voie autoritaire et le recours à un outil répressif qui ne pouvait que s’avérer dangereux vu le terrain et les circonstances. Comme en 1986 là encore. Ce n’est pas chose isolée : le scénario avait été le même à Notre-Dame-des-Landes où on était passé à plusieurs reprises tout près d’un tel drame. Cette fois, malheureusement pour Rémi, cela n’a pas été le cas.

Alors oui, en République, la démission d’un Ministre de l’intérieur est la seule façon pour le gouvernement d’assumer une telle responsabilité politique. Pasqua ne l’avait pas fait en 1986 mais Devaquet si. Pour le moment, Bernard Cazeneuve donne des leçons, disant trouver indignes les propos des responsables du PG ou d’EELV alors que nous plaçons logiquement la mort de Rémi sur le terrain politique. Il nie par là l’engagement citoyen de Rémi Fraisse qui n’est pas mort dans un « accident » mais bien dans une manifestation où il défendait ses idées.

Non, ni M. Carcenac, le Président du Conseil général du Tarn, ni le gouvernement ne peuvent se dédouaner ainsi de leurs responsabilités. Tout cela est dans la logique d’une politique qui depuis deux ans est non seulement antisociale, mais qui plus est, criminalise et réprime les mouvements de contestations sauf ceux du patronat. Cela a commencé par le refus de la loi d’amnistie, cela s’est poursuivi mardi par la condamnation à des peines de prison avec sursis de militants de la Confédération paysanne en raison de leurs actions de protestation contre la ferme des mille vaches, assortis de peines d’amendes pour des refus de prélèvement d’ADN. Tout cela est dans la lignée habituelle de gouvernements de droite aux abois. Décidément le mi-mandat de François Hollande est déjà crépusculaire.

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