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C’est la violence patronale qui brise la vie des travailleurs!

A l’heure ou le PS lance son référendum-mascarade sur « l’Union de la gauche », à l’heure où l’Ump de M. Bertrand propose d’interroger par référendum les citoyens sur le nom de notre future grande région (on croit rêver!), le Parti de gauche Valenciennois et le secteur entreprises et luttes sociales du PG 59 avaient choisi de donner la parole à ceux qui sont en première ligne face aux politiques destructrices du gouvernement: les travailleurs et les syndicalistes.

La réunion s’est tenue à Valenciennes. Elle s’est ouverte par un court extrait de l’interview récente de Xavier Mathieu, leader syndical des « Conti ». Face aux médias-chiens de garde il a fait la démonstration que la lutte paye quand elle dépasse le cadre de la légalité, surtout quand les exploiteurs s’abritent derrière celle-ci.

Plusieurs invités sont ensuite intervenus lors de cette soirée. Ils ont pu témoigner de la brutalisation accélérée du monde du travail et ont tous constatés le mur de violence et d’indifférence construit autour d’eux par le patronat et le gouvernement complice.

Ainsi Patrice Dayez, délégué sud-industries chez Ogura ( sous-traitant de l’automobile installé à Onnaing) est venu nous expliquer la situation de son entreprise. Nous l’avions rencontré lors d’un piquet de grève il y a plusieurs semaines. Il nous a hélas appris que lui et 9 de ses camarades avaient reçu leur lettre de licenciement. Jamais l’entreprise n’a écouté leurs remarques sur la nécessité urgente de diversifier la production et son carnet de clients.

Patrice Dayez, syndicaliste sud-industries chez Ogura Onnaing
Patrice Dayez, syndicaliste sud-industries chez Ogura Onnaing

C’est ensuite les parents d’un intérimaire de France assistance entreprise implantée dans la Sambre qui sont venus à la tribune. Embauchés en Emploi avenir avec les subsides de la région, ils ont été mis à la porte par un patron-voyou aujourd’hui condamné par la justice. Des mois de guérilla administrative ont été nécessaire pour obtenir cette condamnation. Une situation parfois insoutenable dûe à l’arrogance du patron mis en cause:  elle a conduit au suicide d’un des employés.

Des syndicalistes  sud-cheminots ont pour leur part fait le point sur la nouvelle convention Ter qui n’est pas respectée par la SNCF: les suppressions d’agents d’escales, ouvertures des gares à géométrie variable, menace sur les contrôleurs… Sur l’autel de l’austérité on sacrifie un outil indispensable à l’équilibre des territoires.

Des responsables locaux et départementaux du syndicat sud-cheminots étaient présents pour intervenir sur la nouvelle convention TER régionale
Des responsables locaux et départementaux du syndicat sud-cheminots étaient présents pour intervenir sur la nouvelle convention TER régionale

Les luttes de l »industrie étaient aussi au programme. Comment empêcher que notre région deviennent un désert industrielle tout en préservant la dignité des travailleurs et leur cadre de vie? Il faut remettre le volontarisme politique au goût du jour. Aurélien Motte, de la CGT Sambre-et Meuse, propose « une commission de contrôle des subventions données aux entreprises par le conseil régional associant les salariés et les syndicats ». En effet, plusieurs centaines de milliers d’euros avaient été donnés aux éventuels repreneurs de l’usine Sambre-et-Meuse de Feignies. Au final, après les coups de marteau fatidiques de la vente aux enchères, le repreneur va vendre à la découpe aux entreprises indiennes le matériel de l’usine. Et laisser une centaine d’ouvriers sur le carreau.

De gauche à droite: le père d'un des licenciés de France Assistance, Jean-Paul Renoux du secteur entreprises et luttes sociales du PG, Aurélien Motte, responsable syndicale CGT de Sambre-et-Meuse
De gauche à droite: le père d’un des licenciés de France Assistance, Jean-Paul Renoux du secteur entreprises et luttes sociales du PG, Aurélien Motte, responsable syndicale CGT de Sambre-et-Meuse

L’attente d’un débouché politique est forte. Tout comme la colère. Le rejet du système politique traditionnel est unanime.

Les syndicalistes ont pu interpeller plusieurs personnalités politiques qui avaient répondu présent à l’invitation du PG-FDG. Les questions de l’emploi, de l’industrie, de la formation ont été évoquées. Laurent Matejko, conseiller régional du Parti de Gauche-Front de Gauche, Sandrine Rousseau, candidate du Rassemblement ( EELV, Front de Gauche, Nouvelle Gauche Socialiste, Nouvelle Donne) ont pu témoigner de leur solidarité et débattre des solutions à trouver.

Le Parti de Gauche continue le combat sur le front des luttes. Plus que jamais il faut rassembler toutes les forces prêtent à renverser la table. Cette vague citoyenne naitra de ces luttes. C’est dans ce sens que le Parti de Gauche Nord a lancé depuis plusieurs mois un secteur entreprises et luttes sociales en liaison étroite avec  Philippe Juraver et Jean-Paul Renoux responsables nationaux. Merci à Jean-Paul Renoux pour son soutien et sa présence, merci à Françoise Dupont et à tous les camarades du Valenciennois pour leur courage et leur implication dans les luttes. On lâche rien!

Julien Poix, responsable du secteur entreprises et luttes sociales du PG Nord-membre du Front de Gauche

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REGIONALES: RESOLUTION DU PARTI DE GAUCHE NORD-PAS-DE-CALAIS PICARDIE

Réunis hier soir à Arras en AG grande région les adhérents du Parti de Gauche autour de leur chef de file Laurent MATEJKO et Marie-Laure DARRIGADE ont choisi le Rassemblement du Front de Gauche avec Europe Écologie les Verts et adopté la résolution suivante:

résolution AG régionale du PG Nord-Pas de Calais-Picardie
Arras, 9 septembre 2015
La nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie doit relever les plus grands défis sociaux et écologiques. Région industrielle et agricole profondément marquée par l’exploitation des hommes et de son environnement, elle concentre les taux de chômage parmi les plus importants du pays et les séquelles héritées du 20ème siècle. Une partie croissante de sa population est aujourd’hui tentée par le vote d’extrême-droite ou par l’abstention, illusoires remèdes aux maux dont souffrent nos concitoyens, mais aussi expression d’une révolte froide vis-à-vis des gouvernements UMP et PS. Ces maux sont aggravés par les politiques d’austérité et à courte-vue menées indifféremment par les majorités au pouvoir sous tutelle des Traités européens imposés. C’est dans ce cadre que se dérouleront les élections régionales de 2015.
Lors de son Assemblée générale régionale du 27 juin 2015, le Parti de Gauche Nord-Pas de Calais-Picardie a indiqué à quelles conditions il souhaitait s’engager en vue des élections régionales de décembre, et construire une nouvelle offre politique anti-austéritaire, autonome du Parti socialiste et résolument orientée vers un projet écosocialiste.
Sur cette base, des échanges ont commencé avec le Parti communiste français, Europe Écologie Les Verts, Ensemble !, auxquelles se sont jointes la Nouvelle Gauche socialiste et Nouvelle Donne, dans une série de réunions bilatérales, ou spécifiquement du Front de gauche, ou incluant toutes les parties. À la mi-juillet, il a été convenu entre ces forces de créer trois groupes de travail « Projet », « Listes » et « Campagne » afin de donner corps à un rassemblement des forces politiques progressistes opposées à la politique du gouvernement et faisant place à l’implication des citoyens eux-mêmes. Ces groupes de travail ont permis de vérifier la grande convergence d’analyse et d’ambition entre le Parti de Gauche et ces partenaires. Oui, nous pouvons gagner cette région. Oui, nous pouvons la diriger et la transformer pour le bien-être de ceux qui y vivent.
À ce jour, il nous faut constater que le processus de rassemblement de ces forces est menacé par un désaccord persistant sur la tête de liste régionale, revendiquée à la fois par EELV (pour Sandrine Rousseau) et par le PCF (pour Fabien Roussel).
Nous appelons à trouver les moyens pour le dépasser. Cela passe par le respect, au plan national, de nos électeurs : ceux-ci doivent pouvoir se retrouver dans nos listes, d’où l’instauration partout de binômes paritaires dont des têtes de listes qui incarneront la diversité de nos rassemblements. Le PG prend ses décisions en tenant compte du paysage de nos listes au plan national. Au plan régional cette diversité doit se lire, au-delà du binôme, dans les têtes de listes départementales et les places éligibles équitablement réparties entre nos forces politiques ainsi qu’une proportion réservée aux citoyen-ne-s non encartées.
Pour parvenir à ce résultat, tout le monde doit rester dans le processus. C’est pourquoi nous regrettons les annonces unilatérales du PCF, sa non-participation aux groupes de travail indiqués plus haut, et le lancement d’une campagne autonome autour de Fabien Roussel, mettant à mal la dynamique à laquelle le PG participe activement.
Ce blocage ne peut perdurer, sous peine de ruiner toute chance de construire l’alternative sociale et écologiste, et de ne pouvoir offrir à l’électorat populaire la possibilité d’un vote utile sanctionnant l’actuelle majorité parlementaire.
Tout en espérant que tous nos partenaires du FDG retrouvent le chemin de l’unité, le PG poursuit la dynamique engagée dans la démarche entreprise avec EELV, la Nouvelle gauche socialiste et Nouvelle Donne.
Le Parti de Gauche rappelle les conditions nécessaires à son engagement dans une liste de premier tour :
• Une prise de position d’autonomie sans ambiguïté vis-à-vis du Parti socialiste ;
• Aucun préalable sur le deuxième tour au cours de la campagne de premier tour, les décisions de la liste sur la conduite à tenir, devront être prises en fonction des conditions concrètes à l’issue du premier tour ;
• Cette décision devra être prise collectivement, en y associant l’ensemble des parties prenantes du rassemblement, et non par la seule tête de liste ;
• Une autonomie de décision pour le PG entre les deux tours des élections régionales ;
• La dénonciation des politiques austéritaires menées au plan local, national et européen ;
• Un projet ambitieux de transition sociale et écologique de notre région ;
• Une stratégie conquérante qui permette de dépasser le cadre du Front de gauche et de rassembler toutes les forces de la gauche de résistance sur la base d’un projet alternatif au social-libéralisme ;
• L’adoption du label national commun aux forces politiques unies sur ces objectifs, qui assurera la visibilité du rassemblement et empêchera son appropriation par l’une ou l’autre de ses composantes ;
• La rédaction et l’acceptation d’une charte éthique qui fixera les grands principes d’engagements des candidats (non cumul, suivi après élection…) ;
• La constitution d’assemblées citoyennes et représentatives afin de permettre la participation des citoyens à l’action politique avant et après l’élection régionale.
Vus les échanges en cours entre forces politiques de gauche et écologistes dans la région, vu le rapport politique présenté lors de notre assemblée générale, et vus les débats de ce jour, l’Assemblée générale régionale du PG :
_Donne mandat à ses représentants d’approfondir les négociations avec EELV, la Nouvelle gauche socialiste, Nouvelle Donne, et avec toutes les forces qui s’inscrivent dans cette dynamique dans le but d’aboutir à une projet commun et à une liste qui exprime notre ouverture et notre ambition collective ;

_Invite avec insistance Ensemble ! et le Parti communiste à participer à ce rassemblement, afin que le Front de gauche dans son entier contribue au mouvement en cours de formation, et ce sur la base d’un projet élaboré collectivement.
L’Assemblée générale exprime la profonde conviction que l’union de toutes les forces de la gauche d’alternative sociale et écologiste peut dépasser les sociaux-libéraux, et garder la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie à gauche.

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LE PG NORD-PAS- DE-CALAIS PICARDIE A ELU SES CHEFS DE FILE

Les militants du Parti de Gauche Nord-Pas-de-Calais Picardie réunis en Assemblée régionale ce samedi 27 juin à Douai ont élu leurs chefs de file pour l’élection régionale de décembre 2015: Marie-Laure DARRIGADE, éducatrice spécialisée (Oise) et Laurent Matejko, conservateur des bibliothèques, conseiller régional sortant ( Nord).

Marie-Laure Darrigade ( Somme) et Laurent Matejko ( Nord) chefs de file du PG Nord-Pas-de-Calais Picardie
Marie-Laure Darrigade ( Somme) et Laurent Matejko ( Nord) chefs de file du PG Nord-Pas-de-Calais Picardie

Ils ont également approuvé une résolution politique qui détaille la stratégie de notre parti pour les élections régionales. Vous la trouverez ci-dessous:

Dans cette période où les citoyennes et citoyens manifestent une défiance de plus en plus grande envers la politique, l’heure et l’urgence sont à la clarté.

Nous, adhérents du Parti de Gauche des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, voulons qu’une liste de large rassemblement des forces politiques à la gauche du PS intégrant une part conséquente de représentant de la société civile émerge le plus rapidement possible pour porter une politique de rupture et d’alternative à l’austérité. Nous voulons pouvoir participer à une campagne d’implication citoyenne, sur le fond et sur la forme. C’est pourquoi nous avons lancé un appel citoyen allant dans ce sens sur le site http://appelcitoyen2015.fr

L’autonomie par rapport au PS est pour nous indispensable. Nous faisons le constat que le gouvernement formé par ce parti a achevé de dégouter les citoyen-ne-s de la chose publique à coups de 49-3, de cadeaux au patronat et de détricotage du code du travail au détriment des droits et des acquis sociaux. Il est à la source de la démobilisation de l’électorat de gauche et populaire qui, couplé à la campagne médiatique permanente en faveur du FN, fait le lit du parti d’extrême droite. Nous ne pouvons pas proposer une alternative crédible avec ceux-là mêmes qui sont la cause de ce que nous dénonçons, y compris le « risque FN » dans la région.

Réunis ce jour en assemblée régionale, nous soumettons à tous nos partenaires les points suivants pour pouvoir entamer une discussion constructive et un début de campagne rapide :

• Le rassemblement de toutes les forces de gauche doit se faire en complète autonomie par rapport au PS.

• Nous souhaitons une campagne collective, qui mette en avant un collectif de 6 à 10 personnes, dans tous les supports de communication de la campagne. Le matériel de campagne et la pratique de celle-ci seront imaginatifs et accessibles au plus grand nombre.

• Nous voulons que la liste intègre un maximum de citoyennes et citoyens apartisans mais représentatifs de luttes et d’implications diverses, acteurs de la société civile et du monde du travail.

• Nous proposons que les grandes décisions concernant l’organisation de la campagne soient prises collectivement par les 177 colistiers. Cette règle devra s’appliquer également pour la décision à prendre entre le 1er et le 2e tour. Nous ne pouvons accepter que la décision soit remise entre les mains d’une seule personne, quelles que soient les qualités de cette dernière. Nous souhaitons également que la transparence totale soit faite durant la campagne auprès du grand public concernant les dépenses effectuées.

• Nous voulons associer les citoyens à l’élaboration du programme régional. Nous proposons de donner de l’élan à la grande région Nord Pas de Calais Picardie autour des axes programmatiques suivants:
– Des territoires solidaires,
– Une économie relocalisée,
– Une région en transition écologique,
– Une région garantissant les biens communs et les services publics.
– Des alternatives aux grands projets inutiles et imposés,
– Une région citoyenne.

• Nous voulons des élu-e-s exemplaires, qui s’engagent sur une charte éthique prévoyant notamment le non cumul des mandats, la publicité de leurs votes, …

C’est sur la base de ces six points que nous sommes prêts à nous lancer dans la campagne des régionales avec tous ceux qui les partageront.

ASSEMBLEE CITOYENNE: COMMENT REMETTRE EN MOUVEMENT LA SOCIETE ET RENDRE LE POUVOIR AU PEUPLE?

Le Parti de Gauche, membre du Front de Gauche invite les citoyens, militants, associatifs à venir débattre le mardi 16 juin 2015 à la salle Alain Colas, rue de la Marbrerie, métro Marbrerie à LILLE.

L’abstention s’installe depuis des années dans le paysage politique et le rejet de la classe politique s’accentue. Parallèlement l’extrême-droite et la résignation prospèrent sur ce terreau fertile. Pourtant, des raisons d’espérer existent: en Espagne, les mouvements citoyens entament leur conquête du pouvoir et en Grèce Syrisa lutte pour briser le cercle de fer de l’austérité. Et ici?  A nous d’imaginer la gauche de demain: antiaustéritaire, sociale et écologique. Cette construction d’une nouvelle société ne pourra se passer d’un profond renouvellement des sstructures démocratiques: comment redonner les clés du système au citoyen? C’est sur ce thème central que nous vous invitons à débattre le mardi 16 juin: amenez vos idées, vos remarques vos coups de gueules! Mettons-nous ensemble autour de la table pour co-construire l’alternative.

Julien Poix, co-secrétaire du Parti de Gauche Nord, membre du Front de Gauche.

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LE PROGRAMME DE LA SOIREE:

Assemblée citoyenne autour de la dynamique citoyenne.

Nous aurons l’occasion de mettre en débat ;
– la perspective de listes citoyennes aux élections régionales,
– l’enjeu de la reconquête de la participation citoyenne, autant aux élections que dans le cadre de la démocratie participative,
– le rôle de l’implication citoyenne dans la transformation écologique et sociale de la région.

Tu peux signer l’appel sur http://appelcitoyen2015.fr/

Trois ans après son élection, le quinquennat de François Hollande apparaît au grand jour comme une alternance sans alternative. La multiplication des renoncements amène les citoyen(ne)s à s’abstenir massivement aux élections, tandis que s’enracine le vote Front National.

Déjà, le PS multiplie les appels au « rassemblement de la gauche » dès le 1er tour dans la perspective des élections régionales.

Nous pensons qu’un autre voie est possible : celle du rassemblement de toutes celles et ceux qui souhaitent une alternative démocratique, sociale et écologique.

Nous sommes convaincus qu’un tel rassemblement est en mesure de construire du neuf. Toutefois, un programme alternatif ne suffira pas en soi à remobiliser les citoyens.
Il faut donc créer les conditions de l’implication populaire : élaboration du programme et désignation des candidats dans le cadre d’assemblées citoyennes, refus du cumul des mandats sous toutes ses formes, …

Cette implication populaire est tout à la fois, le moyen d’échapper au scénario binaire Front National / Front républicain, et un levier de transformation de la sociétéSyriza-rally

ELECTIONS REGIONALES-APPEL. LE TEMPS D’UN NOUVEAU SOUFFLE EST VENU!

Le Parti de gauche Nord-Pas-de-Calais-Picardie lance un appel au rassemblement pour les prochaines élections régionales: face au FN et à la solution du « Front Républicain », il existe un chemin d’espoirs à tracer! Nous appelons tous les citoyens, militants politiques ou syndicalistes à se mobiliser pour construire l’avenir de notre région.

Vous avez des questions? Des remarques? Vous souhaitez soutenir ou signer ce texte? Envoyez-nous vos coordonnées à l’adresse suivante! regionalesnpdcpicardie@gmail.com

Élections régionales, le temps d’un nouveau souffle est venu !

Chères et chers citoyens,

Trois ans après son élection, le quinquennat de François Hollande apparaît au grand jour comme une alternance sans alternative. En effet, s’il est prétendu que c’est la gauche qui gouverne ce pays, dans les faits, c’est indiscutablement une politique de droite qui est menée.Dès lors, pour de nombreux concitoyen(ne)s, la gauche et la droite c’est pareil : la confusion est à son comble.

Cette trahison suscite la colère et amène les citoyen(ne)s à s’abstenir massivement lors des élections, comme nous l’avons encore constaté lors des élections départementales. Ces élections ont également été marquées par l’effondrement du Parti Socialiste dans la Région Nord Pas de Calais Picardie et par la montée en puissance du Front National.

Déjà, les états – majors du PS et de l’UMP préparent un scénario bien huilé, dans la perspective des élections régionales de Décembre 2015 : rassemblement de la « gauche » lors du 1er tour et « Front républicain » au second tour, pour « faire barrage » au Front National . Nous refusons que les élections régionales se résument à un choix binaire entre le Front National et un Front républicain sans contenu.

Nous pensons qu’un autre voie est possible : celle du rassemblement de toutes celles et ceux qui souhaitent une alternative démocratique, sociale et écologique. Nous sommes convaincus qu’un tel rassemblement est en mesure de remobiliser les citoyens et de construire du neuf.

Nous proposons de prendre appui sur les expériences positives des élections départementales dans l’Oise ou à Lille pour franchir une nouvelle étape dans la construction de ce rassemblement.

Le temps d’un nouveau souffle est venu. Nous proposons de sortir de la triple impasse dans laquelle est enfermé notre pays : démocratique, écologique et austéritaire.

Nous voulons rendre le pouvoir aux citoyen(ne)s : nous nous engagerons à associer les habitant-e-s à travers des assemblées citoyennes et des consultations populaires, notamment sur les grands projets d’infrastructures lancés ou soutenus par la région.

Nous voulons faire de la région un bouclier écologique et social contre les politiques d’austérité : Nous rejetons les politiques économiques qui font de l’austérité un avenir sans horizon et conduisent à l’appauvrissement d’une partie croissante de la population. La solution n’est pas dans le dogme de la croissance à tout prix, mais dans la relance d’activités socialement utiles et écologiquement soutenables. Nous nous mobiliserons aux côtés des citoyennes et des citoyens contre la baisse des dotations publiques de l’Etat.

Nous pensons qu’un programme alternatif ne suffira pas en soi à remobiliser les citoyens. Au delà du contenu programmatique, il faut donc créer les conditions de l’implication populaire : élaboration du programme et désignation des candidats dans le cadre d’assemblées citoyennes, refus du cumul des mandats sous toutes ses formes, …

Nous en appelons donc, nous citoyens, engagés ou pas, dans des associations, des syndicats ou des partis politiques à la construction de cette dynamique citoyenne.

Créer l’enthousiasme suppose de rompre avec les schémas traditionnels. Osons et inventons car, comme le disait Victor Hugo, « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue ». 

Vite, faire autrement!

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Vite, faire autrement !

Adrien QUATENNENS – Mardi 9 décembre 2014

La toile de fond

 

Nous venons de passer la mi-mandat d’un Président de droite. Assez des étiquettes et des mots usurpés, parlons des faits ! Dans les faits, la politique menée, les choix économiques réalisés sont de droite. Non seulement, ils sont de droite mais, sans surprise, ça ne marche toujours pas. Pour ne pas redire le déjà dit, nous ne prendrons qu’un seul exemple : le chômage continue son ascension.

Le budget qui vient d’être voté est le budget le plus restrictif depuis la libération. Depuis cinq ans déjà les dépenses publiques augmentaient moins vite mais, cette fois, elles baissent carrément. C’est un budget d’austérité. Elles ne baissent pas parce qu’il y a moins de richesses dans ce pays, c’est tout le contraire ! Elles baissent parce que notre gouvernement, sous les injonctions de Bruxelles, est persuadé que c’est en coupant dans les dépenses, en présentant d’immondes sacrifices comme du courage, que la machine va se remettre en route. C’est donc la course au moins-disant social sous couvert de com-pé-ti-ti-vi-té. Mais ça ne marche pas ! Plutôt que la reprise, c’est la récession qui pointe le bout de son nez. Même l’Allemagne qui ne cesse d’être présentée comme un modèle connaît un grand ralentissement économique.

Un modèle qui n’en est pasun

Il serait d’ailleurs temps qu’on cesse de nous rabattre les oreilles avec le « modèle allemand ». L’Allemagne n’est pas un modèle économique ! D’abord parce qu’une économie basée essentiellement sur l’export est une aberration écologique mais aussi et surtout parce qu’il faut voir la pauvreté et l’immense précarité derrière les chiffres de l’économie allemande (chiffres qui, on l’a dit, ne sont d’ailleurs plus ce qu’ils étaient). Respectons-nous, mais qu’on cesse de faire de l’Allemagne un modèle qu’il faudrait à tout prix appliquer en France ! La politique allemande est la politique de Madame Merkel. C’est-à-dire une politique de droite qui répond à un électorat vieillissant qui dispose de retraites par capitalisation et a donc besoin d’un euro fort et de hauts niveaux de dividendes pour prospérer. En Allemagne le taux de natalité est bas. Ce n’est pas notre cas ! Nous avons une population jeune, nous serons bientôt la première population européenne en nombre, nous ne pouvons pas appliquer cette politique qui en plus ne marche pas ! Que Madame Merkel s’occupe du redressement de l’Allemagne mais qu’elle cesse de donner des leçons à la France ! C’est la teneur des propos de Jean-Luc Mélenchon, faisant suite à l’intervention de trop de Madame Merkel sur la France à laquelle il répondait cette semaine : « Maul zu, Frau Merkel ! Frankreich ist frei. Occupez-vous de vos pauvres et de vos équipements en ruines ! ».

La « main invisible du marché » ne va pas d’elle même résoudre ses contradictions. L’austérité n’amène rien d’autre que l’austérité, sinon la récession. Ce parfum a des relents des années 30. Il représente un danger pour la paix, il ne tient pas compte de l’urgence écologique, il aggrave la crise sociale, le chômage et la précarité. Ajoutez à cela la déviance des citoyens à l’égard des politiques qui apparaissent non seulement comme incapables de régler leurs problèmes mais dont le petit monde del’entre-soi laisse désormais entrevoir ses nombreuses affaires qui dégoutent, et la pente s’en retrouve bien savonneuse ! Ce monde là est en train de s’écrouler et sa chute va se précipiter avec les conséquences de ces politiques qui ne répondent pas aux urgences, ni aux défis de notre temps.

L’inévitable recomposition du champ politique

Cette chute, ce monde qui s’écroule, va appeler à une recomposition du champ politique. Le Parti de Gauche est né de ce risque qu’il n’y ait plus de gauche dans ce pays après que le Parti Socialiste ait achevé sa mue libérale. La recomposition du champ politique face à l’écroulement du vieux monde peut se faire de deux côtés différents. C’est l’image des deux versants du volcan. En Grèce avec Syriza (qu’on peut comparer au Front de Gauche) et plus encore en Espagne avec Podemos (qui agit par et pour le Peuple), le volcan semble s’ouvrir du bon côté. En France, le volcan s’ouvre du côté opposé, celui du Front National.

Pendant longtemps, pour les forces politiques traditionnelles dont le Parti Socialiste, le Front National a représenté un diable de confort qui pouvait monter du moment qu’au second tour, le « vote utile » fonctionnait. Mais, sur fond de récession, la percée du Front National s’accélère et, à force de le laisser prospérer, il finit par apparaître comme une alternative. Aussi, nous devons avoir l’honnêteté de dire que l’idée que Marine Le Pen gagne aux prochaines élections présidentielles est tout à fait possible. Hollande pense qu’il va réussir à la battre au deuxième tour. Rien n’est moins certain. Nous devons donc prendre nos responsabilités. Le Parti de Gauche ne se dérobera pas aux siennes. Nous continuons à dire que le problème ce n’est pas l’immigré mais le financier !

Le Parti de Gauche dans cette recomposition

Le Parti de Gauche fondé par Jean-Luc Mélenchon (après sa sortie avec fracas du Parti Socialiste) vient de fêter ses six ans. Nous sommes d’une tradition volontariste. Nous pensons que le futur n’est pas écrit mais qu’il dépend de la manière dont on peut agir. Nous disposons d’un programme et d’une doctrine fruits d’un travail au long cours et seule capable de répondre à la crise sociale et écologique : L’écosocialisme. Nous disposons d’une méthode : La Révolution citoyenne, par les urnes, avec des bulletins de vote. Avec la construction du Front de Gauche, rassemblement de plusieurs partis politiques, nous avons redonné de la couleur à l’autre Gauche en la sortant des méandres dans lesquels elle s’enfonçait. Au Parti de Gauche, nous ne nous battons pas pour notre étiquette mais pour un idéal. Nous sommes prêts à mettre de côté notre carte de Parti (dont nous sommes pourtant fiers) si c’est pour nous mettre au service d’une idée qui nous dépasse. De plus, nous nous mettons en situation de gouverner le pays. Nos programmes et nos productions nous permettent d’agir sans attendre le jour où nous aurons à le faire, puisque c’est là notre principal objectif.

Après la très bonne campagne de 2012 de Jean-Luc Mélenchon qui a obtenu 11% aux élections présidentielles (17% dans les sondages avant la dernière semaine d’opération « vote utile »), nous avons appelé à battre Nicolas Sarkozy. Après la mi-mandat de François Hollande qui à renier la plupart de ses engagements, nous savons qu’il nous faut passer à une autre étape. Quelles solutions avons-nous ? Ou plutôt, quelles solutions n’avons-nous pas ?

Jusqu’à un passé récent, nous pensions qu’il était possible de faire émerger une majorité alternative à l’Assemblée. Le vote de confiance puis le vote du budget nous ont prouvés le contraire. De plus, les frondeurs étant minoritaires, ils ne représentent pas non plus la solution. Nous n’avons plus rien à attendre du Parti Socialiste et même de son congrès du mois de Juin dont certains croient qu’il pourrait sonner le retour de la Gauche en son sein. Selon nous, ce ne sera pas le cas. Les libéraux de Gauche sont avant tout des libéraux !

Nous avons également pensé un temps que, face aux vols des mots par Hollande et Valls qui se disent de Gauche, il fallait nous présenter comme « la vraie Gauche ». Nous pensions cela car il est vrai qu’en gros, encore un tiers des électeurs se réclament de la Gauche. Il y aurait donc un intérêt à montrer l’alternative que représente « la vraie Gauche ». En réalité, cela ne marche pas non plus. L’enjeu est ailleurs, car si un tiers de l’électorat se réclame de Gauche et un autre tiers de droite, l’enjeu se situe dans le tiers qui constitue ce grand marais d’indécis, ces gens pour qui, la gauche et la droite, finalement, c’est pareil. C’est à eux que nous devons nous adresser aussi et peut-être d’abord ! Et nous n’irons pas les chercher avec l’étiquette « Gauche », même si nous savons que nous la portons dignement, nous ! En effet, pour ce tiers là (et de plus en plus pour la grande masse du Peuple), ce sont les partis politiques eux-mêmes qui sont à rejeter. Les partis politiques, Bruxelles, le système…  Alors, comment fait-on pour les convaincre quand on est un parti politique et qu’on porte en plus comme nom  le« Parti de Gauche » ?

Quelle méthode ?

 

En Espagne, Podemos (en français « Nous pouvons ») devient la première force du pays. Nous devons nous en inspirer car ils ont une belle longueur d’avance sur nous. Podemos est la formation politique issue du mouvement des Indignés. Les ravages de la crise et de l’austérité additionnés à la corruption des formations politiques traditionnelles expliquent en grande partie sa montée en puissance. Mais Podemos ne joue pas à « la vraie gauche ». Au contraire, il dit « le système n’a pas peur de la gauche, il a peur du Peuple ! ». Podemos renouvèle de fond en comble la politique, jusque dans les manières de faire. Il rejette le système et construit une force alternative par et pour le Peuple au delà du clivage historique gauche/droite. Podemos balaye également les partis politiques traditionnels eux-mêmes.

Si ça fonctionne en Espagne, pourquoi cela ne fonctionnerait pas en France alors que le programme politique de Podemos est sensiblement identique à celui que nous défendons avec le Parti de Gauche dans le Front de Gauche (taxation plus importante des plus riches, partage des richesses, souveraineté populaire etc…) ? C’est dans la méthode et la pratique que se trouve la réponse à cette question, pas sur le fond. Sur le fond, le programme « l’Humain d’Abord » du Front de Gauche pour l’élection présidentielle de 2012 est le bon programme. De même que l’écosocialisme défendu par le Parti de Gauche est l’aboutissement théorique qui permet d’apporter la réponse à la crise sociale et écologique. Mais la méthode Podemos est bien différente. C’est une démocratie participative aboutie qui part du bas. Des assemblées citoyennes en permanence, des réseaux sociaux dédiés à la démocratie participative, des prises de décisions collectives par le Peuple. La méthode Podemos, ce n’est pas faire de la politique à la place des citoyens. C’est se mettre au service des citoyens pour qu’ils s’impliquent, pour qu’ils réinvestissent la politique, pour qu’ils s’occupent de leurs affaires à la place de ceux qui sont incapables de le faire ! Voilà ce que nous devons faire : de la politique par et pour le Peuple ! En Grèce, Syriza gagne du terrain sur un modèle plutôt Front de Gauche. En France, depuis la campagne présidentielle, le modèle Front de Gauche peine à aller au delà. C’est pourtant à cela qu’il est urgent de travailler : aller, avec le Front de Gauche, au delà du Front de Gauche pour constituer le Front du Peuple qui était et qui demeure notre objectif. Finalement, tout cela est assez logique. Sur le fond, ce que nous voulons c’est changer le système. Comment prétendre le faire et être crédible si sur la forme et dans notre façon de faire de la politique nous ne sommes pas capables de changer notre propre système ?

Allons-y !

 

Il faut donc dès maintenant nous mettre en dynamique. Il faut fédérer le Peuple car l’implication populaire est la clé face aux politiques qui ne fonctionnent pas et face à l’oligarchie qui tient le pouvoir. « Par et Pour le Peuple » doit être notre ligne de conduite, c’est d’ailleurs le titre de la nouvelle résolution politique adoptée par le Parti de Gauche  lorsde son Conseil National du 29 et 30 Novembre dernier.

Dans le pays, on le voit bien, il y a une aspiration syndicale et associative à l’union des formations politiques à la Gauche du Parti Socialiste. Nous devons y travailler. De même,  nous ne devons pas effacer ce que nous avons déjà construit mais nous devons d’urgence aller au delà. On voit bien que ce pays en a les ressources. C’est le cas face à l’austérité, avec le collectif 3A qui regroupe des syndicats, des associations, des partis politiques de gauche et des citoyens en désaccord avec la politique du gouvernement. C’est le cas aussi avec les Zones à Défendre qui se mettent en place face aux Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII) comme Notre-Dame-Des-Landes, le barrage de Sivens ou le Center Parcs en Isère.

L’austérité, la perte de souveraineté populaire et l’exigence écologique sont les principales préoccupations auxquelles nous devons répondre. Nous en faisons la synthèse avec le Mouvement pour la 6ème République (www.m6r.fr) lancé par Jean-Luc Mélenchon. Le Mouvement pour la 6ème République doit constituer un moyen de prise de pouvoir. Il ne s’agit pas que d’une question institutionnelle. La 6èmeRépublique pose la question du pouvoir en politique qui ne doit plus être le métier de quelques uns mais accessible au grand nombre. Elle pose la question du pouvoir dans les entreprises, la question de la propriété du capital, la question sociale, l’anticapitalisme, la question de la souveraineté populaire, la question écologique. La 6ème République est le moyen, par la Constituante, de renverser la table, de tout remettre à plat et de redéfinir collectivement, par l’implication du grand nombre en politique, la règle du jeu. C’est tout l’opposé de ce que représentent les forces politiques attachées au vieux monde et à la 5ème République que sont le FN, le PS et l’UMP. Nous devons donc marcher sur nos deux jambes : aller chercher le nouveau monde (la 6ème République démocratique, sociale et écologique) en nous appuyant sur les cadres existants déjà (sur le modèle des collectifs qui réunissent citoyens, associations, syndicats et partis politiques).

Traduisons pour les prochaines échéances électorales !

 

2017 est l’élection qui obnubile tous les commentateurs. Nous le savons bien, elle constitue notre objectif principal car elle nous permettrait de changer de politique, de mettre fin aux souffrances du Peuple, de lui redonner le pouvoir et d’impulser la relance de notre économie en répondant à l’urgence climatique par la transition écologique. Le plus tôt nous arriverons au pouvoir, le mieux cela sera pour les français, pour la France, pour l’Europe et par effet de retentissement pour l’Humanité. Mais nous n’y arriverons pas par un claquement de doigts. Déjà Sarkozy courre dans tous les sens pour remonter sur le trône et faire pire qu’Hollande, déjà Marine Le Pen se verrait bien Présidente avec les pouvoirs exceptionnels conférés par la Cinquième République pour appliquer son programme. Pour nous, en 2017, le candidat sera la 6ème République !

D’ici à 2017, nous avons deux échéances électorales. Il est impensable et impossible que ces deux échéances ne préfigurent pas de ce que nous voulons faire en 2017. Il faut commencer la méthode dès maintenant avec les élections départementales de Mars 2015 et les élections régionales de Décembre 2015. Il faut que ces deux échéances illustrent ce que nous souhaitons mettre en place.

L’élection départementale de Mars 2015 est difficile pour nous. D’abord parce qu’elle vient vite. Ensuite parce que le redécoupage territorial qui s’applique à ce scrutin rend la tâche encore plus complexe. Mais on ne peut pas contourner cette élection. On ne peut pas la contourner car à n’en pas douter,le Front National, lui, ne la contournera pas. Il va mobiliser ses électeurs.

Si on ne veut pas qu’au soir de l’annonce des résultats, les journaux télévisés ne focalisent que sur la percée du Front National et de la droite et l’effondrement du Parti Socialiste, il nous faut envoyer un signal positif.

Pour cela, le Parti de Gauche lance un appel à toutes les forces citoyennes en désaccord avec la politique du gouvernement et qui luttent contre l’austérité. Nous appelons nos partenaires du Front de Gauche à entendre cet appel mais aussi Europe Ecologie Les Verts (EELV), le Nouveau Parti Anticapitalistes (NPA), Nouvelle Donne et tous les partis politiques de gauche en désaccord avec le gouvernement. Cependant, si l’élargissement du Front de Gauche et de nouvelles alliances politiques sont nécessaires, nous savons qu’elles ne sont pas suffisantes, loin de là ! Il ne faut pas seulement fédérer les partis politiques de Gauche. Ce que nous devons faire ne se résume pas à un accord de politiciens ! C’est le Peuple qu’il faut fédérer. C’est pourquoi notre appel s’adresse aussi et surtout aux Citoyens qui voudraient se présenter (marchez devant si vous le voulez, nous, les partis politiques marcheront derrière, porterons vos valises !), aux associations et aux syndicats. Ouvrons vite le dialogue entre nous en vue des élections départementales ! Nous devons faire émerger une alternative à la politique gouvernementale. Le Parti de Gauche appelle à une dynamique et des candidatures citoyennes de rassemblement.

Sur cette base, nous proposons que ces candidatures s’articulent autour d’une charte et d’un label basés sur des principes communs comme les suivants :

–      Une autonomie totale vis-à-vis du Parti Socialiste, Parti qui symbolise désormais l’austérité

–      Une rupture avec les politiques d’austérité

–      Le refus du productivisme

–      Le refus de la réforme territoriale

–      Le placement au cœur du débat et des politiques départementales des questions de l’emploi durable, des politiques sociales et écologiques en veillant à combattre les disparités territoriales

–      Redonner le pouvoir aux citoyens par la mise en place d’Assemblées Citoyennes dans les cantons, associant toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette démarche, pour co-élaborer le projet et construire la liste des candidats

Ce sont les citoyens qui doivent pouvoir décider de qui va les représenter à ces élections et avec quel programme ! Eux-mêmes doivent pouvoir se présenter s’ils le souhaitent auquel cas nous les encouragerons dans cette démarche.

Les élections départementales de Mars 2015 et les élections régionales de Décembre 2015 doivent donner à voir ce que nous voulons faire en 2017 avec la 6ème République.

« Nous le Peuple », le réseau citoyen du M6R

Au delà de cet appel pour les prochaines échéances électorales, le Parti de Gauche poursuit son action en faveur de l’écosocialisme et lance sa campagne sur les 15 mesures d’urgences sociales et écologiques. De plus, le Parti de Gauche soutient avec vigueur le Mouvement pour la 6èmeRépublique qui, en moins de trois mois d’existence, à recueilli plus de 70 000 signataires favorables à une Assemblée Constituante pour une 6èmeRépublique démocratique, sociale et écologique. Ce Mouvement dépasse largement le cadre de nos partis politiques, c’est un mouvement citoyen qui a pour objectif de rendre majoritaire d’ici à 2017 l’idée de la nécessité d’une 6èmeRépublique dans notre pays.

Ce mouvement a été lancé par Jean-Luc Mélenchon. Pour autant, le souhait de Jean-Luc Mélenchon et du comité d’initiatives composé des premiers signataires est que le Mouvement prenne vite son autonomie. Cette autonomie va être rendue possible par le lancement d’un réseau citoyen : « Nous le Peuple ».

« Nous le Peuple », le réseau citoyen du M6R sera lancé Mercredi 10 Décembre à 10h30 sur le site Internet du Mouvement pour la 6èmeRépublique (www.m6r.fr). Cet outil permettra à tous les signataires du Mouvement de débattre, de faire des propositions, de voter sur ces propositions et de commencer à se rencontrer localement.  Ainsi, chacun pourra être acteur du Mouvement et participer à la prise de décision collective. Ce réseau inédit est le fruit du travail de celles et ceux qui ont proposé leur aide technique de manière auto-organisée. Ce nouvel outil sera amélioré en permanence et intégrera, dans la mesure du possible, les propositions des citoyens pour le faire évoluer.

« Nous le Peuple » sera tout à la fois un réseau citoyen, une agora numérique, une plateforme collective et posera ainsi les bases de la convocation d’une Assemblée Constituante dont notre pays a tant besoin !

Le Mercredi 10 Décembre, dès 10h30, rejoignez le Mouvement pour la 6èmeRépublique et participez au nouveau réseau citoyen, « Nous le Peuple » !

Après lecture de ce (trop) long article, voilà mille et une raisons de se mettre en Mouvement. Alors en avant !

Adrien QUATENNENS

EU_LilleMetropole