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Menaces sur la forêt de Mormal ( 59)

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Communiqué Parti de Gauche Nord-secteur entreprises et luttes sociales

Forêt de Mormal (Nord) : Menaces sur le patrimoine naturel du département !

Le Parti de Gauche Nord tient à apporter tout son soutien à la lutte courageuse menée par l’association  Mormal forêt Agir. Il s’associe pleinement aux revendications de l’association : il faut dès à présent que l’ONF cesse les coupes intensives qui détruisent le couvert forestier et l’empêche de se renouveler. La forêt n’est pas une marchandise : nous dénonçons l’augmentation des coupes qui ne sont en rien liées à l’entretien de la forêt mais qui répondent à une commercialisation à outrance du bois. A court terme, la nouvelle politique d’exploitation de la forêt fait peser une grave menace sur la biodiversité.

Les bulldozers sont déjà à l’œuvre : des sentiers de randonnées, de VTT et même l’arboretum de l’étang David sont menacés. Il est urgent de se mobiliser !

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Par ailleurs, le PG Nord s’inquiète fortement des visées de Noreade sur l’exploitation de la nappe phréatique. L’eau est un bien commun. Son exploitation ne doit pas faire l’objet d’un commerce et mettre en péril l’écosystème local.

Il faut stopper la surexploitation de la forêt et encourager les activités durables qui lui permettront d’être un pôle naturel attractif. Soutenons tous l’association Mormal Forêt Agir afin que le poumon vert historique du département puisse continuer à faire le bonheur de tous les nordistes!

Pour le PG Nord,
Julien Poix, responsable du secteur entreprises et luttes sociales

Jocelyne Dubois et Ugo Bernalicis, co-secrétaires du PG Nord

carte forêt

La forêt de Mormal est située au sud-est du département du Nord entre le Quesnoy et Maubeuge. C’est l’une des forêts les plus grandes et anciennes de la région.

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Braderie, Mélenchon, poulet… la rentrée du Parti de gauche

Braderie, Mélenchon, poulet… la rentrée du Parti de gauche

04/09/2014 | Voix du Nord

Des visages du «Parti»: Laurent Matejko, conseiller régional, Adrien Quatennens, militant, Sébastien Polvèche, candidat à Lille.

 

Partout, il y aura des masques de pouletAu chlore», détaille Sébastien Polvèche, sur une liste de gauche aux dernières municipales de Lille). À quoi reconnaît-on un poulet au chlore d’un poulet non chloré? Les militants du Parti de gauche ont promis d’expliquer tout ça ce week-end, sur le stand qu’ils occupent à la Braderie de Lille, place Simon-Vollant. Derrière l’utilisation un peu comique de masques de couleurs, il y a un sujet très sérieux: le danger que représente pour eux le grand marché transaltantique. Avec les gens du Parti de gauche, il va falloir s’habituer à cette nouvelle façon de faire de la politique. «C’est carrément une bataille culturelle et non plus politique que nous menons», lâche Laurent Matejko, conseiller régional. Pour eux, être à gauche ne veut plus trop rien dire depuis que les socialistes ont copieusement malmené ses principes. «Avec les socialistes, ça a le mérite d’être clair: on n’est plus d’accord sur rien.» Alors, ils font de la politique autrement, quitte à se tourner en dérision avec des masques de poulet pendant la Braderie. «On veut fédérer le peuple. On se rend bien compte que la parole présidentielle c’est dépassé. Il est temps de changer les institutions.» Et donc de dessiner les contours de la VIe République.
Le Parti de gauche fait une rentrée offensive. Ce matin-là, dans un bistro lillois, on tord le cou au grand marché transatlantique mais on n’oublie pas non plus les sujets locaux. «On appelle de nos vœux une gestion publique de l’eau.» En matière de gestion des déchets, ils ont aussi des propositions à faire. «Nous n’avons pas d’élus à LMCU mais nous ne manquerons pas d’interpeller les élus communautaires sur cette question, comme sur beaucoup d’autres.» Autre temps fort pour le Parti de gauche, sa «journée» d’octobre: c’était à Lille, ce sera à Roubaix. Il est possible que Mélenchon soit de la partie. «Il aura la promotion d’un bouquin à assurer. C’est l’occasion.» C’est souvent l’occasion qui fait le larron. EM.C.

L’impasse Royal

L’impasse Royal

Adrien Quatennens – Lundi 4 Août 2014

 

Mur idéologique

Je n’ai pas trouvé meilleur exemple que le journal télévisé de ce soir, sur la principale chaine du service public, pour résumer le mur idéologique qu’il y a entre la Gauche progressiste et les tenants du capitalisme néolibéral. Etonnant ?

A la fin du journal, à la suite d’un « dossier » sur les vacances (images de parasols et de gens avachis les uns sur les autres sur des plages surpeuplées dont ne voit plus un grain de sable), la rédaction de la chaine nous propose un reportage qui montre le besoin qu’ont les gens de « déconnecter », de «rompre avec leur quotidien » et avec leur boulot. De prime abord, on peut se dire « belles images illustratrices des congés payés ». C’est sans compter la cerise sur le gâteau : un entretien entre le présentateur du journal télévisé et « un sociologue spécialiste du temps libre ».

Le sociologue fait l’éloge de ce besoin de déconnexion, du fait que l’Etre Humain n’est pas une machine et que, pour être un Etre complet, il a besoin de se « déconnecter » régulièrement, de passer du bon temps, de buller, de profiter avec famille et amis, de découvrir d’autres horizons, de s’adonner à d’autres activités. Jusqu’ici, tout va bien ou presque me direz-vous ! C’est ensuite que ça se gatte avec la question posée par le journaliste pour conclure son interview :

« Mais donc, finalement, le temps libre permet d’être plus productif ensuite ? »

Le voilà, le mur idéologique. Le journaliste n’est là qu’un exemple parmi des dizaines d’autres banalement quotidiens. Mais c’est bien là que se situe la fracture, la frontière entre ceux qui portent un idéal progressiste de Gauche et ceux qui portent l’hégémonie culturelle dominante.

Pour les premiers, le temps libre est une fin en soi car il permet aux gens de ne pas être que des travailleurs mais de lire, apprendre d’autres activités que l’activité productive, profiter en famille ou entre amis, se reposer et ainsi, par l’accomplissement de toute une palette diverse d’activités, de devenir un Etre Humain complet. C’est de là d’ailleurs que naît la bataille historique pour la réduction du temps de travail.

Pour les seconds, le temps libre est un moyen, celui de renouveler sa force de travail et ainsi (mais aussi par les consommations autorisées par ce temps libre) de concourir à la bonne santé de l’économie.

Pour les premiers, l’économie doit être au service de l’Humain.

Pour les seconds, l’Humain doit servir l’économie et en la servant, il pourra peut-être (et à plus ou moins grande et inégale échelle) en tirer son profit et donc une part du bonheur ambitionné.

Ici se trouve la ligne de front du combat culturel et idéologique que nous avons à mener. Même si cela est tristement déplorable, c’est peut-être là même que se situe la frontière entre la Gauche et le Parti Socialiste d’aujourd’hui. Ma transition est ainsi toute trouvée.

Transition ou trahison ?

Ségolène Royal a présenté son projet de transition énergétique et le conseil des ministres l’a validé.

Il en est de même pour Ségolène Royal et son projet que pour le journaliste de France 2 et le temps libre.

D’ailleurs, tout est dans le titre :

« Projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte »

Vous avez bien compris, c’est assez gros dans le titre ? D’ailleurs on se fout qu’elle soit verte, ce projet, c’est pour la croissance ! Il n’est donc pas là question d’une transition énergétique ambitieuse parce que la catastrophe écologique s’avance et que nous autres les français voulons être les précurseurs de la nécessaire bifurcation de notre modèle productif, non, non ! Il ne s’agit pas de cela ! En ligne de mire, en objectif, comme moi, vous lisez bien : « pour la croissance verte ». Pas question de faire autre chose que quelque chose qui concoure à ce que brille notre économie ! Et notre économie s’intéresse davantage à la croissance du PIB qu’au bien-être des gens et qu’à la soutenabilité sociale et écologique d’un modèle.

Parmi les choses que l’on trouve dans ce grand projet de transition énergétique au titre finalement plus grand que son ambition, il y a :

L’alignement sur les objectifs climatiques européens, la réaffirmation du choix nucléaire français (même si l’objectif est de diminuer la part du nucléaire dans le mix énergétique français pour la porter à 50% d’ici à 2025), la promotion de la consommation d’électricité comme « énergie propre » et l’émergence de la « voiture électrique ».

Mise à part cette « voiture électrique » dont on peut largement discuter, le secteur hautement stratégique des transports est littéralement laissé à l’abandon dans ce projet de « transition ».

De même, l’une des principales sources d’économies d’énergie que constitue l’efficacité énergétique des bâtiments est laissée aux choix des particuliers et de leurs moyens financiers.

Par conséquent, même avec une touche ça et là de développement des Energies renouvelables, de rénovation thermique et du (hourra !!!) « chèque énergie », on peut se poser la question de savoir si ce projet de loi n’est pas pour la France davantage une trahison qu’une transition.

Bien évidemment et encore à la lecture de ce projet, nous l’aurons compris : rien n’est plus important que la croissance !

Mais, soyons-en certains, mêmes repeints en vert pâle, le capitalisme et le libéralisme économique nous mèneront tout droit dans un mur qui lui, n’est pas qu’idéologique.

L’ambitieuse bifurcation : une nécessité !

Face au dérèglement climatique, à l’épuisement des ressources naturelles, à la crise énergétique, à la raréfaction de l’eau potable, à l’extinction de la biodiversité, à la production de déchets nucléaires, la bifurcation écologique à opérer est de grande ampleur.

Elle nécessite une vision politique de long terme, affranchie des logiques capitalistes et libérales.

C’est à une planification écologique complète qu’il faut travailler en repensant l’ensemble du modèle, de la production à la consommation en passant par les transports et la manière dont nous gérons l’espace.

Il nous faut reconstituer un grand Service Public de l’Energie capable d’être le moteur de cette transition d’envergure.

En réalité, c’est toujours le même constat : pour faire ce qu’il nous faut faire, nous devons reprendre le contrôle du temps long et nous affranchir des logiques court-termistes du capitalisme, de la concurrence, du chantage compétitif et du productivisme.

C’est possible. C’est ambitieux. C’est porteur d’avenir et sans doute meilleur pour tout, y compris pour une économie saine et durable basée sur d’autres items que la seule « croissance » dont on sait aujourd’hui qu’elle n’est pas garante du « Bonheur Intérieur Brut ».

Nous aurons besoin, pour le faire, de beaucoup de travail, de qualification et de savoirs.

Mais avant tout, ce dont nous avons besoin et dont nos actuels gouvernants manquent crucialement, c’est de volonté politique !

Il n’est aucun de nos rêves qu’une volonté politique ambitieuse ne puisse réaliser

Beaucoup de nos concitoyens ne souscrivent pas à l’idéal progressiste de la Gauche. Non pas parce que cela ne les intéresse pas mais parce que cela leur paraît « impossible », « inatteignable » ou encore « utopique ». L’hégémonie culturelle dominante est omniprésente. Elle est difficile à contester car à grands coups d’articles et de reportages quotidiens, les grands médias n’ont de cesse de porter pour seules « valeurs » au sommet la « compétitivité », la « concurrence libre et non faussée » et la « productivité ». Ajoutez à cela le grand renfort de l’épouvantail de la « dette publique » à qui l’on fait dire ce que l’on veut et le tour est joué, l’idéal se meurt.

C’est à nous de leur montrer qu’une économie sociale et écologique au service du bien-être de tous est possible. C’est à nous de leur montrer que le monde n’est pas condamné à la compétition et à la guerre, qu’elle soit armée ou économique. C’est à nous de leur montrer que nos rêves les plus grands n’ont pas besoin de beaucoup plus qu’une véritable volonté politique pour se réaliser. C’est à nous de leur montrer que cela n’est pas plus « impossible », pas plus « inatteignable » et pas plus « utopique » que ne l’étaient les congés payés en 1936.

La citation est bien connue mais il a tellement raison, le philosophe Gaston Bachelard, quand il dit :

« L’avenir, ce n’est pas ce qui va arriver, c’est ce que nous allons faire »

Petite défense écolo du contre-budget du PG

Une révolution fiscale pour sortir de l’impasse et répondre aux besoins sociaux et écologiques.

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Petite défense écolo du contre-budget du PG

Le contre-budget du Parti de Gauche est disponible ici.

En ratifiant le TSCG, qui place le budget de l’Etat sous la tutelle de la commission européenne, la majorité gouvernementale s’est elle-même engagée dans une impasse. Comme symbole de tous les reniements de ce gouvernement, la grande réforme fiscale promise par le candidat Hollande n’a toujours pas eu lieu.

Pire, dès que le MEDEF tousse, c’est tout le gouvernement qui s’enrhume ! En cédant ainsi à tous les chantages patronaux, François Hollande continue d’entretenir et d’approfondir l’injustice fiscale et sociale, au risque d’affaiblir le consentement à l’impôt qui est à la base de notre République. Depuis 25 ans, du fait des gouvernements libéraux et de la concurrence fiscale européenne, la fiscalité a été déformée au profit des bases mobiles (grandes entreprises et ménages aisés) et au détriment du plus grand nombre.

En matière d’écologie et de fiscalité, les choix gouvernementaux sont particulièrement désastreux. On voudrait rendre impopulaire toute transition écologique qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Ainsi, la cristallisation du mécontentement a été l’instauration de l’écotaxe poids lourds préparée par l’UMP, et non modifiée par l’actuel gouvernement. Ce dispositif cumule de nombreuses tares : censée pénaliser le trafic routier, elle ne s’appliquera pas sur les autoroutes à péage, là où passe l’essentiel du trafic de camions, ni à l’aviation ; elle pénalisera donc moins les transports de longue distance. Incohérent, ce même gouvernement a signé il y a moins d’un an un arrêté autorisant la circulation sur les routes des giga-camions de 44 tonnes. Dans le même temps, le frêt ferroviaire est délaissé depuis l’ouverture à la concurrence et le démantèlement de la SNCF en branches distinctes. Enfin, le recouvrement de cette taxe est confié à un opérateur privé monté par l’occasion, Ecomouv, en violation d’un droit hérité de la Révolution, qui prélèvera 23 % du produit de la taxe pour frais de recouvrement, alors que d’ordinaire les frais de recouvrement par l’Etat sont de l’ordre de 1 %…

Le projet de « contribution climat énergie » n’est guère moins injuste : elle touchera tous les ménages dans leurs dépenses contraintes, et notamment les trajets domicile-travail, alors que le marché de l’immobilier et la logique de « métropolisation » renvoient toujours les plus pauvres à la périphérie, alors qu’aucune planification du développement des transports publics n’est envisagée, tout cela pour alimenter le « crédit d’impôt compétitivité emploi » (CICE), cadeau aux plus grandes entreprises sans contrepartie et sans contrôle, en violation avec le principe d’égalité de traitement devant l’impôt. Pourquoi les ménages, et en particulier les plus modestes, devraient payer toujours plus au nom de l’écologie, alors que ce sont les plus pauvres qui subissent le plus les pollutions d’une part, et que d’autre part ils y contribuent le moins ? Par exemple sur le climat, un rapport de l’Insee a montré en 2010 que les 20 % les plus pauvres émettaient 2,7 fois moins de gaz à effet de serre que les 20 % les plus riches !

Enfin, dans ce contexte, l’augmentation de la TVA est une provocation de plus. Déjà, les 10 % les plus pauvres y consacrent 8,1% de leur revenu contre 3,4 % des 10 % les plus riches. Par ailleurs, la hausse du taux intermédiaire de TVA frappera directement les transports en commun et la gestion des déchets. Pour les transports collectifs on nous demandera de choisir entre l’augmentation des tarifs et la réduction du service ou de l’investissement. Et l’augmentation de la fiscalité sur la gestion des déchets renchérira le coût du recyclage, alors qu’il faudrait le favoriser. C’est inacceptable ! Et c’est pourquoi nous nous sommes mobilisés en masse le dimanche 1er décembre devant le « portique » de Bercy.

Toutes ces politiques alimentent un « ras-le-bol fiscal » largement instrumentalisé par la droite, et nourrit le sentiment qu’on n’est plus capable de répartir équitablement l’effort et que ce sont toujours les mêmes qui sont de plus en plus mis à contribution. Pourtant, pour financer les services publics et les investissements nécessaires aux besoins sociaux et à la transition écologique, les solutions existent !

  • En bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux et en redonnant à l’administration fiscale les moyens qui étaient les siens en 2002, nous pouvons lutter efficacement contre la fraude fiscale qui pèse environ 80 milliards d’euros chaque année.
  • Nous prônons la suppression des niches fiscales inutiles socialement ou nuisibles pour l’environnement (de toute façon en général elles ne profitent qu’aux 10 % les plus aisés). Supprimer celles néfastes pour l’environnement permettrait d’ores et déjà de récupérer au bas mot 42 milliards d’euros.
  • Favorables à la restauration de la progressivité de l’ensemble du système fiscal, nous réhabilitons en particulier un impôt sur le revenu beaucoup plus progressif (14 tranches), à l’assiette élargie pour taxer de la même façon les revenus du capital et ceux du travail, avec l’instauration d’un revenu maximal autorisé (tranche supérieure à 100 %) qui prend tout son sens avec l’individualisation de l’impôt (et un crédit d’impôt forfaitaire par enfant à charge), alors que l’imposition actuelle par foyer fiscal favorise les familles les plus riches et les inégalités entre femmes et hommes.
  • Les donations et successions doivent être fortement encadrées pour limiter la transmission des inégalités de génération en génération.
  • Des taxes environnementales peuvent être introduites à condition qu’elles soient ciblées (et non indifférenciées comme la « contribution climat énergie »), qu’elles distinguent premiers usages indispensables et mésusage, et qu’elles distinguent dépenses contraintes et celles où des alternatives sont mises en place.
  • Nous voulons aussi, entre autres, imposer toutes les entreprises au même taux effectif, supprimer les exonérations de cotisations sur les bas salaires, augmenter le taux de la taxe sur les transactions financières avec un taux supérieur pour les produits dérivés, taxer à la source les dépenses publicitaires des entreprises, augmenter le rendement de l’ISF, refiscaliser les heures supplémentaires et défiscaliser les indemnités journalières pour les accidents du travail…

Bref, la révolution fiscale que nous prônons est en rupture avec la « politique de l’offre » et avec l’austérité imposée partout en Europe dans le déni des souverainetés populaires et, en France, des mandats électoraux reçus par le suffrage universel ! Au contraire le contre-budget du PG est une première pierre de la transition vers le projet écosocialiste que nous portons et dont nous avons richement débattu à Douai le 7 décembre lors des Assises départementales de l’écosocialisme.

Un article de la Voix du Nord sur les Assises de l’Ecosocialisme à Douai

Douai : le Parti de gauche a introduit à l’écosocialisme

Publié le 09/12/2013

Par La Voix du Nord

Avec un public de quatre-vingts personnes présent samedi après-midi à la Maison des associations, les Assises de l’écosocialisme organisées par le Parti de gauche (PG) ont gagné leur pari. Martine Billard, la coprésidente du PG, pourtant annoncée, n’était pas là. Mais Jean-François Caron, conseiller régional Vert du Nord – Pas-de-Calais, incertain, était lui parmi les intervenants qui ont abordé deux sujets : « Ni gaz de schiste, ni gaz de houille ! Vers la transition énergétique » et « Union européenne, euro, quelle sortie de crise ? » Le PG, c’est le moins que l’on puisse dire, a un objectif ambitieux : « L’idée est de refonder toute la pensée politique à gauche et de réconcilier l’idée socialiste et l’idée écologique, expliquait François Guiffard, le nº1 du Comité du Douaisis de ce parti. Ce ne sont pas des idées abstraites, mais des propositions qu’on peut mettre en application, y compris à l’échelle municipale. »

Ces idées, peut-être le PG aura-t-il l’opportunité de les exposer dans le cadre de la prochaine campagne municipale, puisqu’il a l’intention d’y participer au sein d’une liste Front de gauche. Les négociations avec le Parti communiste, l’autre principale formation de cette fédération de partis, sont en cours, mais sont a priori plus laborieuses que prévues. J.-L. R.