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Jean-Luc Mélenchon à Sciences Po Lille: La conférence en vidéo

Jean-Luc Mélenchon, député européen, co-fondateur du Parti de Gauche et du Front de Gauche a donné ce mardi 29 septembre 2015 une conférence à Sciences Po Lille sur l’un de ses derniers ouvrages « L’Ère du Peuple ». Il était invité à l’initiative de l’association étudiante  » Rouge Trévise ». Si vous l’avez ratée, voici l’intégralité de la conférence en vidéo. Merci à Régis et à la télé de gauche 59.

https://www.youtube.com/watch?v=sDguGWCsJ3Q

sciences po

Tous les étudiants n'ont pas pu rentrer dans la salle de conférence du fait de l'affluence.
Tous les étudiants n’ont pu rentrer dans la salle de conférence du fait de l’affluence.

LETTRE OUVERTE à FABIEN ROUSSEL ET AUX CAMARADES COMMUNISTES

Laurent Matejko, chef de file avec Marie-Laure Darrigade du Parti de Gauche-membre du FDG  pour l’élection régionale de décembre 2015 publie une adresse à Fabien Roussel, chef de file du PCF. Ce week-end, 75% des votes des militants d’EELV se sont portés sur le choix d’une alliance avec le Front de Gauche. Nous sommes à la croisée des chemins. Le Front de Gauche, toujours à l’avant-garde des combats ne doit pas laisser passer cette chance historique pour construire un nouvel espoir populaire en Nord-Pas-de-Calais Picardie

Cher Fabien, chers et chères camarades,

Alors que les reniements du gouvernement prétendument socialiste aggravent la triple crise démocratique, sociale et écologique que connaît notre pays, la majorité des citoyens se détournent de la politique quand ils ne cèdent pas aux sirènes de l’extrême-droite. Tu le sais aussi bien que nous, notre région n’est pas épargnte situation catastrophique. Le taux de chômage, les catastrophes sanitaires telles que l’augmentation des cas de cancers, la pollution de nos eaux, de l’air, du sol, la précarité énergétique, l’échec scolaire sont autant d’indicateurs sur lesquelles notre Région flirte avec les records nationaux. Pourtant, les sondages promettent notre Région à la droite ou à l’extrême-droite

Dans ce contexte dramatique, les élections régionales peuvent faire émerger une alternative politique, la nôtre, celle de l’Autre Gauche. Nous, militants anti-libéraux, progressistes, écologistes, combattants de toujours, avons la responsabilité de saisir cette occasion longtemps attendue de faire basculer la politique de notre  nouvelle grande région. Jusqu’ici nous résistions, il est temps de passer à l’offensive !

Nous nous adressons à toi, cher Fabien, car plusieurs obstacles restent à lever d’après de récentes déclarations de ta part.

Les parlementaires d’EELV votent majoritairement les textes gouvernementaux ? Mais ce n’est pas nouveau, nous le savions lorsque nous nous sommes tous rencontrés il y a des mois déjà, et qu’alors tu disais chercher un accord avec tous les partenaires. Du reste, durant les élections départementales de mars, le PCF et EELV se sont retrouvés dans des candidatures communes à Lille et dans toute l’Oise. Ce qui était acceptable en mars ne le serait-il plus en septembre ? À l’époque, Jean-Vincent Placé et François de Rugy étaient membres d’EELV, qu’ils ont quitté depuis. De notre point de vue, ce n’est pas au moment où les positions d’EELV sont de plus en plus compatibles avec celles du Front de gauche qu’il faut lui faire ce procès, au contraire. Jamais les circonstances n’ont été plus favorables à un rapprochement inédit de la gauche de résistance à l’austérité avec celle de la transition écologique.

Y a-t-il de si profondes différences entre le projet que pourraient défendre le PCF ou EELV à la tête de la région, qu’elles justifieraient de partir séparés ? Oui il y a de vraies différences de points de vue sur l’Europe, mais nous parlons ici de notre région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Nous partageons une même vision sur les compétences régionales, sur la répartition des richesses, sur la préservation d’un écosystème compatible  avec la vie humaine, sur l’investissement éducatif, etc. et bien sûr contre les politiques austéritaires qui nous réduisent à l’impuissance. Des partis différents, mais animés  par un même objectif  ont réussi à s’allier en 1936 ou dans le CNR. Malheureusement, la question du projet collectif n’a été qu’esquissée sans que les communistes y contribuent. C’est pourtant par-là que l’union peut et doit se faire. Nous vous y invitons une nouvelle fois.

Nous ne sommes pas seuls, nous les engagés dans le combat politique, à nous soucier d’une liste d’alternative rouge-verte. Les syndicalistes, les associations qui résistent, les défenseurs de droits de l’homme, les féministes, les lanceurs d’alerte, les défenseurs de l’environnement, les artistes, tous regardent avec inquiétude ce que nous décidons. Nous ne pouvons pas manquer au combat face à l’extrême-droite. Qu’allons-nous leur dire, que vas-tu leur dire, lors de tes rencontres avec les vraies forces vives de la région ? Que nous n’avons pas su nous entendre sur la tête de liste régionale ? Mais que leur importe à eux qui attendent notre soutien et qui sont prêts à nous accorder leur confiance?

Nous sommes placés devant une situation historique, qui nous met en grande responsabilité de relever le défi.  Vaincre ensemble ou périr chacun de son côté, c’est l’alternative qui nous est offerte. Camarade, as-tu perdu l’envie de gagner ? Devant les attentes du peuple, notre devoir n’est-il pas de conquérir la primauté à gauche pour ensuite nous imposer ?

Le Parti communiste ne peut faillir à son devoir. Ses membres ont toujours été à l’avant-garde contre le conservatisme et la réaction. Seuls, ils ne peuvent espérer trouver le chemin de la victoire. S’ils sont unis aux autres forces de la gauche alternative et écologiste, tout devient possible. Oui, les communistes sont indispensables à ce rassemblement, avec leur ténacité et leur savoir-faire ! Une représentation de premier plan leur est garantie, comme d’autres régions ont su en trouver entre représentants du Front de gauche et d’EELV, pour faire vivre la diversité de nos listes.

C’est pourquoi nous vous appelons solennellement, cher Fabien, chers et chères camarades, à reprendre avec nous le chemin d’une dynamique capable de renverser la situation autour d’une convergence du Front de Gauche et d’Europe-Écologie-Les-Verts, et de toutes les forces progressistes qui voudraient en être. Ceux qui veulent se rassembler dans notre mouvance ont pris position pour l’autonomie vis-à-vis du PS, tous pour les mêmes raisons : ça suffit ! Ce cri est partagé par des millions de nos concitoyens qui n’attendent que notre unité pour prendre la voie d’une autre politique.

REGIONALES: RESOLUTION DU PARTI DE GAUCHE NORD-PAS-DE-CALAIS PICARDIE

Réunis hier soir à Arras en AG grande région les adhérents du Parti de Gauche autour de leur chef de file Laurent MATEJKO et Marie-Laure DARRIGADE ont choisi le Rassemblement du Front de Gauche avec Europe Écologie les Verts et adopté la résolution suivante:

résolution AG régionale du PG Nord-Pas de Calais-Picardie
Arras, 9 septembre 2015
La nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie doit relever les plus grands défis sociaux et écologiques. Région industrielle et agricole profondément marquée par l’exploitation des hommes et de son environnement, elle concentre les taux de chômage parmi les plus importants du pays et les séquelles héritées du 20ème siècle. Une partie croissante de sa population est aujourd’hui tentée par le vote d’extrême-droite ou par l’abstention, illusoires remèdes aux maux dont souffrent nos concitoyens, mais aussi expression d’une révolte froide vis-à-vis des gouvernements UMP et PS. Ces maux sont aggravés par les politiques d’austérité et à courte-vue menées indifféremment par les majorités au pouvoir sous tutelle des Traités européens imposés. C’est dans ce cadre que se dérouleront les élections régionales de 2015.
Lors de son Assemblée générale régionale du 27 juin 2015, le Parti de Gauche Nord-Pas de Calais-Picardie a indiqué à quelles conditions il souhaitait s’engager en vue des élections régionales de décembre, et construire une nouvelle offre politique anti-austéritaire, autonome du Parti socialiste et résolument orientée vers un projet écosocialiste.
Sur cette base, des échanges ont commencé avec le Parti communiste français, Europe Écologie Les Verts, Ensemble !, auxquelles se sont jointes la Nouvelle Gauche socialiste et Nouvelle Donne, dans une série de réunions bilatérales, ou spécifiquement du Front de gauche, ou incluant toutes les parties. À la mi-juillet, il a été convenu entre ces forces de créer trois groupes de travail « Projet », « Listes » et « Campagne » afin de donner corps à un rassemblement des forces politiques progressistes opposées à la politique du gouvernement et faisant place à l’implication des citoyens eux-mêmes. Ces groupes de travail ont permis de vérifier la grande convergence d’analyse et d’ambition entre le Parti de Gauche et ces partenaires. Oui, nous pouvons gagner cette région. Oui, nous pouvons la diriger et la transformer pour le bien-être de ceux qui y vivent.
À ce jour, il nous faut constater que le processus de rassemblement de ces forces est menacé par un désaccord persistant sur la tête de liste régionale, revendiquée à la fois par EELV (pour Sandrine Rousseau) et par le PCF (pour Fabien Roussel).
Nous appelons à trouver les moyens pour le dépasser. Cela passe par le respect, au plan national, de nos électeurs : ceux-ci doivent pouvoir se retrouver dans nos listes, d’où l’instauration partout de binômes paritaires dont des têtes de listes qui incarneront la diversité de nos rassemblements. Le PG prend ses décisions en tenant compte du paysage de nos listes au plan national. Au plan régional cette diversité doit se lire, au-delà du binôme, dans les têtes de listes départementales et les places éligibles équitablement réparties entre nos forces politiques ainsi qu’une proportion réservée aux citoyen-ne-s non encartées.
Pour parvenir à ce résultat, tout le monde doit rester dans le processus. C’est pourquoi nous regrettons les annonces unilatérales du PCF, sa non-participation aux groupes de travail indiqués plus haut, et le lancement d’une campagne autonome autour de Fabien Roussel, mettant à mal la dynamique à laquelle le PG participe activement.
Ce blocage ne peut perdurer, sous peine de ruiner toute chance de construire l’alternative sociale et écologiste, et de ne pouvoir offrir à l’électorat populaire la possibilité d’un vote utile sanctionnant l’actuelle majorité parlementaire.
Tout en espérant que tous nos partenaires du FDG retrouvent le chemin de l’unité, le PG poursuit la dynamique engagée dans la démarche entreprise avec EELV, la Nouvelle gauche socialiste et Nouvelle Donne.
Le Parti de Gauche rappelle les conditions nécessaires à son engagement dans une liste de premier tour :
• Une prise de position d’autonomie sans ambiguïté vis-à-vis du Parti socialiste ;
• Aucun préalable sur le deuxième tour au cours de la campagne de premier tour, les décisions de la liste sur la conduite à tenir, devront être prises en fonction des conditions concrètes à l’issue du premier tour ;
• Cette décision devra être prise collectivement, en y associant l’ensemble des parties prenantes du rassemblement, et non par la seule tête de liste ;
• Une autonomie de décision pour le PG entre les deux tours des élections régionales ;
• La dénonciation des politiques austéritaires menées au plan local, national et européen ;
• Un projet ambitieux de transition sociale et écologique de notre région ;
• Une stratégie conquérante qui permette de dépasser le cadre du Front de gauche et de rassembler toutes les forces de la gauche de résistance sur la base d’un projet alternatif au social-libéralisme ;
• L’adoption du label national commun aux forces politiques unies sur ces objectifs, qui assurera la visibilité du rassemblement et empêchera son appropriation par l’une ou l’autre de ses composantes ;
• La rédaction et l’acceptation d’une charte éthique qui fixera les grands principes d’engagements des candidats (non cumul, suivi après élection…) ;
• La constitution d’assemblées citoyennes et représentatives afin de permettre la participation des citoyens à l’action politique avant et après l’élection régionale.
Vus les échanges en cours entre forces politiques de gauche et écologistes dans la région, vu le rapport politique présenté lors de notre assemblée générale, et vus les débats de ce jour, l’Assemblée générale régionale du PG :
_Donne mandat à ses représentants d’approfondir les négociations avec EELV, la Nouvelle gauche socialiste, Nouvelle Donne, et avec toutes les forces qui s’inscrivent dans cette dynamique dans le but d’aboutir à une projet commun et à une liste qui exprime notre ouverture et notre ambition collective ;

_Invite avec insistance Ensemble ! et le Parti communiste à participer à ce rassemblement, afin que le Front de gauche dans son entier contribue au mouvement en cours de formation, et ce sur la base d’un projet élaboré collectivement.
L’Assemblée générale exprime la profonde conviction que l’union de toutes les forces de la gauche d’alternative sociale et écologiste peut dépasser les sociaux-libéraux, et garder la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie à gauche.

logo npdcp

Marie-Laure Darrigade et Laurent Matejko, chefs de file du PG aux régionales ( article La Voix du Nord, 14/07/15)

Régionales: à gauche, tout le monde discute… mais pas encore ensemble

Publié le 14/07/2015

Par Christophe Caron

Les élections régionales se déroulent les 6 et 13 décembre et les têtes de listes ont déjà le nez dans le guidon. Dans les états-majors, ça discute tous azimuts. Les listes (par départements) devront être prêtes à l’automne. À gauche, des alliances peuvent se faire… ou se défaire.

 Marie-Laure Darrigade et Laurent Matejko, chefs de file du Parti de gauche pour les régionales. Photo Pierre LE MASSON VDNPQR

L’union de la gauche pour les régionales ? Beaucoup en parlent, mais il faudra patienter un peu avant d’en voir la couleur. Dominante rouge, verte, rose ?…

À cinq mois du scrutin, la période est encore aux déclarations fermes. Prenez Europe Écologie-Les Verts. La formation a officiellement présenté ses cinq chefs de file (aux régionales, on vote pour des listes départementales) : Marine Tondelier dans le Pas-de-Calais, Christophe Porquier dans la Somme, Dominique Jourdain dans l’Aisne, François Veillerette dans l’Oise, et bien sûr la vice-présidente sortante Sandrine Rousseau, également tête de liste régionale, dans le Nord. Jeudi, de passage dans l’Oise, cette dernière a rappelé tout le mal qu’elle pense d’une « alliance de façade » ou d’un « accord mou » avec le PS : « Je n’ai pas entendu un seul socialiste monter au créneau contre la ferme des 1000 vaches. »

Samedi, ce sont les représentants du Parti de gauche, l’organisation lancée par Jean-Luc Mélenchon, qui sont sortis du bois en militant « pour une grande liste rouge et verte ». Côte à côte, voici Laurent Matejko et Marie-Laure Darrigade, deux « salariés » qui se présentent comme les chefs de file régionaux de leur parti aux régionales, œuvrant notamment « pour le rapprochement avec EELV ». Le Parti de gauche (PG) ne se lancera pas seul, c’est une évidence. Des candidatures d’union avec les écologistes ont été expérimentées aux départementales. « Le constat, c’est qu’il y a des convergences possibles. Sur la fin de l’austérité, sur le nucléaire, sur l’opposition à la loi Macron… Il y a une réelle volonté d’autonomie vis-à-vis du Parti socialiste. » Ce PS qui n’a décidément pas bonne presse à la gauche de la gauche. La semaine dernière, le PG a rencontré (séparément) ses camarades d’Europe Écologie et du Parti communiste pour évoquer ces éventuelles fiançailles. L’heure est aux discussions bilatérales, pas encore aux grands-messes.

Devant le PS au premier tour ?

Ailleurs, les agendas se révèlent tout aussi remplis pour un mois de juillet. L’écologiste Sandrine Rousseau l’admettait voici quelques jours : « Bien sûr, on va encore discuter avec le PS. » EELV appartient à l’actuel exécutif du conseil régional à majorité socialiste et possède cinq vice-présidences. Ça ne se balaye pas d’un revers de main… même si on sent bien que l’idée d’une coalition qui serait en mesure d’arriver devant le PS au premier tour titille les esprits. « Dans ce cas, le combat du second tour changerait radicalement », prophétise Laurent Matejko. L’argument : beaucoup de citoyens de gauche ne voteront jamais pour une liste d’union comprenant le PS.

Fabien Roussel, tête de liste régionale du Parti communiste et chef de file nordiste, pense la même chose. Avec Catherine Apourceau-Poly, chef de file Pas-de-Calais, il se tourne lui aussi vers « tous ceux qui partagent notre point de vue sur la politique actuellement menée » (en gros l’austérité). Et de prendre rendez-vous pour l’automne, lorsque l’Assemblée nationale votera le budget. « Si le PS répond aux besoins de la population, notamment en matière de politique de santé, ce sera un bon test. Mais s’il s’agit de poursuivre les politiques menées aujourd’hui, mieux vaut éviter d’entretenir la confusion. » Bref, le planning des discussions est en surchauffe.

ELECTIONS REGIONALES-APPEL. LE TEMPS D’UN NOUVEAU SOUFFLE EST VENU!

Le Parti de gauche Nord-Pas-de-Calais-Picardie lance un appel au rassemblement pour les prochaines élections régionales: face au FN et à la solution du « Front Républicain », il existe un chemin d’espoirs à tracer! Nous appelons tous les citoyens, militants politiques ou syndicalistes à se mobiliser pour construire l’avenir de notre région.

Vous avez des questions? Des remarques? Vous souhaitez soutenir ou signer ce texte? Envoyez-nous vos coordonnées à l’adresse suivante! regionalesnpdcpicardie@gmail.com

Élections régionales, le temps d’un nouveau souffle est venu !

Chères et chers citoyens,

Trois ans après son élection, le quinquennat de François Hollande apparaît au grand jour comme une alternance sans alternative. En effet, s’il est prétendu que c’est la gauche qui gouverne ce pays, dans les faits, c’est indiscutablement une politique de droite qui est menée.Dès lors, pour de nombreux concitoyen(ne)s, la gauche et la droite c’est pareil : la confusion est à son comble.

Cette trahison suscite la colère et amène les citoyen(ne)s à s’abstenir massivement lors des élections, comme nous l’avons encore constaté lors des élections départementales. Ces élections ont également été marquées par l’effondrement du Parti Socialiste dans la Région Nord Pas de Calais Picardie et par la montée en puissance du Front National.

Déjà, les états – majors du PS et de l’UMP préparent un scénario bien huilé, dans la perspective des élections régionales de Décembre 2015 : rassemblement de la « gauche » lors du 1er tour et « Front républicain » au second tour, pour « faire barrage » au Front National . Nous refusons que les élections régionales se résument à un choix binaire entre le Front National et un Front républicain sans contenu.

Nous pensons qu’un autre voie est possible : celle du rassemblement de toutes celles et ceux qui souhaitent une alternative démocratique, sociale et écologique. Nous sommes convaincus qu’un tel rassemblement est en mesure de remobiliser les citoyens et de construire du neuf.

Nous proposons de prendre appui sur les expériences positives des élections départementales dans l’Oise ou à Lille pour franchir une nouvelle étape dans la construction de ce rassemblement.

Le temps d’un nouveau souffle est venu. Nous proposons de sortir de la triple impasse dans laquelle est enfermé notre pays : démocratique, écologique et austéritaire.

Nous voulons rendre le pouvoir aux citoyen(ne)s : nous nous engagerons à associer les habitant-e-s à travers des assemblées citoyennes et des consultations populaires, notamment sur les grands projets d’infrastructures lancés ou soutenus par la région.

Nous voulons faire de la région un bouclier écologique et social contre les politiques d’austérité : Nous rejetons les politiques économiques qui font de l’austérité un avenir sans horizon et conduisent à l’appauvrissement d’une partie croissante de la population. La solution n’est pas dans le dogme de la croissance à tout prix, mais dans la relance d’activités socialement utiles et écologiquement soutenables. Nous nous mobiliserons aux côtés des citoyennes et des citoyens contre la baisse des dotations publiques de l’Etat.

Nous pensons qu’un programme alternatif ne suffira pas en soi à remobiliser les citoyens. Au delà du contenu programmatique, il faut donc créer les conditions de l’implication populaire : élaboration du programme et désignation des candidats dans le cadre d’assemblées citoyennes, refus du cumul des mandats sous toutes ses formes, …

Nous en appelons donc, nous citoyens, engagés ou pas, dans des associations, des syndicats ou des partis politiques à la construction de cette dynamique citoyenne.

Créer l’enthousiasme suppose de rompre avec les schémas traditionnels. Osons et inventons car, comme le disait Victor Hugo, « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue ». 

Communiqué du PARTI DE GAUCHE NORD-Second tour des départementales

Second Tour des élections départementales.

COMMUNIQUE DU PARTI DE GAUCHE NORD

Le Parti de Gauche Nord remercie les milliers d’électrices et d’électeurs qui ont apporté leur voix aux candidats soutenus par le Parti de Gauche. Dimanche prochain, les électeurs doivent rester mobilisés afin qu’aucune voix ne manque aux candidats du Front de Gauche encore en course. Au-delà des scores de l’UMP et de l’extrême-droite, le véritable vainqueur demeure l’abstention.
On observe que d’autres chemins sont possibles à gauche : le PG souligne l’importance du rassemblement FDG-EELV construit sur la métropole lilloise. En moyenne, il récolte 20% des suffrages. Ce résultat est un signal d’espoir pour toutes celles et ceux qui refusent la politique sociale-libérale développée par le PS depuis 2012.
Pour le second tour, le PS devra convaincre les électeurs de voter pour lui. Le Parti de Gauche ne se fait pas d’illusion quant à la politique développée par les futurs élus PS : ils seront les laquais des politiques d’austérité. Le PG Nord appelle à se mobiliser pour qu’aucune voix n’aille au Front National.
D’autres combats se profilent à l’horizon : la gauche solidaire et écologiste sera au rendez-vous.