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Toutes les chemises arrachées se valent-elles?

Question au gouvernement : Toutes les chemises arrachées se valent-elles ?

Communiqué du Parti de Gauche Nord et Lille Métropole

Ce Lundi 4 Juillet 2016, en pleine période de mobilisation contre la Loi Travail, se tenait à Lille une nouvelle réunion de « Hé Oh La Gauche ! », à l’initiative du ministre Stéphane Le Foll en soutien à la politique de François Hollande et son bilan. Sous haute protection policière, ce meeting n’était pas accessible aux militants, fussent-ils tous bien de Gauche, venus manifester aux abords de la salle.

Notre camarade, Julien POIX, responsable départemental du Secteur Entreprises et Luttes Sociales et Ecologiques du Parti de Gauche a pu entrer dans la salle sans difficulté.

Quelques minutes après le début de cette mascarade gouvernementale, Julien s’est levé et a brandi une affichette où on pouvait lire « 49-3 ». Décidé à rester debout et à poser une question malgré les invitations à se rassoir, Julien s’est vu indiqué la sortie. Il s’est alors muni d’un sifflet et s’est fait vigoureusement éjecté de la salle par le service d’ordre de l’organisation qui lui a, au passage, arraché la chemise !

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La démocratie selon le gouvernement: un militant PS tournant le dos à un citoyen. Photo: Julien Pitinome.

Résumons : Un vrai militant et responsable local de Gauche éjecté par le service d’ordre de « Hé Oh La Gauche » et une chemise arrachée ! On se souvient du vacarme d’indignation au gouvernement et dans les médias qu’avait produit la chemise arrachée d’un DRH de AirFrance. D’où notre question au gouvernement : Toutes les chemises arrachées se valent-elles ? « Hé Oh La Gauche » n’est décidément rien d’autre qu’une  piètre comédie burlesque et il est grand temps que ce gouvernement quitte la scène !

Pour le Parti de Gauche (PG),

Jocelyne DUBOIS et Ugo BERNALICIS,

Co-secrétaires du PG Nord

Christine MACHURON et Adrien QUATENNENS,

Co-secrétaires du PG Lille Métropole

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Ejecté par le service d’ordre du PS. Les questions posées aux ministres restent sans réponses. Photo: Julien Pitinome

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UN MI-MANDAT CREPUSCULAIRE

Par Eric Coquerel, co-secrétaire national du PG

Le bilan à mi-mandat de François Hollande était des plus sombres. Depuis le week-end dernier, il est devenu dramatique. Pour la première fois depuis la mort de Malik Oussekine il y a 28 ans, un jeune homme a en effet été tué par la police lors d’une manifestation. Du côté des commentateurs zélés du pouvoir on refuse cette comparaison au prétexte, si l’on comprend bien, que Charles Pasqua était le Ministre de l’intérieur d’un gouvernement de droite et que Bernard Cazeneuve serait le Ministre de l’intérieur, forcément plus humaniste, d’un gouvernement « de gauche ». Cela n’est qu’une mauvaise communication politique. Car les faits sont têtus. Dans les deux cas la responsabilité politique du gouvernement est bien engagée. En 1986 Pasqua avait répondu par la répression au refus massif de la loi Devaquet chez les étudiants. Il avait tenté d’instrumentaliser, provoquer même, des débordements en marge des manifestations pour discréditer et diviser le mouvement et délégitimer ses revendications. Cette spirale s’est terminée de la façon dramatique que l’on connaît mais aussi par la défaite du gouvernement.

Qu’en est-il cette fois ? Un « manifestant pacifiste », caractérisé ainsi par Bernard Cazeneuve lui-même, est tué par une grenade offensive. Ce drame survient au cours d’un week-end où tout le monde sait, le Ministre de l’intérieur le premier, que les opposants ont décidé une grande mobilisation sur le site. Un site où, notons-le, la police n’a plus rien à protéger vraiment puisque, ignorant les recours déposés par les associations opposées au barrage, les autorités ont déjà quasiment rasé et dévasté la zone humide que la retenue d’eau doit recouvrir. Ce coup de force n’a d’ailleurs pas été pour rien dans la montée des tensions. Bien sûr, et nul ne le conteste, quelques-uns des manifestants n’excluent pas d’utiliser une certaine forme de violence pour s’opposer au barrage. Mais ce samedi, ils sont extrêmement minoritaires et toute la journée les organisateurs les ont marginalisés. De leur côté, et ce depuis des semaines, l’attitude des forces de police qui obéissent manifestement à des ordres en ce sens, n’apaise pas la tension. A plusieurs reprises, une forte répression a été opposée aux demandes de dialogues des associations y compris en présence des élus qui tentaient de s’interposer.

Cela a tout d’une stratégie visant à pourrir la situation. Dans la nuit de samedi à dimanche, cela n’a fait que s’aggraver : après une altercation entre un groupe de manifestants et un groupe isolé de policiers laissé, visible, sur le site, trente camions de gendarmes surviennent rapidement à l’entrée de la zone d’accès au chantier. Un tel dispositif ne pouvait qu’attiser le feu dans une zone constituant une sorte de cul-de-sac naturel, une souricière où la violence, nocturne en plus, ne pouvait que devenir incontrôlable. Ces faits étaient-ils inconnus du Ministre ? Il explique que non : « J’ai passé tout mon week-end en liaison avec ceux qui étaient en charge du maintien de l’ordre à appeler à la prudence, parce que je sentais cette violence et je voyais les provocations ».Il n’a donc pas tort quand il affirme : « Il ne s’agit pas d’une bavure » . On ne peut en effet le résumer ainsi. Des lampistes ne peuvent, seuls, payer ce drame même si une procédure judiciaire doit être ouverte. Il y a bien une grave faute dans la chaîne de commandement qui, on le voit, remonte directement au Ministre.

Dans les deux cas, l’opposition à la réforme Devaquet et au Barrage du Testet, il y a donc bien d’abord une situation de blocage. Car pour reprendre les mots de notre conseiller régional Midi-Pyrénées Guilhem Serieys : « S’il avait passé les différentes étapes réglementaires, le projet était illégitime du point de vue de l’esprit démocratique. Après les réserves de l’enquête publique, le Comité National de Protection de la Nature avait rendu un avis défavorable dont le maître d’ouvrage, le Conseil général du Tarn, n’a pas tenu compte. En faisant le choix de ne pas attendre les conclusions des instances juridictionnelles françaises et européennes, le Conseil général a cherché à imposer par la force et la précipitation ce qui est fragile par le droit ».

Devant une telle situation, un régime démocratique normal aurait recours au vote pour trancher la question. Dans une République non marquée par le caractère monarchique de la 5ème – qu’il soit exercé à l’Elysée ou, dans le cas présent, par un potentat local comme le Président du Conseil général Thierry Carcenac – le référendum constituerait une issue naturelle. Le même Carcenac aurait aussi pu décider un moratoire puis demander aux électeurs de trancher lors des prochaines élections départementales en assumant pour le coup ce projet de barrage dans son programme. Non : on a décidé de contourner l’opposition grandissante de citoyens et d’élus par la seule voie autoritaire et le recours à un outil répressif qui ne pouvait que s’avérer dangereux vu le terrain et les circonstances. Comme en 1986 là encore. Ce n’est pas chose isolée : le scénario avait été le même à Notre-Dame-des-Landes où on était passé à plusieurs reprises tout près d’un tel drame. Cette fois, malheureusement pour Rémi, cela n’a pas été le cas.

Alors oui, en République, la démission d’un Ministre de l’intérieur est la seule façon pour le gouvernement d’assumer une telle responsabilité politique. Pasqua ne l’avait pas fait en 1986 mais Devaquet si. Pour le moment, Bernard Cazeneuve donne des leçons, disant trouver indignes les propos des responsables du PG ou d’EELV alors que nous plaçons logiquement la mort de Rémi sur le terrain politique. Il nie par là l’engagement citoyen de Rémi Fraisse qui n’est pas mort dans un « accident » mais bien dans une manifestation où il défendait ses idées.

Non, ni M. Carcenac, le Président du Conseil général du Tarn, ni le gouvernement ne peuvent se dédouaner ainsi de leurs responsabilités. Tout cela est dans la logique d’une politique qui depuis deux ans est non seulement antisociale, mais qui plus est, criminalise et réprime les mouvements de contestations sauf ceux du patronat. Cela a commencé par le refus de la loi d’amnistie, cela s’est poursuivi mardi par la condamnation à des peines de prison avec sursis de militants de la Confédération paysanne en raison de leurs actions de protestation contre la ferme des mille vaches, assortis de peines d’amendes pour des refus de prélèvement d’ADN. Tout cela est dans la lignée habituelle de gouvernements de droite aux abois. Décidément le mi-mandat de François Hollande est déjà crépusculaire.

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Déjà vu

Déjà vu

Mardi 23 Septembre 2014 | François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche

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C’est comme un mauvais film. Qui dissimulerait une panne béante de scénario en rejouant toujours la même scène. Le duel Hollande-Sarkozy est, pour paraphraser ce dernier, « élimé comme un vieux tapis qui aurait trois siècles ». C’est pour ça qu’il marche. Pas besoin de son. L’image suffit. On ne saura donc pas ce qui distingue Sarkozy de Hollande sur le plan concret de la politique à mener. Cette mise en scène de l’alternance est décidément très cinquième République. Le choc cathodique y remplace les débats d’orientation. Mais il traduit aussi la panne d’imagination du système. Son bégaiement est un aveu : rien de neuf ne peut sortir d’un régime usé jusqu’à la corde. A droite, ceux-là même qui ambitionnaient d’écrire l’après-sarkozysme sont en effet enrôlés de gré ou de force derrière leur ancien champion. Les bègues ne sont pas heureux.

L’acharnement du système médiatique à sacraliser ce duel – quelle exposition au JT de France 2 ! – est à la hauteur de la vacuité de cet affrontement. Il lui faut conjurer un risque réel : que face à la panne de scénario le public change de programme. Ce risque est une chance. En décrochant de ce théâtre d’ombres, le peuple peut déchirer une part du voile qui lui donne faussement le choix entre deux styles austéritaires. L’alternative politique rejoint donc le combat pour une sixième République. Hollande pense à conjurer ce danger dans sa conférence de presse. Interrogé sur la vérification démocratique promise à mi-mandat, l’actuel Président de la République fit mine de considérer que le récent vote de confiance en tenait lieu. Ainsi, une comédie prévue par les textes institutionnels remplace une authentique adhésion populaire. Pas sûr que cela suffise au peuple pour assurer son consentement à l’autorité. Il serait même étonnant qu’un tel spectacle produise des effets légitimant pour un Chef de l’Etat qui se passe aussi cyniquement de toute légitimité populaire au motif qu’il a un jour été élu.

Vient donc le moment où ces rideaux de fumée se déchireront. Et jamais le système n’a été si faible. Jamais ces coulisses n’ont été aussi visibles. Cela doit nous encourager à donner le coup d’épaule qui manque. Car la scène tient encore. Autant la conférence de presse de Hollande fut un bide, autant la prestation de Sarkozy capta l’attention. Les bêtes blessées font toujours recette. L’avenir n’est donc pas écrit. Mais on sait à quoi il peut ressembler. Si la sixième ne s’impose pas, on a une idée du programme. A nous d’envoyer ce mauvais film par-dessus bord.

François Delapierre
Secrétaire national du Parti de Gauche

C’est maintenant à la rue de révoquer le gouvernement

C’est maintenant à la rue de révoquer le gouvernement

Mardi 16 Septembre 2014 |  Eric Coquerel, Secrétaire national à la coordination politique du PG

La brutalité et les menaces de l’exécutif ont payé.

Les députés, pourtant élus pour faire une politique inverse, ont accordé leur confiance au programme libéral de Manuel Valls. Quelle légitimité avaient-ils à le faire ?
Une minorité issue des rangs gouvernementaux s’est abstenue pour ne pas voter contre la confiance. Quelle cohérence est-ce là ?
Ceux qui voulaient faire naitre une majorité alternative dans cette assemblée comme nous le souhaitions ont échoué. Le verrouillage est total. La 5e République produit encore et toujours une majorité de députés godillots.

Sans majorité absolue le gouvernement Valls2 ressort cependant affaibli de la journée. Les choses sont donc maintenant claires : c’est dans les mobilisations et dans la rue qu’il revient de combattre ce gouvernement et ce régime anti-démocratique. Le Parti de Gauche soutiendra donc plus que jamais toutes les mobilisations sociales et écologiques à venir.

Mais il faut aller plus loin. C’est pourquoi le PG va proposer à ses partenaires l’idée d’une grande marche nationale à mi-mandat, pour voter dans la rue contre la confiance et exiger la révocation du gouvernement Valls et de la politique de François Hollande.

Face à la crise de Régime, vite la 6ème République !

Face à la crise de Régime, vite la 6ème République !

Adrien Quatennens – Jeudi 28 Août 2014

François Hollande commémore

On avait entendu le 14 Juillet dernier, le Président de la République nous annoncer que la politique du gouvernement Valls allait finir par payer et que, à bien y penser, il sentait venir la reprise. Après quoi, il est retourné aux commémorations, pendant que les français continuaient d’observer l’échec de sa politique. Et derrière cet échec et cette persistance dans la politique de l’offre et de l’austérité, derrière cette indexation idéologique au MEDEF, à la Commission Européenne et aux injonctions de Madame Merkel, tant de souffrances chez les français pour si peu de résultats. Même la croissance, qui chez ces gens-là est pourtant religion, les boude. Quant au chômage n’en parlons pas ! C’est au moment où la nouvelle hausse du chômage est annoncée, au moment où l’on apprend que les entreprises du CAC40 ont augmenté de 30% leurs dividendes versés aux actionnaires que Valls fait une déclaration d’amour au MEDEF (qu’il confond visiblement avec « les entreprises ») et nomme un ancien financier, cheville-ouvrière du tournant libéral de la politique de Hollande, Ministre de l’Economie. C’était pourtant le candidat Hollande qui disait en 2012 « Mon ennemi, c’est la finance ! » (c’était au temps où il apparaissait un brin sensé). L’économie de notre pays est malade de la Finance prédatrice. L’économie européenne est malade de la politique d’Angela Merkel, qui soucieuse de satisfaire son électorat composé d’une population vieillissante disposant de retraites par capitalisation, a besoin d’un Euro fort. François Hollande avance aveuglément et semble incapable de penser un autre projet politique.

Chaud devant, aveuglément !

Il y eût la sortie du gouvernement des ministres issus d’Europe-Ecologie-Les-Verts, il y eût les frondeurs du Parti Socialiste, la remise en cause même du terme « Socialiste » par Manuel Valls, il y eût l’autre Gauche, la vraie, qui n’en pouvait plus que le mot « Gauche » puisse être associé à la trajectoire politique assumée par Hollande et Valls, il y eût la Droite qui, empêtrée dans ses affaires, ne cessât jamais la critique (et pourtant, la Droite devrait se contenter d’être heureuse, François Hollande se chargeant mieux qu’elle-même d’appliquer sa propre politique), il y eût la claque des Municipales, l’uppercut des Européennes, il y eût les frondeurs, les affligés, les atterrés, les tout-ce-que-vous-voudrez, il y eut, enfin la critique des ministres Montebourg et Hamon, la démission du Gouvernement Valls 1er et, malgré tout cela, François Hollande, droit dans ses bottes assume : Rien ne va plus ? On continue et qu’aucune tête ne dépasse ! C’est à n’y rien comprendre ! Même à pousser l’analyse, on se perd à chercher pourquoi François Hollande, dont la politique semble avoir touché le fond, ne s’arrête pas de creuser.

« Devoirs de Vérité »

S’il est une chose dont personne ne peut plus douter désormais, c’est que ce n’est pas en changeant quelques têtes, pas plus qu’en changeant de majorité que la crise profonde de régime qui se révèle va se résorber. En effet, les gens attendent un changement profond et radical qui améliore leurs conditions de vie et ils observent bien que leurs votes ne changent rien et que nos Institutions permettent aux élus, quand ils n’agissent pas pour leur propre compte ou celui de leur caste oligarchique, de faire l’inverse de ce pourquoi ils ont été élus. Par conséquent, il ne peut être question d’attendre les prochaines échéances électorales en faisant notre petite soupe politique sans remettre en cause de fond en comble les fondements mêmes de nos Institutions. A l’heure qu’il est, nous ne pouvons que renvoyer François Hollande à ses propres écrits de 2006 quand, dans son livre « Devoirs de Vérité », il prônait la « vérification démocratique » à mi-mandat. Cela pourrait prendre la forme d’un référendum révocatoire qu’au Parti de Gauche, nous appelons de nos vœux. Car ce régime de monarque présidentiel vient d’achever sa démonstration d’appartenance au passé. Il est plus que temps d’en changer. Il est plus que temps de passer sur la Cinquième République un large et ample coup de balai.

« Le système n’a pas peur de la Gauche, il a peur du Peuple »

En cette phrase, nous résumons notre analyse du moment politique. Quand le mot « Gauche » est associé à la politique économique de Droite menée par le gouvernement Valls, cela nous coûte cher. Quand l’idée même de Gauche est remise en cause, quand les structures partisanes assises sur le jeu électoral de la Cinquième République font se désintéresser le Peuple de sa propre cause, alors nous devons tirer cette conclusion que « le système n’a pas peur de la Gauche, qui lui mange dans la main. Le Système a peur du peuple ». Or, le peuple, pour les raisons que nous venons d’évoquer, décide de plus en plus de nous dire « si c’est comme cela, débrouillez-vous, moi je ne m’en occupe pas ! ». C’est ce qui s’est passé aux dernières Elections Européennes, avec le résultat que l’on sait. Or, il est plus que temps que tout le monde s’en mêle. Pour cela, il nous faut des Institutions et des instruments qui permettent au peuple de se réapproprier sa souveraineté, de ne plus la confier à quelques-uns qui n’en respectent rien. Il est temps de fédérer le Peuple et de lui donner les moyens de s’en mêler pour de bon.

« Vite, la 6ème République »

Au Parti de Gauche, nous menons depuis le début ce combat pour la 6ème République qui constitue la base de notre projet Ecosocialiste. Si nous venions à gouverner ce pays, la première chose que nous ferions serait de convoquer une Assemblée Constituante (elle serait composée de personnes non-élues au moment de sa convocation et qui ne pourrait être élues après les travaux de rédaction de la nouvelle Constitution). Ainsi, le Peuple participerait tout entier à la refonte de ses Institutions en se les appropriant pendant tout le processus constituant, redéfinissant ainsi le cadre et la règle du jeu. Des droits nouveaux pourraient être inscrits dans la nouvelle Constitution, de même que des principes généraux pour la France comme la Règle Verte qui pourrait mettre notre pays à l’avant-garde des questions écologiques. Bien évidemment, la Constituante pour la 6ème République n’apporterait pas immédiatement et en tant que telle les réponses attendues par les citoyens à la crise sociale et écologique et nous ne devons pas nous focaliser uniquement sur cet objectif. Mais elle serait inévitablement un moyen pour le Peuple de récupérer sa souveraineté et, sur cette nouvelle base de décider de ce qui est bon pour lui et de le faire ensuite appliquer par le biais des nouvelles Institutions. Notre projet écosocialiste doit également continuer à être porté avec force car il apporte les réponses nécessaires aux problèmes de notre temps. Nous allons aussi nous saisir de la question essentielle de la citoyenneté dans l’entreprise à l’heure où les touristes-pompeurs de la finance à court-terme ont remplacé dans les grandes entreprises les ingénieurs qui s’engageaient pour le long terme avec un horizon porteur d’avenir pour l’économie. Ils arrivent à trouver des travailleurs « moins chers » ? Nous allons trouver des patrons qui coûtent moins chers car ceux-là coûtent horriblement chers et sont, en plus, incapables d’autre chose que de gérer leur petite comptabilité de boutiquiers, leurs portefeuilles pour unique horizon alors que nous avons besoin d’imagination, d’inventivité et de nous réapproprier le temps long ! Nous ne confondons pas les grandes entreprises et les PME et artisans. Nous ne confondons pas les entreprises et les actionnaires. A l’heure où la dette écologique de l’Humanité s’avance d’années en années, nous devons aussi être en pointe pour nous assurer que ce que nous produisons n’altère pas davantage notre biosphère. Nous avons le souci d’une économie organisée de manière socialement utile et écologiquement soutenable.

« Fédérer le Peuple »

Pour autant, nous savons que cette ambition de la 6ème République ne peut rester celle du Parti de Gauche. Nous savons aussi que l’échéance électorale de 2017 ne sera pas une élection mais une insurrection. C’est une insurrection civique que nous souhaitons. Pour le moment et avec les élections Européennes, le cratère s’est ouvert du mauvais côté de la montagne. Nous constatons notre échec. Nous constatons que l’hégémonie culturelle en France n’est pas de notre côté. Conscient du noir dessin que cela pourrait produire en 2017, notre réponse ne peut pas être et ne sera pas de chercher à rassembler la Gauche. C’est bien au delà et sur un objectif nettement supérieur qu’il nous faut travailler : Il nous faut fédérer le Peuple.

« Un nouveau dispositif de combat »

Pour répondre à cet objectif, nous mettons notre porte-parole le plus ample en la personne de Jean-Luc Mélenchon à disposition du combat pour la 6ème République. C’est la raison pour laquelle, à l’occasion du Remue-Méninges estival du Parti de Gauche à Grenoble, Jean-Luc Mélenchon a annoncé son retrait de la co-présidence de notre Parti afin de pouvoir s’employer entièrement à la formation d’un mouvement pour la 6ème République. Mouvement qui vise à rassembler bien au delà du Parti de Gauche et du Front de Gauche. Bien au delà même des partis politiques et des associations, ce mouvement invite toutes celles et ceux qui veulent s’y mettre, ayant compris qu’il est temps, à nous rejoindre. Ce mouvement ne sera pas porté par un chef autoproclamé. Si Jean-Luc Mélenchon va se mettre en pointe pour impulser sa formation, le mouvement pour la 6ème République sera un mouvement par et pour le Peuple auquel chacun peut prendre part. Vous comprenez donc que, plutôt qu’un retrait ou qu’une retraite annoncée dont il n’est rien, Jean-Luc Mélenchon est déjà au travail. C’est ainsi que se déploie notre nouveau dispositif. Ainsi que nous faisons le pari que rien n’est encore joué pour 2017 malgré les hommes et femmes providentiels qui pourraient être tentés de rejoindre cette course folle, malgré les médias déjà capables de nous annoncer les résultats ! L’implication du Peuple est une nécessité à laquelle nous allons vigoureusement travailler pour faire de cette élection une insurrection civique qui nous sorte de l’impasse de ce régime, une insurrection civique qui permette le changement radical nécessaire, seul capable de faire que viennent les beaux jours. Faîtes-le savoir autour de vous, mêlez vous-en ! Demain est à nous !

La croissance, pour quoi faire ?

La croissance, pour quoi faire ?

Adrien Quatennens – 16/08/2014

 

Sortons les mouchoirs !

Les chiffres de la croissance au deuxième trimestre sont tombés, et avec eux bon nombre de prévisions.

Selon l’INSEE, après un premier trimestre de stagnation, la croissance française est restée au point 0 au deuxième trimestre.

Les prévisions de croissance annuelle doivent donc être revues à la baisse et cette stagnation du niveau de la production française serait la cause de tous nos maux. Bref, traduisons : Cela va mal et cela risque de continuer à aller mal !

Et qu’en est-il alors de nos amis du « modèle allemand » ?

Eh bien, il n’y a décidément pas de « modèle allemand » car celui-ci ne s’en porte pas mieux. Sa croissance, à lui, recule carrément au deuxième trimestre !

Bref, rien ne va plus, c’est le chaos, sortez les mouchoirs ! Il n’y en a plus dans le placard ? Courrez au magasin en acheter, vous ferez peut-être augmenter la croissance !

Où sont-ils, les magiciens ?

Mais alors, on ne comprend plus rien, où sont-ils ces petits génies qui voyaient venir la reprise ? Ceux-là même qui nous disaient les yeux dans les yeux « sentir » la reprise économique ? Où sont-ils ces grands magiciens des hautes sphères bruxelloises qui, à grands coups de lattes austéritaires nous promettaient des lendemains qui chantent ?

Ces gens là, malgré les chiffres qui tombent aujourd’hui en appellent à notre patience. Ils nous somment de croire qu’à force de persévérance, leur traitement de cheval va finir par guérir l’économie malade.

Ce tour là nous a été servi de trop nombreuses fois et les ficelles sont trop grosses pour ne point être vues.

En effet, tout le monde voit bien aujourd’hui que le traitement ne fait qu’aggraver la maladie et que la politique d’austérité nous mène tout droit à la récession.

Depuis leurs tours de verre, ils n’agissent que par pure idéologie. Sont-ils seulement capables de réflexion ? Nous sommes en droit de nous poser la question.

Les chiffres qui leur tombent sur le coin de la tête ne sont qu’à leur niveau : nuls.

Il est grand temps qu’ils s’en aillent tous !

 

Mais au fait, c’est quoi la croissance ?

 

Alors nous, qui ne disposons pas tous d’un doctorat en Economie, nous voyons bien que cela a l’air grave. Nous voyons bien que cette « croissance » a tout l’air d’être la religion la plus en vogue et qu’ils sont de nombreux gourous à nous prêcher la bonne parole (experts-économistes-médiatiques, androïdes de la commission européenne, gouvernements…). On sait que chaque trimestre, quand ce chiffre stagne ou diminue, nous devons pleurer et que quand il avance, nous devons faire la fête ! Mais au fait, c’est quoi la croissance ?

Si l’on se contente de l’expliquer sur le plan « comptable » ou mathématique, la croissance économique est la mesure de l’augmentation de la production de biens et de services dans un pays. C’est l’évolution de la richesse produite sur le territoire entre deux années ou entre deux trimestres. La production d’un pays est mesurée par le PIB (Produit Intérieur Brut). Le PIB est la somme des valeurs ajoutées (c’est à dire la différence entre la valeur produite et les consommations intermédiaires nécessaires à cette production). Le Produit Intérieur Brut d’un pays est en fait la somme de toutes les valeurs ajoutées des producteurs résidant dans ce pays. Enfin, la croissance est l’évolution du PIB sans tenir compte de la variation des prix.

Cela sert à mesurer la « bonne santé économique d’un pays ». En effet, il s’agit des richesses créées par un pays. Selon l’INSEE, deux tiers des richesses créées servent à rémunérer le travail des salariés et des personnes travaillant à leur compte, le tiers restant servant aux entreprises et aux administrations publiques. Les revenus des ménages sont utilisés pour consommer des biens et des services ou épargner (l’épargne étant de la consommation reportée à plus tard). Les entreprises utilisent leur part pour financer les moyens nécessaires à leur production et les administrations publiques s’en servent pour financer les investissements publics. La richesse produite, mesurée par le pays, c’est aussi l’ensemble des revenus distribués, la consommation et l’investissement et donc, en fait, la dépense.

 

La croissance, pour quoi faire ?

 

C’est dès lors que l’on se pose cette question que l’on touche aux limites de cet indicateur pourtant central dans notre économie. En effet, on peut se poser la question de l’utilisation centrale d’un tel indicateur qui ne mesure que la valeur des échanges économiques. Le PIB a de nombreuses limites. Il ne prend pas en compte les richesses qui ne résultent pas d’activités de production (plus-values boursières, par exemple). Les activités domestiques et bénévoles en sont exclues. En revanche, des activités absolument nuisibles sont comptabilisées dans le PIB. Ainsi, un embouteillage crée du PIB en augmentant la consommation d’essence et par là-même, l’activité de l’industrie pétrolière alors qu’il nuit à l’environnement et fait perdre du temps. Un accident de la route, le nettoyage d’une marée noire sont autant d’activités qui participent à la croissance.

La première limite du PIB, c’est qu’il ne reflète ni la nature ni l’impact environnemental de l’activité économique.

La croissance comme indicateur central d’une économie est en fait la résultante d’un imaginaire : croître c’est grandir, c’est progresser, c’est s’améliorer, c’est positif, cela apporte le bonheur. Or, on voit bien que ce n’est pas le cas.

La croissance participe du système productiviste, le capitalisme étant perçu par beaucoup comme étant le moyen le plus efficace de croître. Pour fonctionner, ce système use du travail et de la technologie sur fond de concurrence et de compétitivité.

Ce faisant, ce système est surtout créateur d’inégalités et participe de la catastrophe écologique qui s’avance à grands pas.

Mais, cela fait le lien avec mon article précédent, quelle est la finalité de nos activités ? Ce devrait être le bonheur humain. Or, cette simple définition de la croissance économique suffit pour affirmer qu’elle ne fait pas le bonheur.

Mais plus encore, là où l’on observe toute l’absurdité d’un modèle économique mondial basé sur la croissance, c’est quand on pose la question environnementale : Comment peut-on croire à une croissance illimitée au point d’en faire un objectif économique sur une planète aux ressources limitées ?

 

Si la croissance ne fait pas le bonheur alors que faire ?

 

En ces heures sombres où l’humain semble être davantage au service de l’économie que l’économie n’est au service de son bonheur, où la catastrophe écologique avance à une vitesse telle qu’il n’est plus seulement question de changer nos façons de faire mais qu’il s’agit désormais de changer vite, où les inégalités perdurent, les divisions s’exacerbent semant la guerre que l’économie mondialisée devait permettre d’éviter, on voit bien que la croissance économique ne répond pas aux exigences du nouveau Monde qu’il nous faut construire.

S’il y a des domaines dans lesquels il faut croître (santé, qualité environnementale…), il y a l’inverse bien des domaines dans lesquels il faut décroitre (créations de besoins inutiles, consommations ostentatoires, gadgetisations…).

Il est plus que temps de faire cesser ce grand déménagement du Monde sur fond de concurrence internationale qui nous fait courir à la catastrophe.

Il est grand temps d’envisager l’économie au sein de rapports de coopération et de mettre ainsi fin aux rapports de compétition.

Car, tant que notre économie mondiale sera basée sur la recherche de croissance économique, il s’agira toujours de créer de nouveaux besoins et d’alimenter la machine infernale du productivisme. Et, tant que le cadre de la production restera la concurrence et la compétition, les conditions sociales et environnementales de la production seront toujours les moins exigeantes si cela coûte moins cher.

Il est urgent de mettre des indicateurs alternatifs à la croissance au centre de nos préoccupations économiques (qualité de vie, qualité environnementale, développement humain, prise en compte du travail non productif, du bénévolat et du travail domestique). Cela est prôné depuis longtemps par de nombreux économistes.

Si nous ne le faisons pas, quel regard porteront sur nous nos enfants dans quelques décennies quand cette planète, à force d’en épuiser les ressources de façon anarchique, sera devenue inhabitable et qu’ils s’apercevront que les débats qui occupaient leurs parents reposaient sur « le chiffre de la croissance »,  « la compétitivité économique » ou encore « le niveau des déficits publics » ?

Nous devons nous employer à construire le Monde de demain. Celui-ci requiert bien plus d’intelligence et de savoir-faire que ceux dont disposent tous les androïdes de la Commission Européenne réunis. Celui-ci demande bien plus d’huile de coude et de travail que tous les idéologues du gouvernement et du Medef ne sont capables de fournir.

Finalement, la question qui se pose est peut-être la suivante : Serions-nous trop fainéants pour être intelligents ?

 

Le poison et l’antidote

 

Pour terminer cette note en pensant à tous ceux qui sont en vacances et qui préfèrent le visionnage à la lecture, je vous propose deux échantillons de poison et un embryon d’antidote vidéographique.

 

Le premier est un documentaire de Josh Fox, « GasLand » sur l’extraction américaine des gaz de schiste. Diffusé sur Arte mardi dernier, c’est calorique à en vomir et c’est à ne pas manquer ! Par ici : https://www.youtube.com/watch?v=HhnrHCHVHu4

 

Le second est un excellent documentaire sous forme de dessin-animé à mettre entre toutes les mains ! Il démontre de façon très ludique et pédagogique en quoi un modèle économique basé sur la croissance est un modèle « sans lendemain » : https://www.youtube.com/watch?v=a0J2gj80EVI

 

Enfin, le dernier pourrait être l’antidote aux deux précédents. J’ai découvert cette initiative sur le site internet du quotidien de l’écologie, Reporterre. Mélanie Laurent (oui, oui, l’actrice et réalisatrice française bien connue) et Cyril Dion (responsable d’une ONG) ont entrepris le tournage d’un documentaire ayant fait l’objet d’une campagne de financement sur Internet dont l’objectif est de montrer aux spectateurs les initiatives alternatives qui changent la vie à travers le Monde et qui contribuent ainsi à construire le Monde de « Demain ». La ministre de l’écologie a reçu les deux compères et leur a indiqué que le film serait diffusé devant les différents chefs d’Etats présents lors du sommet mondial sur le climat qui se tiendra en décembre 2015 à Paris. Un film qui appelle donc beaucoup d’espoirs et dont on espère ne pas être déçus. Peut-être sera t-il une réponse à la question posée pour conclure la précédente partie de mon développement. Le teaser, c’est par ici : https://www.youtube.com/watch?v=DHNnpgswImE

L’engagement n°59 se meurt et Jaurès doit se retourner dans sa tombe

L’engagement n°59 se meurt et Jaurès doit se retourner dans sa tombe

Adrien Quatennens – Lundi 28 Juillet 2014

Jamais qu’un reniement de plus

Ne faîtes pas semblant d’être surpris ! Ce n’est qu’un reniement de plus. François Hollande, quand il s’engage à ne pas augmenter l’âge de départ à la retraite l’augmente, de fait, par l’allongement de la durée de cotisation. François Hollande, quand il s’engage à renégocier le Traité européen sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance, ne le fait pas et s’aligne sur les politiques insufflées par la Commission Européenne pour garder son diplôme de bon élève de la classe Europe.  Par conséquent, ne nous étonnons pas si, François Hollande quand il s’engage à prendre « des initiatives pour favoriser, par de nouvelles négociations, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine » et à soutenir «la reconnaissance internationale de l’État palestinien » laisse en fait le gouvernement Valls s’abstenir de condamner l’intervention israélienne à Gaza alors que les Nations Unies n’hésitent pas à le faire.

Cet engagement était le 59ème d’une liste de 60 que nous avions reçue dans nos boîtes aux lettres en Avril-Mai 2012.

Ainsi, sans doute, pour François Hollande et le gouvernement Valls,  interdire des manifestations qui exigent la fin de l’intervention militaire et d’un massacre, c’est prendre « des initiatives pour favoriser, par de nouvelles négociations, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine » et soutenir « la reconnaissance internationale de l’Etat palestinien ». On apprécie l’originalité de la méthode.

Alors bien sûr, les projecteurs du grand spectacle médiatico-permanent n’ont rien trouvé de mieux à faire que de zoomer bien fort sur les actes de violence commis en marge de ces manifestations. Ces actes sont, certes, intolérables. Pour autant, le traitement médiatique de l’intervention militaire à Gaza laisse franchement à désirer.

Que croit faire de bon le gouvernement quand il interdit les manifestations, empêchant les citoyens d’exercer leur liberté d’expression ?

Voyons plutôt, la discipline et l’ordre des manifestations pacifiques autorisées et organisées. Elles n’ont qu’un seul mot d’ordre : Ca suffit ! Ca suffit les massacres ! Ca suffit la guerre ! Elles n’ont qu’un seul objectif : La paix !

Par les temps qui courent, dans le contexte géopolitique actuel, la recherche de paix dans le Monde demeure une priorité.

Jaurès doit se retourner dans sa tombe

La paix, il en est un auquel on pense en cette semaine de fin Juillet, qui s’est battu pendant les dix dernières années de sa vie pour qu’elle se maintienne. Il fût assassiné. La guerre ne fût point évitée.

Jean Jaurès, dont on commémore cette semaine le centenaire de sa mort, aurait bien à dire dans le contexte guerrier actuel.

De même, Jaurès doit se retourner dans sa tombe en entendant l’usage qui est fait de son nom. Hollande a ouvert la Valls il y a quelques mois en s’autoproclamant « successeur de Jaurès ». Manuel l’a depuis continuée en réutilisant le nom de Jaurès pour parler de son pacte de responsabilité.

Jaurès luttait pour un Socialisme abouti, il a obtenu il y a plus d’un siècle la loi fixant à 65 ans l’âge de départ à la retraite. Comment peut-on oser prétendre être son successeur quand on allonge l’âge de départ à la retraite à 66 ans un siècle plus tard ?!

Jaurès était un homme politique de Gauche, un vrai !

Il n’aurait sans doute pas toléré le quart de ce que fait le gouvernement actuel qui, sous une étiquette socialiste qui ne colle même plus, n’hésite parfois pas à faire pire que le gouvernement qui l’a précédé.

Il n’y a pas qu’au PS qu’on cite Jaurès. Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen l’ont aussi largement cité dans leurs meetings.

Si Jaurès les entendait, que dirait-il ?

A défaut de pouvoir l’entendre dire ce qu’il en dirait, souvenons plutôt de ce qu’il disait vraiment et, par exemple :

« Le Capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage »