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Le PG Nord-Pas-de-Calais Picardie soutient les « 8 de Goodyear »

Le PG Nord-Pas-de-Calais Picardie soutient les « 8 de Goodyear »

Le verdict est tombé : 8 ex-salariés de l’entreprise Goodyear installée à Amiens-Nord ont été condamnés à 24 mois de prison dont 9 mois fermes. Leur crime ? Avoir retenu un patron coupable d’avoir détruit une entreprise viable.
C’est une nouvelle gifle donnée à tous les travailleurs luttant pour la survie de leurs emplois. Cette condamnation est politique : c’est le pouvoir politique par la voix du procureur de la République qui a réclamé cette peine.
Cette décision de justice risque de créer un précédent terrible : qui osera désormais en France contester l’ordre établi par la société capitaliste si au final ceux qui combattent en première ligne sont aussi lourdement condamnés ?
Voilà le visage d’une justice à deux vitesses, d’une justice de classe. L’Histoire retiendra que sous Hollande on a beaucoup pardonné aux grandes multinationales, on les a même aidé, quand dans le même temps on criminalisait les travailleurs et les syndicalistes.
Le Parti de Gauche Nord-Pas-de-Calais Picardie exprime toute sa colère face à cette décision et apporte son total soutien aux « 8 de Goodyear » et à tous leurs camarades.
Le Parti de Gauche Nord-Pas-de-Calais Picardie, Marie-Laure Darrigade et Laurent Matejko , ex-chefs de file du PG aux élections régionales appellent les citoyens à manifester massivement leur solidarité avec les salariés condamnés par la justice.
Plus que jamais, ne lâchons rien !

Le PG Nord-Pas-de-Calais Picardie, membre du Front de Gauche.

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L’autre budget

L’autre budget

Lundi 29 Septembre 2014 | François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche

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Autrefois, il n’y a pas si longtemps, le débat budgétaire était le plus important d’une année parlementaire. Chacun, avec des jouteurs reconnus, se faisait fort d’y incarner le clivage gauche-droite. C’en est devenu la négation. Il s’est même trouvé des députés « de gauche », enfin du P « S », pour réclamer une ponction supplémentaire sur la consommation populaire à travers une hausse record de la TVA. A croire qu’ils préfèrent les satisfecit de la Commission européenne à ceux de leurs mandants. Sinon ils auraient applaudi la proposition de Sarkozy qui n’allait pas jusque-là. Seul Valls l’avait alors fait. Reconnaissons-lui le mérite de la continuité, en pire. Les autres avaient rebaptisé anti-sociale cette TVA pour mieux prendre le contre-pied de Sarkozy. Il ne fallait pas tout brouiller. Autrefois.

Le détail du budget Valls sera connu avec le Conseil des ministres de mercredi. Mais l’essentiel est déjà fixé. Il s’agit de l’argent pris au peuple au nom de la dette. Les 50 milliards d’ici 2017 claironnés par Hollande aux oreilles du Medef. Pour 2015, ce sont 21 milliards pour commencer : 7,3 dans les caisses de l’Etat, 3,7 dans celles des collectivités locales, 10 milliards dans la sécu. Tout en découle. C’est-à-dire des mesures d’austérité dont la seule justification est cette absurde règle comptable. La discussion porte sur la technique. L’impôt devient un auxiliaire de la rente : il est là pour faire rentrer l’argent qu’elle prélève. Passionnante discussion, à laquelle nous ne sacrifierons pas.

Car le résultat d’ensemble est déjà connu. Il ridiculise les pointages doctement compilés par les médiacrates et diverses officines « indépendantes » pendant la dernière présidentielle. Hollande avait promis de ramener le déficit public à 3% en 2013. On sait ce qu’il en fut. 4,2% cette année-là. Plus encore prévu pour l’année prochaine. La preuve est faite que l’austérité creuse les déficits. C’est pas faute de l’avoir annoncé dès le premier jour. Les prévisions de croissance faites par l’INSEE sont durablement faméliques. Et ne parlons pas de la fameuse courbe du chômage. C’est pourtant le chiffre qui pèse le plus sur le pays. Mais les savants pointages de Hollande lui avaient valu d’être raisonnable.

C’est donc un autre budget et une autre politique dont il faudrait parler. Il est urgent de soutenir la consommation populaire, de relancer l’activité par la planification écologique. Les propositions concrètes regorgent dans les contre-budgets du PG. Gageons que ce débat n’aura pas lieu. Le Parlement n’est plus le lieu où s’expriment et se structurent les contradictions qui traversent la société. C’est un Parlement de la Vème République. Vidé de toute substance. Juste bon à voter la confiance après avoir donné 5% tout mouillés au candidat Valls à la primaire. Il y manque trop de choses : des députés liés à leurs mandants, et donc fidèles à ceux-ci, un pluralisme véritable, des frondeurs qui préparent autre chose qu’un congrès du PS… Il est temps d’avoir un Parlement de la VIème République pour un autre budget, et une autre politique.

François Delapierre
Secrétaire national du Parti de Gauche

En finir avec le chômage, nous on peut !

 

En finir avec le chômage, nous on peut !

Jeudi 25 Septembre 2014 | Sylvie Aebischer et Boris Bilia

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Le taux de chômage atteint aujourd’hui des sommets : avec 9,7% de la population active, 10,2% DOM compris. La France compte aujourd’hui près de 6 millions de travailleurs inscrits en recherche d’emploi. Le chômage endémique depuis les années 1970… est bien confortable pour le système : la peur du chômage est une muselière efficace pour empêcher les travailleurs de revendiquer de nouveaux droits et des hausses de salaire et permettre au gouvernement allié du Medef de casser le droit du travail !

Il est temps d’en finir avec les potions libérales qui nous sont imposées depuis 30 ans, aussi inefficaces contre le chômage que favorables aux profits des grands groupes privés. Ce n’est pas la guerre aux chômeurs qu’il faut mener comme le bien mal nommé ministre du travail Rebsamen, c’est relancer l’activité et affronter le coût du capital. En finir avec le chômage, nous on peut !

1) En finir avec les seules exonérations de cotisation

Les politiques de l’emploi depuis 30 ans s’inspirent toujours du même schéma libéral : abaisser le « coût du travail » et augmenter la com-pé-ti-ti-vi-té. Et toujours le seul levier : les exonérations de cotisations sociales. Pourtant aucun consensus universitaire rigoureux n’a pu en démontrer l’efficacité ! La Cour des comptes et un récent rapport du Sénat en soulignent même le coût exorbitant, de l’ordre de 1,5 % du PIB et dépassant les 300 milliards de coût cumulé… pour un impact limité voire nul sur l’emploi. Pire, ces baisses de cotisation étant ciblées sur le SMIC et les plus bas salaires, elles entraînent les salaires vers le bas et sont mal ciblées, favorisant trop souvent des secteurs qui ne sont pas en difficulté ni soumis au dumping mondial. Il faut donc de revenir sur tout ce processus aveugle d’exonérations enclenché par Édouard Balladur en 1993 et suivi par les gouvernements Juppé, Fillon et Valls.

2) Le secteur public, un levier pour relancer l’emploi

Pour créer massivement des emplois, le secteur public s’avère décisif et efficace. Il est même économique quand on le compare au coût des dispositifs Hollande de type CICE ou pacte d’irresponsabilité). Le plus urgent est de revenir sur les 190 000 suppressions d’emplois opérées depuis 2007 (150 000 sous la droite et 40 000 déjà sous Hollande) et la titularisation des précaires de la fonction publique. Sur 5 ans, il est ensuite possible de créer plusieurs centaines de milliers d’emplois publics, en assumant un recrutement progressif et une formation de qualité. Des besoins énormes existent (écoles, universités, crèches, justice, police, douanes, etc.). Les fonctionnaires créés pourraient même rapporter à l’État dans certaines missions cruciales tels que les services fiscaux pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ou l’inspection du travail.

3) Relancer l’activité par la demande, une clé pour la création d’emploi

Les politiques libérales cherchent à opposer les travailleurs entre eux, comme si les droits acquis ou gagnés par les salariés se faisaient aux dépens des créations d’emploi. Or c’est tout le contraire ! La relance de l’économie par la demande accorde davantage de droits pour les travailleurs, de meilleurs salaires et conditions de travail… pour créer des emplois en créant un cercle vertueux.
Cette relance de l’activité par la demande passera d’abord par une hausse des salaires et des minima sociaux, la mise en place d’un salaire maximum et la limitation des écarts de salaires de 1 à 20 dans les entreprises. Elle passe aussi par la fin du gel des salaires des fonctionnaires et le rattrapage sur l’inflation depuis 2000 via une refonte de la grille des échelons des fonctionnaires. À titre d’exemple, le SMIC à 1700 euros permettra une hausse de salaire de 20 milliards d’euros pour les les plus modestes ; la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires représenterait une augmentation de la consommation à hauteur de 10 milliards d’euros. Ce sont de l’ordre de 240 000 emplois supplémentaires qui pourraient être ainsi créés en quelques mois ! La relance de l’économie par la demande revient aussi à mettre fin à la précarité et faire du CDI à temps plein la norme : c’est à cette condition que les salaires permettront de relancer la consommation.

Améliorer les conditions de travail des salariés, c’est aussi partager le temps de travail et par conséquent créer des emplois. C’est la raison pour laquelle nous proposons d’appliquer réellement les 35 heures pour tous et aller vers les 32 heures sur le modèle de la semaine de 4 jours… tout en revendiquant une 6ème semaine de congé payés et la retraite à 60 ans. Il y a là encore un gisement de plusieurs centaines de milliers d’emplois.

4) Relancer l’activité par l’investissement public et rompre avec le libre-échange

La relance de l’activité passe également par un investissement public massif et ciblé sur les besoins pour créer des emplois utiles et non délocalisables.

Investir, c’est créer des emplois !

Construire 200 000 logements chaque année, majoritairement destinés à l’habitat social, reviendrait à créer plus de 100 000 emplois. Mêmes résultats avec l’ouverture de 100 000 nouvelles places en crèche et le développement des transports collectifs. La transition énergétique, en s’appuyant sur les investissements dans le secteur des énergies renouvelables, la remise aux normes énergétiques des bâtiments, le développement de la géothermie, permettrait de créer plus de 700 000 emplois selon le scénario Négawatt. Le développement d’un nouveau modèle agricole permettrait, selon la confédération paysanne, la création de 300 000 emplois supplémentaires. Enfin le soutien au développement de l’économie sociale et solidaire permettra de combler les 150 000 postes vacants dans ce secteur. D’autres pistes restent encore à explorer, notamment l’économie de la mer.

Assumer le protectionnisme

Selon l’Insee, entre 2000 et 2005 les délocalisations ont entrainé la destruction de 36 000 emplois chaque année en France. Depuis la crise de 2008, ce sont 60 000 emplois qui sont supprimés tous les ans en raison des délocalisations. La reconstitution d’une capacité de production nationale est impossible sans de fortes mesures de protection commerciale. Le protectionnisme est donc un puissant levier pour réorienter la production et la consommation vers les besoins humains, compagnon logique de la planification écologique permettant d’instaurer des protections sociales et environnementales. C’est dans ce cadre que doit s’inscrire notre politique de création d’emplois !

Sarkozy à Lambersart : Le retour de l’Ile d’Elbe ?

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Communiqué de Presse du Parti de Gauche Nord

SARKOZY A LAMBERSART : LE RETOUR DE L’ILE D’ELBE ?

Jeudi 25 septembre. Nicolas Sarkozy, suivi de ses nombreuses « casseroles judiciaires » viendra se produire en spectacle à Lambersart. Vous avez aimé « Sarkozy I » ? Vous allez adorer « Sarko II le retour ».

Pendant ses 5 ans de mandat, qu’a-t-il fait de la France ? Le chômage a poursuivi sa course vers les sommets,-en particulier dans notre région-, les cadeaux fiscaux pour plus grandes entreprises se sont multipliés au détriment des artisans et PME, le code du travail et les droits sociaux ont été attaqués à la hache, les retraites gelées, le temps de travail dynamité, la France et l’UE ont vu leur politique de défense réintégrée à L’ OTAN étatsunienne. Bref, 5 années de Sarkozysme ont éparpillé la France « façon puzzle ».

Le plus triste dans l’histoire est sans doute que le président actuel continue le travail de sape néo-libéral entamé par son prédécesseur. Sur le côté, impatiente d’entrée en scène, Marine Le Pen trépigne et prospère face au spectacle d’un Etat renonçant à ses politiques sociales, à ses perspectives d’avenir. 

PS, FN, UMP participent à la farce qui se rejoue sous nos yeux de « citoyens-spectateurs ». C’est « la comédie de la Vème République » : « La politique-spectacle », un président tout puissant, un parlement-croupion, le cumul des mandats, le divorce entre le Peuple et ses représentants…

Le Parti de Gauche du Nord dénonce avec fermeté la nouvelle farce qui va se jouer demain à Lambersart. Cette volonté de recourir une fois de plus à un homme ou une femme providentielle est le symptôme d’un régime à bout de souffle. Place au peuple ! Les citoyens doivent redevenir les acteurs afin de passer à la VIème République !

Plutôt que de décongeler les vieilles politiques, le PG appelle tous les citoyens à préparer les assemblées constituantes de la future VIème République.

Il est plus que temps. Les salariés de Stora Enso -et de toutes les entreprises en lutte dans notre région- brisés par les politiques libérales n’attendent plus rien du show politique qui se prépare. Hollande, Sarkozy et Le Pen sont incapables d’imaginer un nouveau monde. Le Peuple, lui, peut !

Julien Poix, co-secrétaire départemental du Parti de Gauche Nord

06 86 93 08 47

pg59@lepartidegauche.fr twitter : PGNord Facebook : Parti de Gauche Nord

site : pgnord.wordpress.com

C’est maintenant à la rue de révoquer le gouvernement

C’est maintenant à la rue de révoquer le gouvernement

Mardi 16 Septembre 2014 |  Eric Coquerel, Secrétaire national à la coordination politique du PG

La brutalité et les menaces de l’exécutif ont payé.

Les députés, pourtant élus pour faire une politique inverse, ont accordé leur confiance au programme libéral de Manuel Valls. Quelle légitimité avaient-ils à le faire ?
Une minorité issue des rangs gouvernementaux s’est abstenue pour ne pas voter contre la confiance. Quelle cohérence est-ce là ?
Ceux qui voulaient faire naitre une majorité alternative dans cette assemblée comme nous le souhaitions ont échoué. Le verrouillage est total. La 5e République produit encore et toujours une majorité de députés godillots.

Sans majorité absolue le gouvernement Valls2 ressort cependant affaibli de la journée. Les choses sont donc maintenant claires : c’est dans les mobilisations et dans la rue qu’il revient de combattre ce gouvernement et ce régime anti-démocratique. Le Parti de Gauche soutiendra donc plus que jamais toutes les mobilisations sociales et écologiques à venir.

Mais il faut aller plus loin. C’est pourquoi le PG va proposer à ses partenaires l’idée d’une grande marche nationale à mi-mandat, pour voter dans la rue contre la confiance et exiger la révocation du gouvernement Valls et de la politique de François Hollande.

Le PG appelle à la mobilisation le 18 mars derrière les syndicats

Le PG appelle à la mobilisation le 18 mars derrière les syndicats

Mardi 18 Mars 2014 | Parti de Gauche

Le PG appelle à se mobiliser puissamment derrière les syndicats dans toute la France le 18 mars. Cette première mobilisation contre le pacte de « responsabilité » est d’une grande importance dans le rapport de force qu’il faudra construire. La plupart de ses dirigeants viendront saluer les manifestations

 

Rendez-vous ce mardi 18 mars à 14h30
Porte de Paris – Lillepour la manifestation unitaire

Une visite humiliante

Une visite humiliante

Lundi 10 Février 2014

  François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche

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Après Hollande néolibéral, voici Hollande atlantiste. Un nouvel « outing », comme on dit quand on est nord-américain.

L’image provoque d’abord un effet de déjà-vu. François Hollande va à son tour poser tout sourire aux côtés du président des Etats-Unis. Mais la banalité trompeuse du cliché ne doit pas faire oublier le nouvel « outing », atlantiste cette fois, qu’affirme sa visite.

D’abord il y a le contexte du déplacement. Hollande vient se coller tout sourire au chef d’une puissance qui écoute massivement notre peuple. On savait déjà que Valls s’en contrefichait. Le ministre chargé de protéger les Français n’a rien prévu, malgré les révélations sur l’ampleur du dispositif d’écoute états-uniens, pour restaurer nos capacités de contre-espionnage quasiment détruites lors de la fusion de la DST et des Renseignements généraux au sein d’une nouvelle direction mise au service quasi exclusif de la « guerre contre le terrorisme » décrétée par Washington. Leur utilité était pourtant avérée puisqu’elles permirent à Charles Pasqua de confondre et faire expulser des dizaines d’espions nord-américains en un temps où les grandes oreilles de la NSA n’existaient pas et où l’URSS existait encore. La visite de Hollande dans un tel moment proclame donc officiellement que ces pratiques de notre « allié » au détriment de l’économie, de la société et de la souveraineté du pays ne posent guère de problème aux autorités qui le représentent.

Nous avons aussi appris grâce au courage incroyable de Edward Snowden (qu’Hollande chercha à arrêter au prix du détournement de l’avion du président de la Bolivie) que Washington a mis sur écoute le téléphone de Merkel. Là encore Hollande n’a cure du traitement infligée à sa grande alliée. Ou plutôt si ! Merkel a pris ses distances avec les Etats-Unis, qualifiant par exemple d’inacceptable le « Fuck the EU » de Nuland, la responsable Europe au ministère des affaires étrangères US ? Hollande en profite pour courir chercher son diplôme de meilleur élève de la classe atlantiste ! La perspective d’une place sur le podium installé à Washington a eu instantanément raison de sa priorité en fer blanc à l’axe franco-allemand et à la construction européenne.

Et puis il y a le texte. Une tribune commune a été publiée lundi dans la presse de nos deux pays. On croirait que Hollande s’est contenté d’y apposer sa signature en échange de la photo porte-bonheur. Ce texte valide en effet totalement la vision du monde des dirigeants nord-américains, exaltant leur travail au sein du G8 et du G20, leur action pour la paix et la stabilité dans le monde ou célébrant encore l’importance des négociations engagées pour un grand marché transatlantique. Cruels, les dirigeants états-uniens ont placé dans ce pensum une phrase vantant le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. Cette décision de Sarkozy avait donné lieu à une motion de censure déposée par le PS. C’est Hollande en personne qui l’avait défendu ! Il déclarait notamment « l’OTAN est dans une fuite en avant, ses missions l’éloignent de ce qu’elle est et doit rester – une alliance militaire – pour la faire devenir l’organisation politique de l’Occident ».

Cette nouvelle humiliation prend la suite de l’épisode du retrait de la loi famille au lendemain de la Manif pour Tous. Dimanche Valls tonnait « la gauche doit se réveiller ». Le PS embrayait en appelant à une manif. Puis lundi Hollande offrait sur un plateau une victoire inespérée aux plus radicaux à droite en retirant la loi. Tout semble fait pour aboutir à ce Tea Party à la française annoncé par Valls. Un Tea Party qui permit justement la réélection d’Obama… L’atlantisme est un tout, l’alignement est donc total.