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Vallourec, Akers… menaces sur l’industrie et l’emploi dans le Nord

Le Samedi 5 mars près de 800 personnes ont répondu à l’appel des syndicats et ont manifesté dans les rues d’Aulnoye-Aymeries. La Parti de Gauche Nord et ses comités du Valenciennois-Avesnois et Cambrésis étaient présents pour soutenir le combat pour sa survie de toute une région.

Autrefois carrefour ferroviaire et pôle industriel dynamique la commune d’Aulnoye-Aymeries voit ses fleurons économiques menacés. Un plan de restructuration mondial du groupe Vallourec menace 180 emplois. L’hémorragie d’emplois continue dans le secteur sidérurgique et métallurgique: on se souvient de la fermeture de l’usine Sambre-et-Meuse, vendue aux enchères par les vautours. Aujourd’hui nombreux sont les camarades d’Aurélien Motte (ex-délégué CGT) qui n’ont toujours pas retrouvé de travail.
Déjà un nouveau combat débute : directement touchée par cette désorganisation du tissu industriel local une autre entreprise de métallurgie est menacée : Akers à Berlaimont. 100 emplois sont sur le point d’être supprimés. Verdict le 18 mars.
Le Parti de Gauche réitère le soutien affirmé avec force lors de la venue de Jean-Luc Mélenchon à Vallourec Saint-Saulve le jeudi 25 février. Il nous faut remettre le volontarisme au cœur de l’action politique : oui la France peut protéger ses ouvriers, ses industries, ses brevets.
Les salariés et les citoyens du bassin d’emploi d’Aulnoye ne baissent pas les bras et donnent rendez-vous au patronat et au gouvernement le 9 mars pour la grande grève générale. Soyons fiers d’être insoumis !

Julien Poix, secteur entreprises et luttes sociales PG Nord

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C’est la violence patronale qui brise la vie des travailleurs!

A l’heure ou le PS lance son référendum-mascarade sur « l’Union de la gauche », à l’heure où l’Ump de M. Bertrand propose d’interroger par référendum les citoyens sur le nom de notre future grande région (on croit rêver!), le Parti de gauche Valenciennois et le secteur entreprises et luttes sociales du PG 59 avaient choisi de donner la parole à ceux qui sont en première ligne face aux politiques destructrices du gouvernement: les travailleurs et les syndicalistes.

La réunion s’est tenue à Valenciennes. Elle s’est ouverte par un court extrait de l’interview récente de Xavier Mathieu, leader syndical des « Conti ». Face aux médias-chiens de garde il a fait la démonstration que la lutte paye quand elle dépasse le cadre de la légalité, surtout quand les exploiteurs s’abritent derrière celle-ci.

Plusieurs invités sont ensuite intervenus lors de cette soirée. Ils ont pu témoigner de la brutalisation accélérée du monde du travail et ont tous constatés le mur de violence et d’indifférence construit autour d’eux par le patronat et le gouvernement complice.

Ainsi Patrice Dayez, délégué sud-industries chez Ogura ( sous-traitant de l’automobile installé à Onnaing) est venu nous expliquer la situation de son entreprise. Nous l’avions rencontré lors d’un piquet de grève il y a plusieurs semaines. Il nous a hélas appris que lui et 9 de ses camarades avaient reçu leur lettre de licenciement. Jamais l’entreprise n’a écouté leurs remarques sur la nécessité urgente de diversifier la production et son carnet de clients.

Patrice Dayez, syndicaliste sud-industries chez Ogura Onnaing
Patrice Dayez, syndicaliste sud-industries chez Ogura Onnaing

C’est ensuite les parents d’un intérimaire de France assistance entreprise implantée dans la Sambre qui sont venus à la tribune. Embauchés en Emploi avenir avec les subsides de la région, ils ont été mis à la porte par un patron-voyou aujourd’hui condamné par la justice. Des mois de guérilla administrative ont été nécessaire pour obtenir cette condamnation. Une situation parfois insoutenable dûe à l’arrogance du patron mis en cause:  elle a conduit au suicide d’un des employés.

Des syndicalistes  sud-cheminots ont pour leur part fait le point sur la nouvelle convention Ter qui n’est pas respectée par la SNCF: les suppressions d’agents d’escales, ouvertures des gares à géométrie variable, menace sur les contrôleurs… Sur l’autel de l’austérité on sacrifie un outil indispensable à l’équilibre des territoires.

Des responsables locaux et départementaux du syndicat sud-cheminots étaient présents pour intervenir sur la nouvelle convention TER régionale
Des responsables locaux et départementaux du syndicat sud-cheminots étaient présents pour intervenir sur la nouvelle convention TER régionale

Les luttes de l »industrie étaient aussi au programme. Comment empêcher que notre région deviennent un désert industrielle tout en préservant la dignité des travailleurs et leur cadre de vie? Il faut remettre le volontarisme politique au goût du jour. Aurélien Motte, de la CGT Sambre-et Meuse, propose « une commission de contrôle des subventions données aux entreprises par le conseil régional associant les salariés et les syndicats ». En effet, plusieurs centaines de milliers d’euros avaient été donnés aux éventuels repreneurs de l’usine Sambre-et-Meuse de Feignies. Au final, après les coups de marteau fatidiques de la vente aux enchères, le repreneur va vendre à la découpe aux entreprises indiennes le matériel de l’usine. Et laisser une centaine d’ouvriers sur le carreau.

De gauche à droite: le père d'un des licenciés de France Assistance, Jean-Paul Renoux du secteur entreprises et luttes sociales du PG, Aurélien Motte, responsable syndicale CGT de Sambre-et-Meuse
De gauche à droite: le père d’un des licenciés de France Assistance, Jean-Paul Renoux du secteur entreprises et luttes sociales du PG, Aurélien Motte, responsable syndicale CGT de Sambre-et-Meuse

L’attente d’un débouché politique est forte. Tout comme la colère. Le rejet du système politique traditionnel est unanime.

Les syndicalistes ont pu interpeller plusieurs personnalités politiques qui avaient répondu présent à l’invitation du PG-FDG. Les questions de l’emploi, de l’industrie, de la formation ont été évoquées. Laurent Matejko, conseiller régional du Parti de Gauche-Front de Gauche, Sandrine Rousseau, candidate du Rassemblement ( EELV, Front de Gauche, Nouvelle Gauche Socialiste, Nouvelle Donne) ont pu témoigner de leur solidarité et débattre des solutions à trouver.

Le Parti de Gauche continue le combat sur le front des luttes. Plus que jamais il faut rassembler toutes les forces prêtent à renverser la table. Cette vague citoyenne naitra de ces luttes. C’est dans ce sens que le Parti de Gauche Nord a lancé depuis plusieurs mois un secteur entreprises et luttes sociales en liaison étroite avec  Philippe Juraver et Jean-Paul Renoux responsables nationaux. Merci à Jean-Paul Renoux pour son soutien et sa présence, merci à Françoise Dupont et à tous les camarades du Valenciennois pour leur courage et leur implication dans les luttes. On lâche rien!

Julien Poix, responsable du secteur entreprises et luttes sociales du PG Nord-membre du Front de Gauche

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