Archives du mot-clé licenciements

Fives Industries: « Non à la fermeture, non aux licenciements, 100%de reclassements »

« NON A LA FERMETURE DE FIVES INDUSTRIES (59), ZERO LICENCIEMENTS, 100% DE RECLASSEMENTS »

Ce mardi 3 mai 2016, une délégation du secteur entreprises et luttes sociales du Parti de Gauche Nord a rencontré les représentants CGT de Fives Industries. L’occasion pour le Parti de Gauche d’apporter son plein appui à la lutte menée depuis des semaines par les 68 salariés.

IMG_20160503_125059.jpg

Le Groupe Fives Industries est un groupe international d’envergure. Il compte 8300 employés répartis en 100 implantations à travers le monde. Il a généré en une année 1, 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires ! Le site installé à Noyelles-les-Seclin (Nord, 59) est centré sur la production d’équipements, des pièces de rechange pour l’industrie sidérurgique, de cage de laminoirs, de descentes étanches pour l’exploitation pétrolière, de tuyaux, de pièces et châssis de différentes tailles. Fives industries possède à l’heure actuelle un carnet de commande bien rempli (500000 /an) et travaille régulièrement avec des grands noms de l’industrie mondiale : AREVA, SHELL… Enfin, en complément de la partie production, le site dispose d’un secteur « Ingénierie » et « Recherche et développement » bien développé regroupant 50 % des employés.

Par ailleurs, les salariés du site sont les détenteurs d’un savoir-faire unique au sein de leur groupe : ils sont les seuls à pouvoir fabriquer des pièces de très grand format et de plusieurs tonnes. Autre atout, un secteur « Recherche et Développement » performant qui travaille actuellement avec l’entreprise SHELL sur un nouveau prototype de machine de pompage pour les stations pétrolières. On est bien loin du portrait d’une entreprise sur le déclin. Et pourtant…

Pourtant, le président du groupe M. Frédéric Sanchez a décidé que le site de Noyelles n’avait pas d’avenir. Le verdict est tombé brutalement après l’arrivée d’un nouveau directeur, M. Begin, qui semble tout juste nommé pour « liquider » la boite.  Mais qui est M. Sanchez ? Vous le connaissez sans doute : vice-président du MEDEF dont il est le responsable de la branche internationale, M. Sanchez fait partie du groupe constitué par le gouvernement Valls-Hollande pour « réindustrialiser » la France !

Est-ce cela M. Sanchez, M. Hollande, M. Valls votre vision de la réindustrialisation de la France ? Supprimer des emplois d’un coup de stylo, détruire les savoir-faire irremplaçables et disperser les brevets et machines aux « quatre vents » ?

IMG_20160428_152652.jpg

Le Parti de Gauche soutient et relaye les revendications de la CGT Fives Industries : «  Non à la fermeture du site, non aux licenciements, 100% de reclassements ».Le PG salue la détermination des salariés de Fives Industries. Nous appelons à mise en place en urgence d’une politique de planification industrielle et écologique au niveau européen. L’industrie française peut et doit jouer un rôle dans la transition énergétique qui doit être mise en place au plus vite pour sauver notre planète.  La transition énergétique, le développement de l’éolien et de la géothermie ne se fera pas sans les savoir-faire des ouvriers et techniciens de Fives-Industries à Noyelles. Mobilisons-nous à leurs côtés pour gagner ce combat pour l’avenir!

Julien Poix, responsable départemental du secteur entreprises et luttes sociales du Parti de Gauche Nord

jlm

Publicités

Licenciés pour avoir fait grève: poisson d’Avril?

Communiqué du Parti de Gauche Nord- secteur entreprises et luttes sociales

Licenciés pour avoir fait grève: poisson d’avril ?

Patrick Turpin, Sébastien Bernard et Pascal Poiret, tous trois militants CGT et salariés des Fonderies du Nord à Hazebrouck (59) ont reçu leur lettre de mise à pied. Selon leur employeur, ils ont commis une faute. Leur crime ? C’est d’avoir participé à la grève du 31 mars contre la loi El-Khomri. Les 3 camarades avaient pourtant prévenu leur employeur dans les délais prévus par la loi !

Le Parti de Gauche considère les sanctions comme une manœuvre d’intimidation patronale alors que le mouvement contre la loi «  Travail » s’amplifie partout. C’est une entrave inacceptable au droit de grève.

Le PG apporte son total soutien et son entière solidarité aux 3 salariés des Fonderies du Nord. Il dénonce la répression syndicale dont sont victimes les camarades de la CGT. Nous appelons les citoyens à se mobiliser pour affirmer publiquement leur solidarité. Un rassemblement  de soutien est organisé par la CGT : vendredi 8 avril de 9h à 12h devant les Fonderies du Nord à Hazebrouck  (59190), 89 rue de Merville.

Pour le Parti de Gauche Nord,

Julien Poix, secteur entreprises et luttes sociales

Jocelyne Dubois et Ugo Bernalicis, co-secrétaires départementaux du Parti de Gauche

25386676043_542419207d

photo: La Voix du Nord

Suppression des seuils sociaux : le gouvernement une fois de plus contre les salariés

Suppression des seuils sociaux : le gouvernement une fois de plus contre les salariés

Mercredi 28 Mai 2014

Guillaume Etievant, Secrétaire National à l’économie et au travail du Parti de Gauche

Le gouvernement ne tire décidément aucune conclusion du vote du week-end dernier. Il compte poursuivre ses réformes néo-libérales, comme si rien ne s’était passé. Après la LSE ( Loi sur la Sécurisation de l’Emploi) de l’année dernière qui a largement rogné sur le droit d’information/consultation des comités d’entreprise, François Rebsamen veut aller encore plus loin dans les attaques contre le droit du travail.

Le ministre du travail vient en effet de proposer de suspendre pendant trois ans les obligations légales qui s’imposent aux entreprises pour la création des institutions représentatives du personnel. S’il arrive à ses fins, les entreprises passant de 9 à 10 salariés ne seront plus obligées de créer des délégués du personnel et celles passant de 49 à 50 de mettre en place des Comités d’entreprises.

La CFDT, la CFE CGC et la CFTC, déjà signataires de l’accord ayant permis la LSE, ne sont pas opposées à aborder ce sujet lors de la conférence sociale des 8 et 9 juillet, si elles obtiennent des compromis en échange.

Si cette réforme était mise en place, elle constituerait un recul considérable des droits des salariés. Après avoir détricoté les prérogatives des Comités d’entreprise, le gouvernement veut désormais les faire tout simplement disparaitre. Cela mettrait les salariés dans des situations de précarité considérable et n’aurait aucun impact positif sur l’emploi. L’ensemble des études de l’INSEE sur la question démontrent en effet que les obligations pesant sur les entreprises ont très peu d’impact sur leurs embauches.

C’est pourtant tout l’inverse qu’il faudrait faire. Il y a urgence à sécuriser les salariés, par la création d’un droit de veto des comités d’entreprise sur toutes les décisions stratégiques et par l’interdiction des licenciements économiques dans les entreprises en bonne santé financière. Le droit du travail doit être renforcé et redevenir la norme qui domine toutes les autres pour ainsi protéger les salariés contre les méfaits des actionnaires.

Guillaume Etiévant, Secrétaire National à l’économie et au travail