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STOP TAFTA! LE SAMEDI 18 AVRIL, TOUS SUR LE PONT!

Une journée de mobilisation internationale est organisée ce samedi 18 avril 2015 dans toute l’Europe pour réaffirmer l’opposition des citoyens au Traité de Libre-échange transatlantique.  Dans le dos des peuples, les négociations se poursuivent avec à la clé le démantèlement de notre système social, de notre économie, du droit du travail. Ce traité engage l’Europe sur la voie de garage d’un capitalisme débridé: ouverture à la concurrence à toutes les échelles administratives, installation de tribunaux d’arbitrage privés ayant primauté sur la justice des États… Le TAFTA va également encourager la dégradation de notre environnement: arrivée des OGM, exploitation des gaz de couches et de schiste.

C’est enfin la politique étrangère de l’Europe qui va se retrouver à la remorque des USA!

Nous ne pouvons l’accepter.

Vous l’aurez compris: l’urgence est à la mobilisation! Le Parti de Gauche Nord appelle les citoyens à rejoindre massivement les cortèges festifs organisés par les collectifs STOP TAFTA.  Dans la région, rendez-vous à:

– Dunkerque, le samedi 18 avril à 10h30

-Lille, samedi 18 avril à14h30, Grand’Place

Julien Poix, co-secrétaire départemental du PG Nord

Vite, faire autrement!

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Vite, faire autrement !

Adrien QUATENNENS – Mardi 9 décembre 2014

La toile de fond

 

Nous venons de passer la mi-mandat d’un Président de droite. Assez des étiquettes et des mots usurpés, parlons des faits ! Dans les faits, la politique menée, les choix économiques réalisés sont de droite. Non seulement, ils sont de droite mais, sans surprise, ça ne marche toujours pas. Pour ne pas redire le déjà dit, nous ne prendrons qu’un seul exemple : le chômage continue son ascension.

Le budget qui vient d’être voté est le budget le plus restrictif depuis la libération. Depuis cinq ans déjà les dépenses publiques augmentaient moins vite mais, cette fois, elles baissent carrément. C’est un budget d’austérité. Elles ne baissent pas parce qu’il y a moins de richesses dans ce pays, c’est tout le contraire ! Elles baissent parce que notre gouvernement, sous les injonctions de Bruxelles, est persuadé que c’est en coupant dans les dépenses, en présentant d’immondes sacrifices comme du courage, que la machine va se remettre en route. C’est donc la course au moins-disant social sous couvert de com-pé-ti-ti-vi-té. Mais ça ne marche pas ! Plutôt que la reprise, c’est la récession qui pointe le bout de son nez. Même l’Allemagne qui ne cesse d’être présentée comme un modèle connaît un grand ralentissement économique.

Un modèle qui n’en est pasun

Il serait d’ailleurs temps qu’on cesse de nous rabattre les oreilles avec le « modèle allemand ». L’Allemagne n’est pas un modèle économique ! D’abord parce qu’une économie basée essentiellement sur l’export est une aberration écologique mais aussi et surtout parce qu’il faut voir la pauvreté et l’immense précarité derrière les chiffres de l’économie allemande (chiffres qui, on l’a dit, ne sont d’ailleurs plus ce qu’ils étaient). Respectons-nous, mais qu’on cesse de faire de l’Allemagne un modèle qu’il faudrait à tout prix appliquer en France ! La politique allemande est la politique de Madame Merkel. C’est-à-dire une politique de droite qui répond à un électorat vieillissant qui dispose de retraites par capitalisation et a donc besoin d’un euro fort et de hauts niveaux de dividendes pour prospérer. En Allemagne le taux de natalité est bas. Ce n’est pas notre cas ! Nous avons une population jeune, nous serons bientôt la première population européenne en nombre, nous ne pouvons pas appliquer cette politique qui en plus ne marche pas ! Que Madame Merkel s’occupe du redressement de l’Allemagne mais qu’elle cesse de donner des leçons à la France ! C’est la teneur des propos de Jean-Luc Mélenchon, faisant suite à l’intervention de trop de Madame Merkel sur la France à laquelle il répondait cette semaine : « Maul zu, Frau Merkel ! Frankreich ist frei. Occupez-vous de vos pauvres et de vos équipements en ruines ! ».

La « main invisible du marché » ne va pas d’elle même résoudre ses contradictions. L’austérité n’amène rien d’autre que l’austérité, sinon la récession. Ce parfum a des relents des années 30. Il représente un danger pour la paix, il ne tient pas compte de l’urgence écologique, il aggrave la crise sociale, le chômage et la précarité. Ajoutez à cela la déviance des citoyens à l’égard des politiques qui apparaissent non seulement comme incapables de régler leurs problèmes mais dont le petit monde del’entre-soi laisse désormais entrevoir ses nombreuses affaires qui dégoutent, et la pente s’en retrouve bien savonneuse ! Ce monde là est en train de s’écrouler et sa chute va se précipiter avec les conséquences de ces politiques qui ne répondent pas aux urgences, ni aux défis de notre temps.

L’inévitable recomposition du champ politique

Cette chute, ce monde qui s’écroule, va appeler à une recomposition du champ politique. Le Parti de Gauche est né de ce risque qu’il n’y ait plus de gauche dans ce pays après que le Parti Socialiste ait achevé sa mue libérale. La recomposition du champ politique face à l’écroulement du vieux monde peut se faire de deux côtés différents. C’est l’image des deux versants du volcan. En Grèce avec Syriza (qu’on peut comparer au Front de Gauche) et plus encore en Espagne avec Podemos (qui agit par et pour le Peuple), le volcan semble s’ouvrir du bon côté. En France, le volcan s’ouvre du côté opposé, celui du Front National.

Pendant longtemps, pour les forces politiques traditionnelles dont le Parti Socialiste, le Front National a représenté un diable de confort qui pouvait monter du moment qu’au second tour, le « vote utile » fonctionnait. Mais, sur fond de récession, la percée du Front National s’accélère et, à force de le laisser prospérer, il finit par apparaître comme une alternative. Aussi, nous devons avoir l’honnêteté de dire que l’idée que Marine Le Pen gagne aux prochaines élections présidentielles est tout à fait possible. Hollande pense qu’il va réussir à la battre au deuxième tour. Rien n’est moins certain. Nous devons donc prendre nos responsabilités. Le Parti de Gauche ne se dérobera pas aux siennes. Nous continuons à dire que le problème ce n’est pas l’immigré mais le financier !

Le Parti de Gauche dans cette recomposition

Le Parti de Gauche fondé par Jean-Luc Mélenchon (après sa sortie avec fracas du Parti Socialiste) vient de fêter ses six ans. Nous sommes d’une tradition volontariste. Nous pensons que le futur n’est pas écrit mais qu’il dépend de la manière dont on peut agir. Nous disposons d’un programme et d’une doctrine fruits d’un travail au long cours et seule capable de répondre à la crise sociale et écologique : L’écosocialisme. Nous disposons d’une méthode : La Révolution citoyenne, par les urnes, avec des bulletins de vote. Avec la construction du Front de Gauche, rassemblement de plusieurs partis politiques, nous avons redonné de la couleur à l’autre Gauche en la sortant des méandres dans lesquels elle s’enfonçait. Au Parti de Gauche, nous ne nous battons pas pour notre étiquette mais pour un idéal. Nous sommes prêts à mettre de côté notre carte de Parti (dont nous sommes pourtant fiers) si c’est pour nous mettre au service d’une idée qui nous dépasse. De plus, nous nous mettons en situation de gouverner le pays. Nos programmes et nos productions nous permettent d’agir sans attendre le jour où nous aurons à le faire, puisque c’est là notre principal objectif.

Après la très bonne campagne de 2012 de Jean-Luc Mélenchon qui a obtenu 11% aux élections présidentielles (17% dans les sondages avant la dernière semaine d’opération « vote utile »), nous avons appelé à battre Nicolas Sarkozy. Après la mi-mandat de François Hollande qui à renier la plupart de ses engagements, nous savons qu’il nous faut passer à une autre étape. Quelles solutions avons-nous ? Ou plutôt, quelles solutions n’avons-nous pas ?

Jusqu’à un passé récent, nous pensions qu’il était possible de faire émerger une majorité alternative à l’Assemblée. Le vote de confiance puis le vote du budget nous ont prouvés le contraire. De plus, les frondeurs étant minoritaires, ils ne représentent pas non plus la solution. Nous n’avons plus rien à attendre du Parti Socialiste et même de son congrès du mois de Juin dont certains croient qu’il pourrait sonner le retour de la Gauche en son sein. Selon nous, ce ne sera pas le cas. Les libéraux de Gauche sont avant tout des libéraux !

Nous avons également pensé un temps que, face aux vols des mots par Hollande et Valls qui se disent de Gauche, il fallait nous présenter comme « la vraie Gauche ». Nous pensions cela car il est vrai qu’en gros, encore un tiers des électeurs se réclament de la Gauche. Il y aurait donc un intérêt à montrer l’alternative que représente « la vraie Gauche ». En réalité, cela ne marche pas non plus. L’enjeu est ailleurs, car si un tiers de l’électorat se réclame de Gauche et un autre tiers de droite, l’enjeu se situe dans le tiers qui constitue ce grand marais d’indécis, ces gens pour qui, la gauche et la droite, finalement, c’est pareil. C’est à eux que nous devons nous adresser aussi et peut-être d’abord ! Et nous n’irons pas les chercher avec l’étiquette « Gauche », même si nous savons que nous la portons dignement, nous ! En effet, pour ce tiers là (et de plus en plus pour la grande masse du Peuple), ce sont les partis politiques eux-mêmes qui sont à rejeter. Les partis politiques, Bruxelles, le système…  Alors, comment fait-on pour les convaincre quand on est un parti politique et qu’on porte en plus comme nom  le« Parti de Gauche » ?

Quelle méthode ?

 

En Espagne, Podemos (en français « Nous pouvons ») devient la première force du pays. Nous devons nous en inspirer car ils ont une belle longueur d’avance sur nous. Podemos est la formation politique issue du mouvement des Indignés. Les ravages de la crise et de l’austérité additionnés à la corruption des formations politiques traditionnelles expliquent en grande partie sa montée en puissance. Mais Podemos ne joue pas à « la vraie gauche ». Au contraire, il dit « le système n’a pas peur de la gauche, il a peur du Peuple ! ». Podemos renouvèle de fond en comble la politique, jusque dans les manières de faire. Il rejette le système et construit une force alternative par et pour le Peuple au delà du clivage historique gauche/droite. Podemos balaye également les partis politiques traditionnels eux-mêmes.

Si ça fonctionne en Espagne, pourquoi cela ne fonctionnerait pas en France alors que le programme politique de Podemos est sensiblement identique à celui que nous défendons avec le Parti de Gauche dans le Front de Gauche (taxation plus importante des plus riches, partage des richesses, souveraineté populaire etc…) ? C’est dans la méthode et la pratique que se trouve la réponse à cette question, pas sur le fond. Sur le fond, le programme « l’Humain d’Abord » du Front de Gauche pour l’élection présidentielle de 2012 est le bon programme. De même que l’écosocialisme défendu par le Parti de Gauche est l’aboutissement théorique qui permet d’apporter la réponse à la crise sociale et écologique. Mais la méthode Podemos est bien différente. C’est une démocratie participative aboutie qui part du bas. Des assemblées citoyennes en permanence, des réseaux sociaux dédiés à la démocratie participative, des prises de décisions collectives par le Peuple. La méthode Podemos, ce n’est pas faire de la politique à la place des citoyens. C’est se mettre au service des citoyens pour qu’ils s’impliquent, pour qu’ils réinvestissent la politique, pour qu’ils s’occupent de leurs affaires à la place de ceux qui sont incapables de le faire ! Voilà ce que nous devons faire : de la politique par et pour le Peuple ! En Grèce, Syriza gagne du terrain sur un modèle plutôt Front de Gauche. En France, depuis la campagne présidentielle, le modèle Front de Gauche peine à aller au delà. C’est pourtant à cela qu’il est urgent de travailler : aller, avec le Front de Gauche, au delà du Front de Gauche pour constituer le Front du Peuple qui était et qui demeure notre objectif. Finalement, tout cela est assez logique. Sur le fond, ce que nous voulons c’est changer le système. Comment prétendre le faire et être crédible si sur la forme et dans notre façon de faire de la politique nous ne sommes pas capables de changer notre propre système ?

Allons-y !

 

Il faut donc dès maintenant nous mettre en dynamique. Il faut fédérer le Peuple car l’implication populaire est la clé face aux politiques qui ne fonctionnent pas et face à l’oligarchie qui tient le pouvoir. « Par et Pour le Peuple » doit être notre ligne de conduite, c’est d’ailleurs le titre de la nouvelle résolution politique adoptée par le Parti de Gauche  lorsde son Conseil National du 29 et 30 Novembre dernier.

Dans le pays, on le voit bien, il y a une aspiration syndicale et associative à l’union des formations politiques à la Gauche du Parti Socialiste. Nous devons y travailler. De même,  nous ne devons pas effacer ce que nous avons déjà construit mais nous devons d’urgence aller au delà. On voit bien que ce pays en a les ressources. C’est le cas face à l’austérité, avec le collectif 3A qui regroupe des syndicats, des associations, des partis politiques de gauche et des citoyens en désaccord avec la politique du gouvernement. C’est le cas aussi avec les Zones à Défendre qui se mettent en place face aux Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII) comme Notre-Dame-Des-Landes, le barrage de Sivens ou le Center Parcs en Isère.

L’austérité, la perte de souveraineté populaire et l’exigence écologique sont les principales préoccupations auxquelles nous devons répondre. Nous en faisons la synthèse avec le Mouvement pour la 6ème République (www.m6r.fr) lancé par Jean-Luc Mélenchon. Le Mouvement pour la 6ème République doit constituer un moyen de prise de pouvoir. Il ne s’agit pas que d’une question institutionnelle. La 6èmeRépublique pose la question du pouvoir en politique qui ne doit plus être le métier de quelques uns mais accessible au grand nombre. Elle pose la question du pouvoir dans les entreprises, la question de la propriété du capital, la question sociale, l’anticapitalisme, la question de la souveraineté populaire, la question écologique. La 6ème République est le moyen, par la Constituante, de renverser la table, de tout remettre à plat et de redéfinir collectivement, par l’implication du grand nombre en politique, la règle du jeu. C’est tout l’opposé de ce que représentent les forces politiques attachées au vieux monde et à la 5ème République que sont le FN, le PS et l’UMP. Nous devons donc marcher sur nos deux jambes : aller chercher le nouveau monde (la 6ème République démocratique, sociale et écologique) en nous appuyant sur les cadres existants déjà (sur le modèle des collectifs qui réunissent citoyens, associations, syndicats et partis politiques).

Traduisons pour les prochaines échéances électorales !

 

2017 est l’élection qui obnubile tous les commentateurs. Nous le savons bien, elle constitue notre objectif principal car elle nous permettrait de changer de politique, de mettre fin aux souffrances du Peuple, de lui redonner le pouvoir et d’impulser la relance de notre économie en répondant à l’urgence climatique par la transition écologique. Le plus tôt nous arriverons au pouvoir, le mieux cela sera pour les français, pour la France, pour l’Europe et par effet de retentissement pour l’Humanité. Mais nous n’y arriverons pas par un claquement de doigts. Déjà Sarkozy courre dans tous les sens pour remonter sur le trône et faire pire qu’Hollande, déjà Marine Le Pen se verrait bien Présidente avec les pouvoirs exceptionnels conférés par la Cinquième République pour appliquer son programme. Pour nous, en 2017, le candidat sera la 6ème République !

D’ici à 2017, nous avons deux échéances électorales. Il est impensable et impossible que ces deux échéances ne préfigurent pas de ce que nous voulons faire en 2017. Il faut commencer la méthode dès maintenant avec les élections départementales de Mars 2015 et les élections régionales de Décembre 2015. Il faut que ces deux échéances illustrent ce que nous souhaitons mettre en place.

L’élection départementale de Mars 2015 est difficile pour nous. D’abord parce qu’elle vient vite. Ensuite parce que le redécoupage territorial qui s’applique à ce scrutin rend la tâche encore plus complexe. Mais on ne peut pas contourner cette élection. On ne peut pas la contourner car à n’en pas douter,le Front National, lui, ne la contournera pas. Il va mobiliser ses électeurs.

Si on ne veut pas qu’au soir de l’annonce des résultats, les journaux télévisés ne focalisent que sur la percée du Front National et de la droite et l’effondrement du Parti Socialiste, il nous faut envoyer un signal positif.

Pour cela, le Parti de Gauche lance un appel à toutes les forces citoyennes en désaccord avec la politique du gouvernement et qui luttent contre l’austérité. Nous appelons nos partenaires du Front de Gauche à entendre cet appel mais aussi Europe Ecologie Les Verts (EELV), le Nouveau Parti Anticapitalistes (NPA), Nouvelle Donne et tous les partis politiques de gauche en désaccord avec le gouvernement. Cependant, si l’élargissement du Front de Gauche et de nouvelles alliances politiques sont nécessaires, nous savons qu’elles ne sont pas suffisantes, loin de là ! Il ne faut pas seulement fédérer les partis politiques de Gauche. Ce que nous devons faire ne se résume pas à un accord de politiciens ! C’est le Peuple qu’il faut fédérer. C’est pourquoi notre appel s’adresse aussi et surtout aux Citoyens qui voudraient se présenter (marchez devant si vous le voulez, nous, les partis politiques marcheront derrière, porterons vos valises !), aux associations et aux syndicats. Ouvrons vite le dialogue entre nous en vue des élections départementales ! Nous devons faire émerger une alternative à la politique gouvernementale. Le Parti de Gauche appelle à une dynamique et des candidatures citoyennes de rassemblement.

Sur cette base, nous proposons que ces candidatures s’articulent autour d’une charte et d’un label basés sur des principes communs comme les suivants :

–      Une autonomie totale vis-à-vis du Parti Socialiste, Parti qui symbolise désormais l’austérité

–      Une rupture avec les politiques d’austérité

–      Le refus du productivisme

–      Le refus de la réforme territoriale

–      Le placement au cœur du débat et des politiques départementales des questions de l’emploi durable, des politiques sociales et écologiques en veillant à combattre les disparités territoriales

–      Redonner le pouvoir aux citoyens par la mise en place d’Assemblées Citoyennes dans les cantons, associant toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette démarche, pour co-élaborer le projet et construire la liste des candidats

Ce sont les citoyens qui doivent pouvoir décider de qui va les représenter à ces élections et avec quel programme ! Eux-mêmes doivent pouvoir se présenter s’ils le souhaitent auquel cas nous les encouragerons dans cette démarche.

Les élections départementales de Mars 2015 et les élections régionales de Décembre 2015 doivent donner à voir ce que nous voulons faire en 2017 avec la 6ème République.

« Nous le Peuple », le réseau citoyen du M6R

Au delà de cet appel pour les prochaines échéances électorales, le Parti de Gauche poursuit son action en faveur de l’écosocialisme et lance sa campagne sur les 15 mesures d’urgences sociales et écologiques. De plus, le Parti de Gauche soutient avec vigueur le Mouvement pour la 6èmeRépublique qui, en moins de trois mois d’existence, à recueilli plus de 70 000 signataires favorables à une Assemblée Constituante pour une 6èmeRépublique démocratique, sociale et écologique. Ce Mouvement dépasse largement le cadre de nos partis politiques, c’est un mouvement citoyen qui a pour objectif de rendre majoritaire d’ici à 2017 l’idée de la nécessité d’une 6èmeRépublique dans notre pays.

Ce mouvement a été lancé par Jean-Luc Mélenchon. Pour autant, le souhait de Jean-Luc Mélenchon et du comité d’initiatives composé des premiers signataires est que le Mouvement prenne vite son autonomie. Cette autonomie va être rendue possible par le lancement d’un réseau citoyen : « Nous le Peuple ».

« Nous le Peuple », le réseau citoyen du M6R sera lancé Mercredi 10 Décembre à 10h30 sur le site Internet du Mouvement pour la 6èmeRépublique (www.m6r.fr). Cet outil permettra à tous les signataires du Mouvement de débattre, de faire des propositions, de voter sur ces propositions et de commencer à se rencontrer localement.  Ainsi, chacun pourra être acteur du Mouvement et participer à la prise de décision collective. Ce réseau inédit est le fruit du travail de celles et ceux qui ont proposé leur aide technique de manière auto-organisée. Ce nouvel outil sera amélioré en permanence et intégrera, dans la mesure du possible, les propositions des citoyens pour le faire évoluer.

« Nous le Peuple » sera tout à la fois un réseau citoyen, une agora numérique, une plateforme collective et posera ainsi les bases de la convocation d’une Assemblée Constituante dont notre pays a tant besoin !

Le Mercredi 10 Décembre, dès 10h30, rejoignez le Mouvement pour la 6èmeRépublique et participez au nouveau réseau citoyen, « Nous le Peuple » !

Après lecture de ce (trop) long article, voilà mille et une raisons de se mettre en Mouvement. Alors en avant !

Adrien QUATENNENS

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MARTINE AUBRY: LE SOCIAL-LIBERALISME A VISAGE (MOINS IN)HUMAIN

Martine la " Frondeuse" en compagnie du très "contestataire" Patrick Kanner son fidèle lieutenant devenu ministre de la Ville...
Martine la  » Frondeuse » en compagnie du très « contestataire » Patrick Kanner son fidèle lieutenant devenu ministre de la Ville…

Une lecture superficielle des prises de position récentes de Martine AUBRY pourrait laisser penser qu’elles tranchent radicalement avec la politique du gouvernement Valls / Hollande. A lire la contribution déposée par Martine AUBRY dans le cadre du congrès du Parti Socialiste on mesure que la réalité est tout autre.
Certes, on y retrouve quelques prises de position progressistes : défense des 35 heures, du repos dominical, des seuils sociaux,… Toutefois, dès lors qu’il s’agit de politique économique ou de politique fiscale, les propositions de Martine AUBRY sont floues ou marquées du sceau de la pensée unique :
– Elles ne remettent pas en cause le « chantage compétitif ». Le CICE serait maintenu pour moitié, l’autre moitié allant au soutien de la demande,
– La réforme fiscale se limiterait à un replâtrage du système actuel : CSCG plus progressive, fusionnée avec l’Impôt sur le Revenu et verdissement des taxes sur la consommation,
– Elles recyclent de vieilles recettes qui ont fait la preuve de leurs insuffisances : emplois aidés, soutien au BTP,…
Martine AUBRY serait plus crédible si sa politique municipale tranchait vraiment avec l’orientation libérale du gouvernement : politique fiscale injuste, partenariat public – privé pour le grand stade,…
Bien qu’elle s’en défende, Martine AUBRY ne rompt pas véritablement avec le social – libéralisme de Manuel VALLS !

Le Parti de Gauche défend, au contraire, des propositions rompant pour de bon avec le libéralisme et les politiques d’austérité. Il lance une campagne nationale défendant 15 mesures d’urgence, parmi lesquelles :
– L’interdiction des licenciements dans les entreprises réalisant des profits,
– L’Instauration d’un protectionnisme solidaire avec des taxes aux frontières notamment sur les produits dont la fabrication ne répond pas aux normes sociales et environnementales françaises,
– La création d’un pôle public de l’énergie et d’un pôle public des transports,
– La création d’un pôle financier public avec la nationalisation des principales banques françaises,
– Le SMIC à 1 700 € bruts et le retour à la retraite à 60 ans.

Pour le Parti de Gauche de Lille Métropole
Sébastien POLVECHE, co – secrétaire du comité PG de Lille Métropole

L’ère est venue ! Adrien QUATENNENS – Jeudi 16 Octobre 2014

Les voleurs de mots

Hollande, Valls, Macron et toute la bande sont allés au bout du bout du reniement.

C’est pire que Sarkozy, la honte en plus car Hollande, nous l’avons élu. Alors bien sûr, nous n’avions pas voté POUR Hollande. Nous avions voté CONTRE Sarkozy, mais quand même…

Si l’autre Gauche ne se faisait pas d’illusion sur la politique que ceux-là appliqueraient, jamais nous n’avions anticipé un tel niveau de reniement.

Jamais nous n’avions imaginé que les engagements pris seraient à ce point et si rapidement foulés aux pieds et pire, que la direction prise par ce gouvernement serait littéralement opposée à ce pourquoi Hollande a été élu.

Ainsi, le candidat qui clamait « mon ennemi, c’est la finance » est devenu le Président de la République dont le Premier Ministre passe son temps à courir les hauts lieux du prétendu ennemi (le Medef, la City…) pour lui déclarer son amour.

Cela sous les yeux ébahis de citoyens en colère qui, quand ils ne contribuent pas à la percée de l’extrême droite, désertent les bureaux de vote tant ils sont dégoutés par ce qui leur est donné à voir.

Hollande et ses amis ont fait pire que de renier les engagements qu’ils avaient pris devant nous : ils nous ont volé les mots.

A commencer par le premier d’entre eux : le mot « Gauche ».

Ils l’ont fait sciemment, en appliquant une politique de Droite. C’est un peu comme jouer du pipeau en prétendant jouer de la trompette !

Car c’est une politique de Droite ! Même les commentateurs les plus sceptiques s’accordent désormais pour le dire.

Nous autres, bien sûr, nous sommes de Gauche. C’est là toute notre Histoire, notre identité.

Mais que se passe-t-il quand nous parlons aux gens et que nous leur disons « nous sommes de Gauche » ?

« Ah bon, alors vous êtes avec Hollande et Valls ? »

Et nous voilà repeints en Macron et compagnie, direct dans le sac poubelle non recyclable !

A cause d’eux, nous ne pouvons plus utiliser les mots qui faisaient références pour nous définir sous peine de n’être point compris. C’est dramatique !

Mais, si les étiquettes passent, les idées restent.

Ainsi, si l’expérience de la Bolivie (où Evo Morales vient d’être magnifiquement réélu) a fait la preuve que le mot « Gauche » est un répulsif qui renvoie le clivage « Gauche/Droite » aux abîmes tant il est associé au système, il est un clivage qui lui apparaît de plus en plus clairement : Le Peuple face à l’Oligarchie. Celui-là n’est pas un répulsif. Il dispose au contraire d’une gigantesque capacité de rassemblement car il incarne plus que jamais une réalité concrète. La Gauche ne fait plus peur au système car il l’a digérée. Mais si le système n’a plus peur de la Gauche, il a en revanche plus que jamais peur du Peuple. Ce Peuple dont la Révolution Citoyenne peut renverser la table pour tout changer.

Sarkozy en acteur recyclé

 

Lui revient et il a bien appris son texte. En témoignent les extraits superposés de ses différents meetings où il récite les mêmes vers, n’ayant pas même l’imagination nécessaire pour changer de blague d’un soir à l’autre. Ainsi, quand quelqu’un dans la salle a l’audace de lui poser une question qui le renvoie à la magnifique guirlande de casseroles qu’il traine derrière son carrosse, il répond que, si l’on recherche un délinquant, pour ce soir, il a un alibi : il est à Lambersart, Troyes, etc…  actualisant selon la ville où il se trouve et usant de l’humour de son niveau pour faire rire la salle et ne pas répondre à la question posée. Le tout sous les applaudissements fournis d’une salle bondée de fans bien trop admirateurs de l’homme pour apprécier le vide vertigineux de ses idées. Oui, il a changé : il est pire qu’avant ! Il faut voir, car cela vaut le détour, sa tirade contre les opposants à l’exploitation des gaz de schiste. Car lui annonce la couleur : il en est un promoteur invétéré ! Quel projet quand on sait les conséquences sanitaires et environnementales de l’exploitation des gaz de schiste ! Cela donnerait presque envie qu’il nous montre l’exemple en forant un puits dans son jardin !

Bref, Hollande fait pire que Sarkozy qui revient et qui annonce qu’il va faire pire que Hollande ! Cette surenchère entre libéraux met en perspective la pauvreté intellectuelle de leurs programmes tristement similaires qui se résument en une politique de l’offre ayant la concurrence pour colonne vertébrale, qui maltraite les salariés, ne répond pas au drame du chômage, ne tient aucun compte de l’urgence climatique sinon pour faire du capitalisme vert, donc reculer pour mieux sauter.

S’il fallait résumer leurs ambitions programmatiques en deux mots, nous pourrions dire : Liquidation Totale !

Si en 2017 c’est l’un d’entre eux, nous pouvons y voir au moins un avantage : on connaît le programme puisqu’il est déjà à l’œuvre !

Le projet glauque

 

Hollande fait donc une politique de droite qui rend la stratégie de différenciation difficile à la droite elle-même ! Alors celle-ci fait son jeu des têtes dont raffolent les médias-spectacles. Et l’affiche fait vendre : Sarkozy, Juppé et tous les amis de l’UMP dans un combat de coqs avec Bygmalion en toile de fond !

Dans le même temps, Hollande divise le mouvement social et travaille ardemment à rendre impossible l’émergence d’une alternative sur sa Gauche.

Qu’espère t-il ainsi ?

Sans doute un deuxième tour face à Marine Le Pen dans lequel il imagine qu’il serait réélu sans rien devoir faire.

Summum de la gloire, il pense peut-être qu’ainsi, il pourrait nous traîner derrière son carrosse victorieux, accrochés aux chaines du vote utile.

C’est le projet glauque.

Mais si tel est vraiment le projet de François Hollande, il doit alors commencer à sérieusement s’inquiéter car les sondeurs déjà de sortie annoncent un deuxième tour Le Pen/Sarkozy. Hum, la belle affiche : l’extrême droite contre la droite extrémisée !

Et pendant que se trame le deuxième round de la fausse alternative Hollande/Sarkozy, il sort de la bouche de Marine Le Pen des pans entiers de discours que l’on pourrait attribuer à Jean-Luc Mélenchon (sur la finance, le libre-échange, l’Union Européenne et même, plus étonnant, sur l’Ecologie). Si les vieilles théories que l’on connaît du Front National sur l’immigration demeurent, le voilà qui arrive sur des terrains qu’on ne lui connaissait pas. Marine Le Pen déclare elle-même vouloir inscrire le FN sur des sujets où il n’est pas connu comme l’Ecologie.

Dans l’Histoire, l’extrême droite a souvent fait usage des mêmes mots que la Gauche pour que puissent aboutir ses propres projets. On pourrait peut-être mettre cela sur un plan similaire au vol des mots par François Hollande qui se dit de Gauche tout en faisant une politique de Droite.

Assez clairement donc, s’il y a des mots communs entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, il n’en reste pas moins qu’ils représentent toujours deux camps bien distincts : Celui pour lequel le problème est avant tout l’immigré, et l’autre pour lequel le problème c’est le financier.

Le Front de Gauche et le Front National sont les deux endroits opposés par lesquels peut sortir la lave du volcan que représente la colère légitime du Peuple de France face à une oligarchie qui lui fait des pieds de nez.

Et pour que l’analyse soit juste, il faut bien le reconnaître : pour le moment, c’est le Front National qui est en dynamique. L’hégémonie culturelle dans ce pays va de ce côté. C’est de ce côté du volcan que s’est ouvert le cratère.

Nous devons donc, avant 2017, travailler pour faire que le cratère s’ouvre de l’autre côté de la montagne.

Et, pour cela, à n’en pas douter, il y a bien d’autres thèmes que nous n’aurons pas en commun, à commencer par la 6ème République.

Pendant que le Front de Gauche milite pour une 6ème République vraiment démocratique, le Front National lui, prône une reprise en main de la 5ème.

Cette 5ème qui n’en finit plus de nous démontrer chaque jour comment elle prive un peu plus le Peuple de son propre destin en concentrant les pouvoirs dans les mains d’une oligarchie qui fait ce qu’elle veut du mandat que le Peuple lui a confié. Oligarchie tout en haut de laquelle se trouve le monarque présidentiel.

Le Mouvement pour la 6ème République (M6R)

 

Pour toutes les raisons politiques précédemment évoquées, il n’était pas question pour nous d’attendre ou de plonger dans les petits arrangements politiciens. Face à la montée de l’extrême droite, nous ne croyons pas que la solution soit un rassemblement de la Gauche façon Front Républicain. En effet, ce rassemblement rassemblerait des personnes dont les opinions sur presque tous les sujets (économie, écologie, …) ne peuvent plus s’accommoder. Non, nous ne voulons pas nous rassembler avec les fossoyeurs de la Gauche que sont Hollande et Valls ! Le socle stratégique du Front de Gauche, ce doit être l’autonomie du Parti Socialiste qui se meurt et finira en dehors de la stratosphère. C’est comme cela que le Front de Gauche s’est construit, c’est comme cela qu’il a rassemblé 4 millions de voix aux élections présidentielles de 2012 avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui faisait apparaître très clairement l’alternative à Gauche. Mais cette autonomie et l’élargissement souhaité du Front de Gauche (avec EELV, le NPA…), on l’a dit, ne suffiront pas à fédérer un Peuple qui n’a que faire de la Gauche qu’il assimile au système politique qu’il rejette. L’équation se trouve donc ailleurs, dans la fédération du Peuple lui-même. C’est ce qu’entreprend désormais Jean-Luc Mélenchon depuis qu’il a quitté la coprésidence du Parti de Gauche et qu’il a lancé le Mouvement pour la 6ème République. Le mot d’ordre ? Changer ensemble la règle du jeu. Proposer au Peuple de se rassembler pour définir les droits qu’il se reconnaît à lui-même et aux autres, décider qui décidera à l’avenir (le Peuple ou l’oligarchie ? Les lobbys ou les citoyens ? Les actionnaires ou les salariés ?). Inscrire dans une nouvelle Constitution de nouveaux droits, de nouvelles règles (par exemple la Règle Verte qui ferait que l’on ne prendrait pas plus à la nature que ce qu’elle peut nous donner, ce qui constituerait un formidable défi d’avenir et un volant d’entrainement pour l’économie tout entière), de nouvelles possibilités pour les citoyens (le référendum révocatoire qui permettrait qu’on réinterroge le Peuple sur la confiance qu’il accorde à un élu à mi-mandat). Le Mouvement pour la 6ème République propose au Peuple de devenir Constituant. Il appelle de ses vœux l’élection d’une Assemblée Constituante qui rédigera la nouvelle Constitution de la 6ème République qu’il souhaite démocratique, sociale et écologiste. En un mois, la page www.m6r.fr a recueilli 50 000 signatures, rassemblant des citoyens largement au delà des sphères militantes. Rassemblant des citoyens qui ont bien compris qu’on ne pourra pas faire face à la crise sociale et écologique de notre temps si l’on ne commence pas par changer la règle du jeu elle-même pour faire que le Peuple décide réellement. En cela, le passage à la 6ème République n’est donc pas une fin en soi. C’est un moyen. Le moyen de tourner la page pour en écrire une plus belle. Le moyen d’ouvrir la porte vers les beaux jours. C’est donc la stratégie révolutionnaire de notre temps. Et comme, dans notre temps, les êtres humains nombreux sont connectés dans de vastes réseaux qui constituent les premières places publiques qu’ils occupent avant même de descendre dans la rue, c’est sur Internet que cette Histoire commence. La page www.m6r.fr est, pour le moment, assez minimaliste. Elle recueille les signatures sur des principes généraux clairs et publie les déclarations des citoyens et personnalités issus de divers horizons qui décident de la rejoindre. Elle se fixe comme objectif que les signataires fassent signer à leur tour. Quand le compteur atteindra les 100 000 signatures, nous envisagerons ensemble la suite de l’Histoire et le site prendra la forme d’un réseau social démocratique où chacun aura sa place pour mieux nous le permettre.

L’ère du peuple

 

Jean-Luc Mélenchon, que d’aucuns souhaitaient voir parti en retraite avant l’heure, se consacre pleinement à cette mise en mouvement. De par le fait qu’il est un porte-parole connu et de grande qualité, le Mouvement pour la 6ème République bénéficie de sa large capacité à mettre en mouvement et à expliquer clairement ce que nous faisons et pourquoi à qui veut bien l’entendre.

Il pose un cadre théorique à ce nouvel engagement dans son nouveau livre « L’ère du peuple ».

Dans cet ouvrage de 140 pages, il revient sur les reniements de Hollande et la situation politique du pays puis propose de ne pas s’y arrêter pour pouvoir passer à autre chose.

Il analyse très finement la situation internationale explosive et le noir dessin qu’elle revêt de par les bouleversements d’envergure qu’elle connaît.

Il taille en pièce les contre-modèles que l’oligarchie s’acharne à nous présenter comme modèles.

Il décrit, inquiet, le changement climatique irréversible qui est commencé et les bouleversements de la hiérarchie des puissances qui dépossèdent le Peuple de son destin sans jamais faire de catastrophisme.

Car si Jean-Luc Mélenchon précise que la situation lui inspire « tout le pessimisme de la raison », il ajoute qu’elle lui procure aussi « tout l’optimisme de l’action ».

En effet, Jean-Luc Mélenchon est convaincu que vient l’ère du peuple qui s’organise pour reprendre en main son destin en renversant la table de ceux qui le méprisent et lui bourrent le crâne.

L’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2012 souhaite bien œuvrer à accélérer la venue de cette ère qu’il appelle de ses vœux.

Pour lui, 2017 sera une insurrection civique dont le socle doit être la 6ème République.

Et nous qui rejoignons le Mouvement, comptons bien empêcher tous les candidats à l’élection présidentielle d’y participer sans se prononcer sur cette idée.

D’ici là, un long travail commence pour la rendre majoritaire au sein du Peuple lui-même, alors en avant ! A votre tour de signer pour la 6ème République sur www.m6r.fr ! C’est déjà fait ? Alors allons faire signer !

A la fin de son nouveau livre, Jean-Luc Mélenchon fait siens les mots du grand Jean Jaurès :

« Nous savons par une expérience qui s’appelle la Révolution française qu’il ne faut jamais désespérer et qu’un jour ou l’autre, dans notre pays de France, la grandeur des évènements répond à la grandeur de la pensée ! »

Le Parti de Gauche Nord vous donne rendez-vous à la braderie de Lille

LE PARTI DE GAUCHE NORD VOUS DONNE RENDEZ-VOUS A LA BRADERIE DE LILLE

(LE 6 et le 7 SEPTEMBRE)

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Après un été riche en luttes politiques, le Parti de Gauche du Nord vous invite à partager un moment convivial à la braderie de Lille.

Notre stand se situera place Simon Vollant, Porte de Paris, juste en face de la mairie de Lille.

Les militants du Parti de Gauche seront présents tout au long de la braderie le 6 et le 7 septembre afin de vous renseigner sur les luttes que nous menons : Ecosocialisme, réforme des institutions, lutte pour la VIème République, défense de l’emploi, solutions pour sortir de la crise…Venez poser vos questions ! Alors que le gouvernement s’enferme dans une politique de renoncements face à la finance, il y a une autre voie à gauche : Venez rencontrer la gauche de combat, celle qui ne baissera jamais les bras pour défendre les travailleurs ! Ce sera aussi l’occasion de faire le point sur les prochains combats que le Parti de Gauche et le Front de Gauche porteront dans notre région.

Sur notre stand vous pourrez également trouver de nombreux tracts, documents et des livres vendus à un prix militant ou vous détendre au son de la musique militante !

Julien Poix, co-secrétaire départemental du Parti de Gauche Nord
@PGNord
Facebook : Parti de Gauche Nord
Mail : pg59@lepartidegauche.fr

[Stop NDDL] Caravane de convergence

Une caravane composée de voitures, d’un camion et de vélos partira le dimanche 28 Juin de Lille à 9 heures, porte de Paris.

L’objectif de cette caravane est de se rendre à Notre-Dame-des-Landes en s’arrêtant sur chaque lutte, sur son chemin, notamment les luttes d’opposition à des projets inutiles ou destructeurs de l’environnement :

1ère étape : Divion – exploitation des gaz de couche ;
2ème étape : Drucat – l’usine mille vaches ;
3ème étape : la ferme des bouillons près de Rouen – une ferme qu’Auchan voudrait transformer en hypermarché.

Avec comme fil rouge : la convergence des luttes

La caravane qui part de Lille rejoindra celle qui vient de Flamanville le 2 Juillet.

Les caravanes qui viennent de toute la France seront accueillies le 4 Juillet à Notre-Dame-des- Landes, par les collectifs et associations en lutte contre l’aéroport.
Nous serons présents sur le forum des grands projets inutiles de Notre-Dame-des-Landes ;

deux concerts de soutien auront lieu à Lille pour permettre à la caravane d’aller jusqu’à Notre-Dame-des-Landes :
le 25 juin à 20 h 30 au resto soleil, rue Henri Kolb à Lille (GROUPE Open Bitch Boys ;

le 27 juin à 20 h 30 au Comédia, rue Solférino, à Lille (groupe SIAMANG)

Belle réussite pour l’action contre le GMT sur Lille

Texte de Adrien Quatennens, comité PG Lille Métropole

Notre Parti a coloré de Rouge et de Vert la Place de la République à Lille et a tenu un discours clair et précis sur le Grand Marché Transatlantique et les enjeux de ces Elections Européennes. Tous les camarades ayant participé à cette action ont noté l’écoute attentive des citoyens sur les sujets évoqués. L’originalité était de la partie grâce à l’excellent travail de création de pancartes de certains d’entre nous.

 

Voilà une belle réussite dans le cadre de cette campagne pour les Européennes.

 

Quelques photos de l’action contre le GMT sur Lille :

Front de Gauche de Lille : on continue !

Envie de participer, de s’engager, de poursuivre la dynamique du Front de Gauche à Lille!
Retrouvons-nous le samedi 19 avril!

Un temps d’échange, nous répondrons aux questions suivantes:

– qu’est ce que le Front de Gauche pour nous?

– Qu’est ce que nous attendons du Front de Gauche à Lille?

– Que puis-je ou qu’ai-je envie d’apporter, de faire, de réaliser avec le Front de Gauche?

Partageons un temps convivial en déjeunant ensemble, chacun est invité à apporter quelques à manger et à boire à partager

 

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La conférence de Raoul-Marc Jennar sur le Grand Marché Transatlantique disponible en audio

La conférence de Raoul-Marc Jennar sur le Grand Marché Transatlantique qui a eu lieu à la salle du Gymnase à Lille le lundi 7 avril est disponible en version audio.

La version audio est disponible ICI !
(cliquer sur J’accepte et ensuite Téléchargement)

A Lille, Martine Aubry piétine sa Gauche !

A Lille, Martine Aubry piétine sa Gauche !

 

A Lille, pour la première fois depuis 1977, le Parti Communiste Français a fait le choix de la stratégie autonome du Front de Gauche en se désolidarisant du Parti Socialiste pour le premier tour des élections municipales. Au Parti de Gauche, nous avions accueilli leur décision avec un engouement certain, convaincus que nous sommes de la stratégie de l’autonomie dans la constitution de l’Opposition de Gauche nécessaire pour contester l’hégémonie d’un Parti Socialiste qui n’a plus à prouver son adhésion au libéralisme et aux politiques d’austérité.

Une campagne unitaire

Avec les partenaires du Front de Gauche local, nous avons mené campagne et porté à la connaissance des lillois notre belle liste « A Lille : L’Humain d’Abord ! ».

Nous avons rencontré les citoyens lors d’Assemblées Citoyennes pour les impliquer dans la constitution du programme et réactiver une démocratie réelle et participative.

Nous sommes allés à leurs rencontres sur les marchés et chez eux lors de nombreux porte-à-porte au cours desquels nous avons expliqué notre programme avec des axes fondamentaux essentiels pour rendre la Ville moins chère : des ServicesPublics de qualité, l’extension de la gratuité (transports, eau…), retour en Régie Publique de l’eau, reprise du terrain aux multinationales qui font avancer sans cesse le domaine de la marchandisation…

Les résultats du 1er tour

Nous le savions, cette autonomie déplaît. Parce qu’elle soulève de vrais sujets et donne espoir à ceux pour qui la politique ne veut plus rien dire. Malgré les difficultés rencontrées dans ce travail unitaire qui consiste à mettre d’accord les organisations politiques constituant le Front de Gauche, nous avons élargi notre liste à des représentants syndicaux, associatifs ou simples citoyens.

Au soir du premier tour, dans un contexte national de sanction du Parti Socialiste converti à la doxa libérale qui mène une politique économique de droite, contraire aux raisons qui ont fait élire François Hollande, notre liste A Lille, l’Humain d’Abord a recueilli 6.17% des suffrages exprimés.

  • La liste de Lutte Ouvrière et celle du Nouveau Parti Anticapitaliste ont recueilli à elles deux un peu moins de 3% des suffrages
  • L’Eglise de la Très Sainte Consommation a recueilli, elle, 3,55% des suffrages.
  • La liste des Radicaux emmenée par Jacques Mutez fait un peu moins de 2%.
  • Europe Ecologie Les Verts réalise un score de 11.08%
  • Le Front National triple son score de 2008 avec 17.5%.
  • L’UMP est à 22.73%.

Martine Aubry, elle, perd près de 12 points comparativement à son score de 2008 et totalise 34.86% des suffrages au premier tour.

Des négociations – punition

Dans ce contexte, dès lundi, une délégation du Front de Gauche de Lille rencontre le Parti Socialiste, représenté par les amis de Martine Aubry, que nous n’avons jamais pu rencontrer pendant ces négociations. En véritables scribes des propositions de fond que nous avions apportées, les représentants du PS se sont mis à tourner de l’oeil dès lors que notre délégation a sorti la calculette !

Avec 6.17%, nous revendiquions une juste représentation de nos électeurs avec 5-6 élus.
Le PS, sans doute fâché de son score relativement mauvais et de notre stratégie d’autonomie qu’il interprète sans doute comme un crime de lèse-majesté, a insulté littéralement nos électeurs en nous proposant 1 élu. Les négociations se sont arrêtées à ce stade.

Le même jour, dans l’après-midi, nous apprenons que la même démonstration d’arrogance a été faite avec la délégation d’Europe Ecologie Les Verts qui revendique un score de près de 12%.

Dans ces conditions, il a été évoqué dès lundi soir, l’éventualité d’une fusion entre la liste d’Europe Ecologie Les Verts et le Front de Gauche pour le second tour, dans une stratégie qu’au Parti de Gauche nous interprétions comme « à la Grenobloise » et qui permet à la l’Opposition de Gauche de prendre la tête de la Gauche à Grenoble. Nous étions pleins d’ardeur à cette idée bien que ce scénario n’avait pas été évoqué jusqu’à la crise de nerfs des solfériniens.

Cette perspective de fusion avec EELV s’est évanouie dès Mardi matin, EELV ayant finalement trouvé un accord avec le PS.

Au Front de Gauche, on proposa un élu, puis deux, puis trois. On proposa aussi par un tour de passe-passe de reléguer notre tête de liste, Hugo Vandamme, dans le fond de la liste, à une position non-éligible.

Epilogue : la gauche de gauche ne sera plus représentée au conseil municipal

Nous avons refusé cette braderie confuse, ce marchandage indigne, véritable insulte, non pas à nos personnes, ni même à notre étiquette à laquelle nous ne sommes pas attachée comme des moules à un rocher, mais aux 3437 électeurs qui se sont prononcés en faveur de l’Humain d’Abord.

Martine Aubry joue peut-être là un jeu vengeur ou peut-être souhaite t-elle un mandat sans partenaires trop vifs.
Elle devra sans doute composer avec un groupe d’élus du Front National mais pour elle, cela pose moins problème que le diable rouge !

Nous ne donnerons pas de consigne de vote. Nous n’appellerons pas à voter pour Martine Aubry, compte tenu de l’arrogance dont elle a fait preuve. Elle va pouvoir assumer seule son piétinement de la Gauche. Elle qu’on disait rassembleuse !

Le Front de Gauche disparaît donc du Conseil Municipal et les 3437 électeurs s’étant prononcés pour l’Humain d’Abord à Lille ne seront pas représentés.

Et au niveau national

Pour les médias, l’évènement de ces municipales, c’est le triomphe du FN. Nous prenons acte et par conséquent, nous nous comparons à l’évènement.

  • Nos 600 listes autonomes réalisent un score de 11.43%.
  • 308 de nos listes font plus de 10% (c’est 316 pour le FN).
  • Nos 82 listes avec Europe Ecologie Les Verts réalisent un score moyen de 15.31% (quand EELV est seule, c’est 9.69%).
  • Le FN gagne une ville au premier tour, Hénin Beaumont. Avec le Front de Gauche, nous en gagnons 67 !

Le triomphe du FN se résume donc à 8 villes de plus que nous à plus de 10% ! Mais le spectacle médiatique qui ignore le Front de Gauche doit continuer et les moutons de se voir servir la soupe réchauffée par le PS ! Miam !

D’ici là, nous vous donnons rendez-vous aux Européennes pour mettre une bonne Gauche aux solfériniens et porter notre aspiration à une Autre Europe.