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MARCHE POUR DAVID, 4 ANS, MORT D’INEXISTER

Rassemblement prévu samedi a 10h a la  MEL.
Après la mort lundi du petit David, 4 ans, dans l’incendie du camp de Rroms au rond-point Pasteur de Lille, les collectifs de soutien aux Rroms et les organisations suivantes appellent à une marche en mémoire de David, et pour exiger des solutions dignes à la situation des Rroms de la métropo1zle.
Samedi 13 juin, Départ à 10h du siège de la MEL (métropole européenne de Lille, communauté urbaine), 1 rue du Ballon, métro Lille Europe. 
Premiers signataires: ATD quart-monde, LDH, MRAP, Atelier Solidaire, Enfants de Don Quichotte, EELV, ‎PCF, PG, JC 59, Médecins du Monde, CSP 59, Ensemble, Epis,…
Merci aux organisations souhaitant relayer cet appel de renvoyer leur signature à romspasteur@gmail.com et de le diffuser largement
*La marche ‎comprendra une banderole unique, avec pour slogan « David, mort d’inexister »

Déjà vu

Déjà vu

Mardi 23 Septembre 2014 | François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche

sarkohollande

C’est comme un mauvais film. Qui dissimulerait une panne béante de scénario en rejouant toujours la même scène. Le duel Hollande-Sarkozy est, pour paraphraser ce dernier, « élimé comme un vieux tapis qui aurait trois siècles ». C’est pour ça qu’il marche. Pas besoin de son. L’image suffit. On ne saura donc pas ce qui distingue Sarkozy de Hollande sur le plan concret de la politique à mener. Cette mise en scène de l’alternance est décidément très cinquième République. Le choc cathodique y remplace les débats d’orientation. Mais il traduit aussi la panne d’imagination du système. Son bégaiement est un aveu : rien de neuf ne peut sortir d’un régime usé jusqu’à la corde. A droite, ceux-là même qui ambitionnaient d’écrire l’après-sarkozysme sont en effet enrôlés de gré ou de force derrière leur ancien champion. Les bègues ne sont pas heureux.

L’acharnement du système médiatique à sacraliser ce duel – quelle exposition au JT de France 2 ! – est à la hauteur de la vacuité de cet affrontement. Il lui faut conjurer un risque réel : que face à la panne de scénario le public change de programme. Ce risque est une chance. En décrochant de ce théâtre d’ombres, le peuple peut déchirer une part du voile qui lui donne faussement le choix entre deux styles austéritaires. L’alternative politique rejoint donc le combat pour une sixième République. Hollande pense à conjurer ce danger dans sa conférence de presse. Interrogé sur la vérification démocratique promise à mi-mandat, l’actuel Président de la République fit mine de considérer que le récent vote de confiance en tenait lieu. Ainsi, une comédie prévue par les textes institutionnels remplace une authentique adhésion populaire. Pas sûr que cela suffise au peuple pour assurer son consentement à l’autorité. Il serait même étonnant qu’un tel spectacle produise des effets légitimant pour un Chef de l’Etat qui se passe aussi cyniquement de toute légitimité populaire au motif qu’il a un jour été élu.

Vient donc le moment où ces rideaux de fumée se déchireront. Et jamais le système n’a été si faible. Jamais ces coulisses n’ont été aussi visibles. Cela doit nous encourager à donner le coup d’épaule qui manque. Car la scène tient encore. Autant la conférence de presse de Hollande fut un bide, autant la prestation de Sarkozy capta l’attention. Les bêtes blessées font toujours recette. L’avenir n’est donc pas écrit. Mais on sait à quoi il peut ressembler. Si la sixième ne s’impose pas, on a une idée du programme. A nous d’envoyer ce mauvais film par-dessus bord.

François Delapierre
Secrétaire national du Parti de Gauche

C’est maintenant à la rue de révoquer le gouvernement

C’est maintenant à la rue de révoquer le gouvernement

Mardi 16 Septembre 2014 |  Eric Coquerel, Secrétaire national à la coordination politique du PG

La brutalité et les menaces de l’exécutif ont payé.

Les députés, pourtant élus pour faire une politique inverse, ont accordé leur confiance au programme libéral de Manuel Valls. Quelle légitimité avaient-ils à le faire ?
Une minorité issue des rangs gouvernementaux s’est abstenue pour ne pas voter contre la confiance. Quelle cohérence est-ce là ?
Ceux qui voulaient faire naitre une majorité alternative dans cette assemblée comme nous le souhaitions ont échoué. Le verrouillage est total. La 5e République produit encore et toujours une majorité de députés godillots.

Sans majorité absolue le gouvernement Valls2 ressort cependant affaibli de la journée. Les choses sont donc maintenant claires : c’est dans les mobilisations et dans la rue qu’il revient de combattre ce gouvernement et ce régime anti-démocratique. Le Parti de Gauche soutiendra donc plus que jamais toutes les mobilisations sociales et écologiques à venir.

Mais il faut aller plus loin. C’est pourquoi le PG va proposer à ses partenaires l’idée d’une grande marche nationale à mi-mandat, pour voter dans la rue contre la confiance et exiger la révocation du gouvernement Valls et de la politique de François Hollande.

Contre le GMT, le 25 mai, je vote FDG !

Mardi 20 Mai 2014 | Boris Billia

Des députés actifs au Parlement européen contre le GMT !

C’est un référendum anti-GMT Pour les prochaines élections européennes, chaque voix comptera !à l’heure où EELV, le PS, l’UMP et le FN ont déjà voté pour favoriser le GMT, le FDG est «l’assurance tout risque» contre le GMT !

Intervention de Jean-Luc Mélenchon «non au GMT» au Parlement européen (3min, janvier 2014)

Corinne Morel-Darleux et Raquel Garrido, «Le GMT contre l’écologie» (janvier 2014)

Demi-journée d’étude au Parlement européen (8 vidéos courtes, mars 2014)

Conférence de presse anti-GMT de François Delapierre et Danielle Simonnet (mai 2014)

Émission «C’est ça l’Europe ?» (TV5Monde, RTBF) avec Jean-Luc Mélenchon (23min, octobre 2013)

Des régions «hors GMT» grâce au FDG :

Plus de 17 millions de personnes hors des négociations grâce aux élus régionaux du FDG :

Dossier de Pascale Le Néouannic et Bastien Lachaud sur le vote au conseil régional d’Île-de-France «zone hors GMT» (février 2014)

François Delapierre sur l’arrêt des négociations en Île-de-France (février 2014)

Article sur le vote du conseil régional Paca «hors-GMT» (mars 2014)

La tartufferie opportuniste du FN qui se réveille au dernier moment

La mobilisation qui monte ! Solidaires douanes, Attac, Fondation Copernic, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et bien d’autres contre le GMT :

Pour Solidaires Douanes, le «TAFTA on n’en veut pas !» (brochure militante et dossier presse anti-GMT)

La Fondation Copernic sur la suppression de toutes les normes et protections

ATTAC attaquant le pouvoir des multinationales

Article de la LDH sur l’aspect antidémocratique

Les anti-Mulliez ont marché sur Néchin

Les anti-Mulliez ont marché sur Néchin

Publié le 18/05/2014 | Par Valérie SAUVAGE (VDN).

Pour la première fois depuis la création d’Auchan en 1961, plusieurs collectifs qui luttent contre l’implantation de nouveaux magasins dans leur région se sont réunis pour protester contre le rachat de terres agricoles par des enseignes de la famille Mulliez et par la grande distribution en général. Une marche a réuni samedi environ 200 personnes. Elle était organisée entre Roubaix et Néchin, en Belgique, où habitent des membres de la famille Mulliez, qui échappent ainsi à la fiscalité française. Elle s’est déroulée dans une ambiance festive jusqu’à Néchin où les forces de l’ordre belges ont bloqué la route aux manifestants.

« Des champs, pas d’Auchan ». C’est l’un des slogans de cette marche festive entre Roubaix et Nechin, en signe de mobilisation contre de grands projets immobiliers et commerciaux portés par l’association Famille Mulliez.

Environ 200 personnes ont parcouru les 8 kilomètres qui séparent Roubaix, où se situe le siège de l’Association Familiale Mulliez (AFM) et Néchin, où habitent certains membres de la famille Mulliez. Un symbole. Et une revendication rythmée par la grosse caisse « Des champs, pas d’Auchan! », dans une ambiance festive.

Un manifestant menotté

Côté belge, la marche a été stoppée par les forces de l’ordre. Les organisateurs avaient prévu de défiler dans une rue où habitent plusieurs membres de la famille Mulliez. Mais ils n’ont pas pu aller beaucoup plus loin que le panneau d’entrée de ville de Néchin, une camionnette de la police belge barrant la route. Ils ont tout de même souhaité déverser de la terre sur le goudron pour y créer un potager. Un symbole de reconquête des terres agricoles. Mais les esprits se sont échauffés. Un manifestant a été menotté à terre avant d’être libéré. La marche s’est dissoute vers 18 heures.

 

Quatre collectifs sont venus de Seine Maritime, du Val d’Oise, du Vaucluse et du Loiret. Ils ont en commun de lutter contre des implantations d’enseignes de la galaxie Mulliez. Les commerçants du Douaisis sont aussi mobilisés : eux protestent contre le doublement de la surface d’Auchan Noyelles-Godault. Le dossier doit passer ce mercredi en commission nationale d’aménagement commercial. La Confédération paysanne, Europe Ecologie – Les Verts, le Front de gauche se sont aussi mobilisés…

 

Même l’Eglise de la très sainte consommation était présente, qui, sous couvert de défendre la famille Mulliez et les riches, dénonce la société de consommation en chantant, entre autres, « Aux marques, citadins. Videz, les magasins. Achetons, achetons ».

Contre plusieurs projets fonciers

Ensemble, ils protestent contre l’utilisation du foncier par la grande distribution et notamment contre des projets comme celui de Gonesse. « Nous revendiquons une agriculture de qualité pourvoyeuse d’emplois, des commerces de proximité pourvoyeurs d’emplois et la relocalisation quand c’est possible. »

Les manifestants tractent. Les passants sourient (et empochent plusieurs tracts distribués par les différents membres du collectif). Encouragent la plupart du temps. Râlent un peu. « Vous n’êtes pas beaucoup », remarque un curieux. « Venez avec nous », lui répond-on. Les pancartes affichent. « Des terres, pas des hypers », « Faites l’amour, pas les courses », « Oui aux terres paysannes, non à Décathlon-Oxylane ». Les chansons parlent de qualité. Pas de quantité.

Vers la première marche anti-Mulliez

Vers la première marche anti-Mulliez

Publié le 10/05/2014 | La Voix du Nord

Ils ne seront qu’une poignée, ou seront-ils nombreux le 17 mai devant le siège roubaisien de l’Association Familiale Mulliez (AFM, qui administre les enseignes de l’empire familial – Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Kiabi, Flunch, Saint-Maclou, Boulanger etc.). C’est en tout cas une première historique, cette marche festive de huit kilomètres entre Roubaix et Néchin, l’hypermédiatisé village investi par de nombreux membres de la famille (souvent des retraités) en exil fiscal.
Le dessin de l’affiche de la marche festive du 17 mai.

L’opération semble rondement menée par quatre collectifs de citoyens habitants impliqués en France dans la lutte contre des projets immobiliers commerciaux d’Immochan, la très puissante filiale du groupe Auchan, une société foncière qui développe des projets immobiliers pour Auchan et qui peut relouer des espaces acquis à d’autres enseignes, qu’elles soient gérées par la famille Mulliez ou pas.

« Ces projets sont destructeurs de terres agricoles fertiles, on continue à bétonner en détruisant des fermes », explique Mathieu Carpentier, coordonnateur de la marche qui devrait mobiliser les représentants régionaux de la Confédération paysanne, d’Europe-Écologie-Les Verts, du Parti de gauche, de Finances Solidaires ou d’Attac.

Qu’en restera-t-il ? S’en prendre, même symboliquement, à l’une des familles les plus puissantes d’Europe exige au moins le culot. Et l’humour sera de mise. Sur l’affiche qui commence à circuler, un chariot menaçant une petite ferme avec ce slogan explicite : « Des champs, pas Auchan ! »

Les quatre collectifs sont ceux de la Ferme des Bouillons à Mont-Saint-Aignan près de Rouen, le SPLF 45 dans le Loiret, le collectif Voguette84 à Cavaillon dans le Vaucluse et celui Pour le triangle de Gonesse près de Paris, en lutte contre le projet Europa City voulant faire ombrage à Eurodisney avec le plus grand centre commercial du monde.

« Ils ne parlent plus de centres commerciaux mais de lieux de vie, ils veulent recréer l’esprit village pour rendre les zones commerciales plus acceptables et ils n’en ont jamais assez », tranche Mathieu Carpentier. En course. Y. B.

Départ le 17 mai à 13 h 30, arrêt de tramway Hôpital Provo à Roubaix.

La gauche ? Elle était aujourd’hui dans la rue

La gauche ? Elle était aujourd’hui dans la rue

Samedi 12 Avril 2014 | Jean-Luc Bertet

Tête du cortège

La République elle-même dressée au milieu de la place qui porte son nom avait été ceinte d’une énorme banderole : « Hollande, ça suffit. » Une de ses trois allégories portait un bandeau sur les yeux. Comme si elle ne voulait pas voir ce qu’était devenu son Ve avatar. A ses pieds, la foule s’est massée, lentement mais sûrement. Le carré de tête déjà engagé boulevard Voltaire piétinait en attendant que les troupes se densifient. Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Olivier Besancenot, Alexis Tsipras et les autres en profitaient pour répondre aux interviews. Le cortège s’est finalement ébranlé avec sa demi-heure de retard habituel, précédé de quelques centaines d’impatients qui jouaient les éclaireurs.

La gigantesque statue avait donné le ton. Il ne s’est pas révélé plus amène en cours de manif pour le monarque républicain. Depuis « Hollande, trahison » jusqu’à la « Valls à trois temps : récession, régression, désocialisation » pour caractériser le cahier des charges de son homme de main de Premier ministre, le cortège s’est montré aussi bon enfant que radical. Si une ligne de manifestants pour résumer la politique présidentielle s’était déguisée en bagnards « condamnés à l’austérité », d’autres se voulaient plus offensifs comme les représentants de l’Université de Paris 8, élèves et professeurs, scandant : « Facs fermées aux intérêts privés, facs ouvertes à tous les sans-papiers » ou bien plus loin « Le problème, c’est le banquier, pas l’immigré ».

Dans l’ordonnancement de la manif, les associations suivaient le carré de tête. Le Dal, les organisations féministes, les sans-papiers, les enseignants et chercheurs du supérieur, tous avaient des griefs particuliers envers la réponse peu socialiste – quand il y en a – à leurs légitimes revendications. Les précaires – chômeurs, intérimaires, intermittents du spectacle – disaient se retrouver là pour un tour de chauffe. La convention Unedic, tout juste revue et corrigée par le Medef, paraphée par la CFDT, FO et la CFTC devrait, si elle est agréée par le gouvernement, coûter des centaines, voire des milliers d’euros par an à chacun. Tous ces « associatifs » ont prévenu qu’ils comptaient prendre au sérieux le slogan « Résistance ! »

Derrière venaient les syndicats. Des fédérations de SUD, de la FSU, mais surtout de la CGT se sont retrouvées assez massivement dans la rue malgré l’opposition de la confédération de Montreuil. On a aussi vu des drapeaux écologistes parmi les défilés des organisations politiques, très fournies et très dynamiques. La rue a bruissé de drapeaux rouge-vert et rouge, le PG et le PCF ayant sans mal leurs adhérents pour parvenir à construire cette « opposition de gauche » plus que nécessaire.

Valls qui a l’habitude de diviser par dix ou vingt le nombre des manifestants de gauche ne se montrera pas publiquement affecté par les 100 000 d’aujourd’hui. Peu importe, l’ampleur de cette première manifestation, à travers ses slogans – « PS = pseudo socialiste » ; « Une Valls ? Non ! La Carmagnole contre l’austérité »… -, est une première étape. Une grande banderole affichait la seconde : « Européens ensemble contre l’austérité ». L’amateur de corrida déclaré qu’est le Premier ministre aurait tort de croire qu’il nous réservera le sort du taureau et qu’après avoir joué au picador, il mettra à mort nos démocraties et nos quotidiens avec l’épée de l’Europe et du Grand marché transatlantique. Nous nous retrouverons au plus tard dans les urnes le 25 mai pour le deuxième round.

Marche du 12 avril : les bus organisés dans le Nord

Marche du 12 avril : les bus organisés dans le Nord

Lille Métropole :

3 bus sont actuellement prévus :
  • un bus du syndicat Sud au départ de Lille – Porte de Paris – 10h00
    contact : sudsantesociaux.npdc@wanadoo.fr
  • un bus du PG au départ de Villeneuve d’Ascq – Pont de Bois – 10h00
    contact réservation : pgcerclelille@gmail.com
    Tarifs : 5€ étudiants/chômeurs – 10€ salariés – 20€ tarif de soutien
  • Un bus est organisé par la CGT Educ’Action Nord
    Rendez-vous 9h30 porte d’Arras à Lille, départ 9h45
    Participation libre, contact : sdencgt@nordnet.fr
    RENDEZ-VOUS 9H30 PORTE D’ARRAS A LILLE. DEPART 9H45.

Maubeuge-Valenciennes-Cambrai :

Bus organisé par le Parti de Gauche Comité Valenciennois Avesnois :

Horaires :

  • 9h Maubeuge Hotel de ville
  • 10h Valenciennes Musée des beaux arts
  • 10h30 Cambrai Hotel de ville

Tarif ordinaire : 20€
Tarif réduit pour privés d’emplois, étudiants, revenus faibles : 10€

Inscriptions à prendre auprès de : davidfournier@riseup.net

Evenement FACEBOOK : https://www.facebook.com/events/220517848156931/?fref=ts

Douai :

Le comité PG du Douaisis organise un bus pour la Marche du 12 avril.
Départ à 9h30, Place du Barlet à Douai
Informations et réservations : pg59douaisis@gmail.com

Maintenant ça suffit ! Marchons contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses

Maintenant ça suffit ! Marchons contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs. Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu correct, à la santé, à un logement stable et décent.. Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrant-e-s. La répression s’abat sur les sans papiers, les roms, les plus précaires, et celles et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ? Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs et actrices du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Mais ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique et féministe, fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.