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Fives Industries: « Non à la fermeture, non aux licenciements, 100%de reclassements »

« NON A LA FERMETURE DE FIVES INDUSTRIES (59), ZERO LICENCIEMENTS, 100% DE RECLASSEMENTS »

Ce mardi 3 mai 2016, une délégation du secteur entreprises et luttes sociales du Parti de Gauche Nord a rencontré les représentants CGT de Fives Industries. L’occasion pour le Parti de Gauche d’apporter son plein appui à la lutte menée depuis des semaines par les 68 salariés.

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Le Groupe Fives Industries est un groupe international d’envergure. Il compte 8300 employés répartis en 100 implantations à travers le monde. Il a généré en une année 1, 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires ! Le site installé à Noyelles-les-Seclin (Nord, 59) est centré sur la production d’équipements, des pièces de rechange pour l’industrie sidérurgique, de cage de laminoirs, de descentes étanches pour l’exploitation pétrolière, de tuyaux, de pièces et châssis de différentes tailles. Fives industries possède à l’heure actuelle un carnet de commande bien rempli (500000 /an) et travaille régulièrement avec des grands noms de l’industrie mondiale : AREVA, SHELL… Enfin, en complément de la partie production, le site dispose d’un secteur « Ingénierie » et « Recherche et développement » bien développé regroupant 50 % des employés.

Par ailleurs, les salariés du site sont les détenteurs d’un savoir-faire unique au sein de leur groupe : ils sont les seuls à pouvoir fabriquer des pièces de très grand format et de plusieurs tonnes. Autre atout, un secteur « Recherche et Développement » performant qui travaille actuellement avec l’entreprise SHELL sur un nouveau prototype de machine de pompage pour les stations pétrolières. On est bien loin du portrait d’une entreprise sur le déclin. Et pourtant…

Pourtant, le président du groupe M. Frédéric Sanchez a décidé que le site de Noyelles n’avait pas d’avenir. Le verdict est tombé brutalement après l’arrivée d’un nouveau directeur, M. Begin, qui semble tout juste nommé pour « liquider » la boite.  Mais qui est M. Sanchez ? Vous le connaissez sans doute : vice-président du MEDEF dont il est le responsable de la branche internationale, M. Sanchez fait partie du groupe constitué par le gouvernement Valls-Hollande pour « réindustrialiser » la France !

Est-ce cela M. Sanchez, M. Hollande, M. Valls votre vision de la réindustrialisation de la France ? Supprimer des emplois d’un coup de stylo, détruire les savoir-faire irremplaçables et disperser les brevets et machines aux « quatre vents » ?

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Le Parti de Gauche soutient et relaye les revendications de la CGT Fives Industries : «  Non à la fermeture du site, non aux licenciements, 100% de reclassements ».Le PG salue la détermination des salariés de Fives Industries. Nous appelons à mise en place en urgence d’une politique de planification industrielle et écologique au niveau européen. L’industrie française peut et doit jouer un rôle dans la transition énergétique qui doit être mise en place au plus vite pour sauver notre planète.  La transition énergétique, le développement de l’éolien et de la géothermie ne se fera pas sans les savoir-faire des ouvriers et techniciens de Fives-Industries à Noyelles. Mobilisons-nous à leurs côtés pour gagner ce combat pour l’avenir!

Julien Poix, responsable départemental du secteur entreprises et luttes sociales du Parti de Gauche Nord

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L’autre budget

L’autre budget

Lundi 29 Septembre 2014 | François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche

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Autrefois, il n’y a pas si longtemps, le débat budgétaire était le plus important d’une année parlementaire. Chacun, avec des jouteurs reconnus, se faisait fort d’y incarner le clivage gauche-droite. C’en est devenu la négation. Il s’est même trouvé des députés « de gauche », enfin du P « S », pour réclamer une ponction supplémentaire sur la consommation populaire à travers une hausse record de la TVA. A croire qu’ils préfèrent les satisfecit de la Commission européenne à ceux de leurs mandants. Sinon ils auraient applaudi la proposition de Sarkozy qui n’allait pas jusque-là. Seul Valls l’avait alors fait. Reconnaissons-lui le mérite de la continuité, en pire. Les autres avaient rebaptisé anti-sociale cette TVA pour mieux prendre le contre-pied de Sarkozy. Il ne fallait pas tout brouiller. Autrefois.

Le détail du budget Valls sera connu avec le Conseil des ministres de mercredi. Mais l’essentiel est déjà fixé. Il s’agit de l’argent pris au peuple au nom de la dette. Les 50 milliards d’ici 2017 claironnés par Hollande aux oreilles du Medef. Pour 2015, ce sont 21 milliards pour commencer : 7,3 dans les caisses de l’Etat, 3,7 dans celles des collectivités locales, 10 milliards dans la sécu. Tout en découle. C’est-à-dire des mesures d’austérité dont la seule justification est cette absurde règle comptable. La discussion porte sur la technique. L’impôt devient un auxiliaire de la rente : il est là pour faire rentrer l’argent qu’elle prélève. Passionnante discussion, à laquelle nous ne sacrifierons pas.

Car le résultat d’ensemble est déjà connu. Il ridiculise les pointages doctement compilés par les médiacrates et diverses officines « indépendantes » pendant la dernière présidentielle. Hollande avait promis de ramener le déficit public à 3% en 2013. On sait ce qu’il en fut. 4,2% cette année-là. Plus encore prévu pour l’année prochaine. La preuve est faite que l’austérité creuse les déficits. C’est pas faute de l’avoir annoncé dès le premier jour. Les prévisions de croissance faites par l’INSEE sont durablement faméliques. Et ne parlons pas de la fameuse courbe du chômage. C’est pourtant le chiffre qui pèse le plus sur le pays. Mais les savants pointages de Hollande lui avaient valu d’être raisonnable.

C’est donc un autre budget et une autre politique dont il faudrait parler. Il est urgent de soutenir la consommation populaire, de relancer l’activité par la planification écologique. Les propositions concrètes regorgent dans les contre-budgets du PG. Gageons que ce débat n’aura pas lieu. Le Parlement n’est plus le lieu où s’expriment et se structurent les contradictions qui traversent la société. C’est un Parlement de la Vème République. Vidé de toute substance. Juste bon à voter la confiance après avoir donné 5% tout mouillés au candidat Valls à la primaire. Il y manque trop de choses : des députés liés à leurs mandants, et donc fidèles à ceux-ci, un pluralisme véritable, des frondeurs qui préparent autre chose qu’un congrès du PS… Il est temps d’avoir un Parlement de la VIème République pour un autre budget, et une autre politique.

François Delapierre
Secrétaire national du Parti de Gauche

En finir avec le chômage, nous on peut !

 

En finir avec le chômage, nous on peut !

Jeudi 25 Septembre 2014 | Sylvie Aebischer et Boris Bilia

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Le taux de chômage atteint aujourd’hui des sommets : avec 9,7% de la population active, 10,2% DOM compris. La France compte aujourd’hui près de 6 millions de travailleurs inscrits en recherche d’emploi. Le chômage endémique depuis les années 1970… est bien confortable pour le système : la peur du chômage est une muselière efficace pour empêcher les travailleurs de revendiquer de nouveaux droits et des hausses de salaire et permettre au gouvernement allié du Medef de casser le droit du travail !

Il est temps d’en finir avec les potions libérales qui nous sont imposées depuis 30 ans, aussi inefficaces contre le chômage que favorables aux profits des grands groupes privés. Ce n’est pas la guerre aux chômeurs qu’il faut mener comme le bien mal nommé ministre du travail Rebsamen, c’est relancer l’activité et affronter le coût du capital. En finir avec le chômage, nous on peut !

1) En finir avec les seules exonérations de cotisation

Les politiques de l’emploi depuis 30 ans s’inspirent toujours du même schéma libéral : abaisser le « coût du travail » et augmenter la com-pé-ti-ti-vi-té. Et toujours le seul levier : les exonérations de cotisations sociales. Pourtant aucun consensus universitaire rigoureux n’a pu en démontrer l’efficacité ! La Cour des comptes et un récent rapport du Sénat en soulignent même le coût exorbitant, de l’ordre de 1,5 % du PIB et dépassant les 300 milliards de coût cumulé… pour un impact limité voire nul sur l’emploi. Pire, ces baisses de cotisation étant ciblées sur le SMIC et les plus bas salaires, elles entraînent les salaires vers le bas et sont mal ciblées, favorisant trop souvent des secteurs qui ne sont pas en difficulté ni soumis au dumping mondial. Il faut donc de revenir sur tout ce processus aveugle d’exonérations enclenché par Édouard Balladur en 1993 et suivi par les gouvernements Juppé, Fillon et Valls.

2) Le secteur public, un levier pour relancer l’emploi

Pour créer massivement des emplois, le secteur public s’avère décisif et efficace. Il est même économique quand on le compare au coût des dispositifs Hollande de type CICE ou pacte d’irresponsabilité). Le plus urgent est de revenir sur les 190 000 suppressions d’emplois opérées depuis 2007 (150 000 sous la droite et 40 000 déjà sous Hollande) et la titularisation des précaires de la fonction publique. Sur 5 ans, il est ensuite possible de créer plusieurs centaines de milliers d’emplois publics, en assumant un recrutement progressif et une formation de qualité. Des besoins énormes existent (écoles, universités, crèches, justice, police, douanes, etc.). Les fonctionnaires créés pourraient même rapporter à l’État dans certaines missions cruciales tels que les services fiscaux pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ou l’inspection du travail.

3) Relancer l’activité par la demande, une clé pour la création d’emploi

Les politiques libérales cherchent à opposer les travailleurs entre eux, comme si les droits acquis ou gagnés par les salariés se faisaient aux dépens des créations d’emploi. Or c’est tout le contraire ! La relance de l’économie par la demande accorde davantage de droits pour les travailleurs, de meilleurs salaires et conditions de travail… pour créer des emplois en créant un cercle vertueux.
Cette relance de l’activité par la demande passera d’abord par une hausse des salaires et des minima sociaux, la mise en place d’un salaire maximum et la limitation des écarts de salaires de 1 à 20 dans les entreprises. Elle passe aussi par la fin du gel des salaires des fonctionnaires et le rattrapage sur l’inflation depuis 2000 via une refonte de la grille des échelons des fonctionnaires. À titre d’exemple, le SMIC à 1700 euros permettra une hausse de salaire de 20 milliards d’euros pour les les plus modestes ; la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires représenterait une augmentation de la consommation à hauteur de 10 milliards d’euros. Ce sont de l’ordre de 240 000 emplois supplémentaires qui pourraient être ainsi créés en quelques mois ! La relance de l’économie par la demande revient aussi à mettre fin à la précarité et faire du CDI à temps plein la norme : c’est à cette condition que les salaires permettront de relancer la consommation.

Améliorer les conditions de travail des salariés, c’est aussi partager le temps de travail et par conséquent créer des emplois. C’est la raison pour laquelle nous proposons d’appliquer réellement les 35 heures pour tous et aller vers les 32 heures sur le modèle de la semaine de 4 jours… tout en revendiquant une 6ème semaine de congé payés et la retraite à 60 ans. Il y a là encore un gisement de plusieurs centaines de milliers d’emplois.

4) Relancer l’activité par l’investissement public et rompre avec le libre-échange

La relance de l’activité passe également par un investissement public massif et ciblé sur les besoins pour créer des emplois utiles et non délocalisables.

Investir, c’est créer des emplois !

Construire 200 000 logements chaque année, majoritairement destinés à l’habitat social, reviendrait à créer plus de 100 000 emplois. Mêmes résultats avec l’ouverture de 100 000 nouvelles places en crèche et le développement des transports collectifs. La transition énergétique, en s’appuyant sur les investissements dans le secteur des énergies renouvelables, la remise aux normes énergétiques des bâtiments, le développement de la géothermie, permettrait de créer plus de 700 000 emplois selon le scénario Négawatt. Le développement d’un nouveau modèle agricole permettrait, selon la confédération paysanne, la création de 300 000 emplois supplémentaires. Enfin le soutien au développement de l’économie sociale et solidaire permettra de combler les 150 000 postes vacants dans ce secteur. D’autres pistes restent encore à explorer, notamment l’économie de la mer.

Assumer le protectionnisme

Selon l’Insee, entre 2000 et 2005 les délocalisations ont entrainé la destruction de 36 000 emplois chaque année en France. Depuis la crise de 2008, ce sont 60 000 emplois qui sont supprimés tous les ans en raison des délocalisations. La reconstitution d’une capacité de production nationale est impossible sans de fortes mesures de protection commerciale. Le protectionnisme est donc un puissant levier pour réorienter la production et la consommation vers les besoins humains, compagnon logique de la planification écologique permettant d’instaurer des protections sociales et environnementales. C’est dans ce cadre que doit s’inscrire notre politique de création d’emplois !

Face à la crise de Régime, vite la 6ème République !

Face à la crise de Régime, vite la 6ème République !

Adrien Quatennens – Jeudi 28 Août 2014

François Hollande commémore

On avait entendu le 14 Juillet dernier, le Président de la République nous annoncer que la politique du gouvernement Valls allait finir par payer et que, à bien y penser, il sentait venir la reprise. Après quoi, il est retourné aux commémorations, pendant que les français continuaient d’observer l’échec de sa politique. Et derrière cet échec et cette persistance dans la politique de l’offre et de l’austérité, derrière cette indexation idéologique au MEDEF, à la Commission Européenne et aux injonctions de Madame Merkel, tant de souffrances chez les français pour si peu de résultats. Même la croissance, qui chez ces gens-là est pourtant religion, les boude. Quant au chômage n’en parlons pas ! C’est au moment où la nouvelle hausse du chômage est annoncée, au moment où l’on apprend que les entreprises du CAC40 ont augmenté de 30% leurs dividendes versés aux actionnaires que Valls fait une déclaration d’amour au MEDEF (qu’il confond visiblement avec « les entreprises ») et nomme un ancien financier, cheville-ouvrière du tournant libéral de la politique de Hollande, Ministre de l’Economie. C’était pourtant le candidat Hollande qui disait en 2012 « Mon ennemi, c’est la finance ! » (c’était au temps où il apparaissait un brin sensé). L’économie de notre pays est malade de la Finance prédatrice. L’économie européenne est malade de la politique d’Angela Merkel, qui soucieuse de satisfaire son électorat composé d’une population vieillissante disposant de retraites par capitalisation, a besoin d’un Euro fort. François Hollande avance aveuglément et semble incapable de penser un autre projet politique.

Chaud devant, aveuglément !

Il y eût la sortie du gouvernement des ministres issus d’Europe-Ecologie-Les-Verts, il y eût les frondeurs du Parti Socialiste, la remise en cause même du terme « Socialiste » par Manuel Valls, il y eût l’autre Gauche, la vraie, qui n’en pouvait plus que le mot « Gauche » puisse être associé à la trajectoire politique assumée par Hollande et Valls, il y eût la Droite qui, empêtrée dans ses affaires, ne cessât jamais la critique (et pourtant, la Droite devrait se contenter d’être heureuse, François Hollande se chargeant mieux qu’elle-même d’appliquer sa propre politique), il y eût la claque des Municipales, l’uppercut des Européennes, il y eût les frondeurs, les affligés, les atterrés, les tout-ce-que-vous-voudrez, il y eut, enfin la critique des ministres Montebourg et Hamon, la démission du Gouvernement Valls 1er et, malgré tout cela, François Hollande, droit dans ses bottes assume : Rien ne va plus ? On continue et qu’aucune tête ne dépasse ! C’est à n’y rien comprendre ! Même à pousser l’analyse, on se perd à chercher pourquoi François Hollande, dont la politique semble avoir touché le fond, ne s’arrête pas de creuser.

« Devoirs de Vérité »

S’il est une chose dont personne ne peut plus douter désormais, c’est que ce n’est pas en changeant quelques têtes, pas plus qu’en changeant de majorité que la crise profonde de régime qui se révèle va se résorber. En effet, les gens attendent un changement profond et radical qui améliore leurs conditions de vie et ils observent bien que leurs votes ne changent rien et que nos Institutions permettent aux élus, quand ils n’agissent pas pour leur propre compte ou celui de leur caste oligarchique, de faire l’inverse de ce pourquoi ils ont été élus. Par conséquent, il ne peut être question d’attendre les prochaines échéances électorales en faisant notre petite soupe politique sans remettre en cause de fond en comble les fondements mêmes de nos Institutions. A l’heure qu’il est, nous ne pouvons que renvoyer François Hollande à ses propres écrits de 2006 quand, dans son livre « Devoirs de Vérité », il prônait la « vérification démocratique » à mi-mandat. Cela pourrait prendre la forme d’un référendum révocatoire qu’au Parti de Gauche, nous appelons de nos vœux. Car ce régime de monarque présidentiel vient d’achever sa démonstration d’appartenance au passé. Il est plus que temps d’en changer. Il est plus que temps de passer sur la Cinquième République un large et ample coup de balai.

« Le système n’a pas peur de la Gauche, il a peur du Peuple »

En cette phrase, nous résumons notre analyse du moment politique. Quand le mot « Gauche » est associé à la politique économique de Droite menée par le gouvernement Valls, cela nous coûte cher. Quand l’idée même de Gauche est remise en cause, quand les structures partisanes assises sur le jeu électoral de la Cinquième République font se désintéresser le Peuple de sa propre cause, alors nous devons tirer cette conclusion que « le système n’a pas peur de la Gauche, qui lui mange dans la main. Le Système a peur du peuple ». Or, le peuple, pour les raisons que nous venons d’évoquer, décide de plus en plus de nous dire « si c’est comme cela, débrouillez-vous, moi je ne m’en occupe pas ! ». C’est ce qui s’est passé aux dernières Elections Européennes, avec le résultat que l’on sait. Or, il est plus que temps que tout le monde s’en mêle. Pour cela, il nous faut des Institutions et des instruments qui permettent au peuple de se réapproprier sa souveraineté, de ne plus la confier à quelques-uns qui n’en respectent rien. Il est temps de fédérer le Peuple et de lui donner les moyens de s’en mêler pour de bon.

« Vite, la 6ème République »

Au Parti de Gauche, nous menons depuis le début ce combat pour la 6ème République qui constitue la base de notre projet Ecosocialiste. Si nous venions à gouverner ce pays, la première chose que nous ferions serait de convoquer une Assemblée Constituante (elle serait composée de personnes non-élues au moment de sa convocation et qui ne pourrait être élues après les travaux de rédaction de la nouvelle Constitution). Ainsi, le Peuple participerait tout entier à la refonte de ses Institutions en se les appropriant pendant tout le processus constituant, redéfinissant ainsi le cadre et la règle du jeu. Des droits nouveaux pourraient être inscrits dans la nouvelle Constitution, de même que des principes généraux pour la France comme la Règle Verte qui pourrait mettre notre pays à l’avant-garde des questions écologiques. Bien évidemment, la Constituante pour la 6ème République n’apporterait pas immédiatement et en tant que telle les réponses attendues par les citoyens à la crise sociale et écologique et nous ne devons pas nous focaliser uniquement sur cet objectif. Mais elle serait inévitablement un moyen pour le Peuple de récupérer sa souveraineté et, sur cette nouvelle base de décider de ce qui est bon pour lui et de le faire ensuite appliquer par le biais des nouvelles Institutions. Notre projet écosocialiste doit également continuer à être porté avec force car il apporte les réponses nécessaires aux problèmes de notre temps. Nous allons aussi nous saisir de la question essentielle de la citoyenneté dans l’entreprise à l’heure où les touristes-pompeurs de la finance à court-terme ont remplacé dans les grandes entreprises les ingénieurs qui s’engageaient pour le long terme avec un horizon porteur d’avenir pour l’économie. Ils arrivent à trouver des travailleurs « moins chers » ? Nous allons trouver des patrons qui coûtent moins chers car ceux-là coûtent horriblement chers et sont, en plus, incapables d’autre chose que de gérer leur petite comptabilité de boutiquiers, leurs portefeuilles pour unique horizon alors que nous avons besoin d’imagination, d’inventivité et de nous réapproprier le temps long ! Nous ne confondons pas les grandes entreprises et les PME et artisans. Nous ne confondons pas les entreprises et les actionnaires. A l’heure où la dette écologique de l’Humanité s’avance d’années en années, nous devons aussi être en pointe pour nous assurer que ce que nous produisons n’altère pas davantage notre biosphère. Nous avons le souci d’une économie organisée de manière socialement utile et écologiquement soutenable.

« Fédérer le Peuple »

Pour autant, nous savons que cette ambition de la 6ème République ne peut rester celle du Parti de Gauche. Nous savons aussi que l’échéance électorale de 2017 ne sera pas une élection mais une insurrection. C’est une insurrection civique que nous souhaitons. Pour le moment et avec les élections Européennes, le cratère s’est ouvert du mauvais côté de la montagne. Nous constatons notre échec. Nous constatons que l’hégémonie culturelle en France n’est pas de notre côté. Conscient du noir dessin que cela pourrait produire en 2017, notre réponse ne peut pas être et ne sera pas de chercher à rassembler la Gauche. C’est bien au delà et sur un objectif nettement supérieur qu’il nous faut travailler : Il nous faut fédérer le Peuple.

« Un nouveau dispositif de combat »

Pour répondre à cet objectif, nous mettons notre porte-parole le plus ample en la personne de Jean-Luc Mélenchon à disposition du combat pour la 6ème République. C’est la raison pour laquelle, à l’occasion du Remue-Méninges estival du Parti de Gauche à Grenoble, Jean-Luc Mélenchon a annoncé son retrait de la co-présidence de notre Parti afin de pouvoir s’employer entièrement à la formation d’un mouvement pour la 6ème République. Mouvement qui vise à rassembler bien au delà du Parti de Gauche et du Front de Gauche. Bien au delà même des partis politiques et des associations, ce mouvement invite toutes celles et ceux qui veulent s’y mettre, ayant compris qu’il est temps, à nous rejoindre. Ce mouvement ne sera pas porté par un chef autoproclamé. Si Jean-Luc Mélenchon va se mettre en pointe pour impulser sa formation, le mouvement pour la 6ème République sera un mouvement par et pour le Peuple auquel chacun peut prendre part. Vous comprenez donc que, plutôt qu’un retrait ou qu’une retraite annoncée dont il n’est rien, Jean-Luc Mélenchon est déjà au travail. C’est ainsi que se déploie notre nouveau dispositif. Ainsi que nous faisons le pari que rien n’est encore joué pour 2017 malgré les hommes et femmes providentiels qui pourraient être tentés de rejoindre cette course folle, malgré les médias déjà capables de nous annoncer les résultats ! L’implication du Peuple est une nécessité à laquelle nous allons vigoureusement travailler pour faire de cette élection une insurrection civique qui nous sorte de l’impasse de ce régime, une insurrection civique qui permette le changement radical nécessaire, seul capable de faire que viennent les beaux jours. Faîtes-le savoir autour de vous, mêlez vous-en ! Demain est à nous !

Le Parti de Gauche s’oppose à toute remise en cause des 35 heures

Le Parti de Gauche s’oppose à toute remise en cause des 35 heures

Jeudi 28 Août 2014 | Guillaume Etiévant, Secrétaire National à l’économie et au travail

Emmanuel Macron, banquier de Rotschild devenu ministre de l’économie, souhaite que les entreprises puissent déroger à la durée légale du travail et ainsi faire travailler les salariés plus de 35 heures sans leur accord individuel et sans majoration. Cela entrainera donc des baisses de salaires pour tous les salariés qui effectuaient des heures supplémentaires jusqu’à présent.

Le gouvernement Valls, plutôt que de se faire acclamer à l’université d’été du Medef et de multiplier les attaques contre les salariés, ferait mieux de donner un emploi aux 5 millions de chômeurs que compte notre pays.

Les solutions pour cela sont connues : investissements publics, réquisition puis nationalisation ou mise en coopérative, embauche massive de fonctionnaires, réduction du temps de travail, sécurisation des salariés dans l’entreprise, protectionnisme solidaire.

Ce ne sont pas les actionnaires qui créent la richesse et l’emploi mais bien les salariés eux-mêmes. Il est urgent de les rendre maitre de leur destin par la 6ème République qui mettra en place la citoyenneté dans l’entreprise, c’est-à-dire l’appropriation collective et républicaine des outils de production.

La gauche ? Elle était aujourd’hui dans la rue

La gauche ? Elle était aujourd’hui dans la rue

Samedi 12 Avril 2014 | Jean-Luc Bertet

Tête du cortège

La République elle-même dressée au milieu de la place qui porte son nom avait été ceinte d’une énorme banderole : « Hollande, ça suffit. » Une de ses trois allégories portait un bandeau sur les yeux. Comme si elle ne voulait pas voir ce qu’était devenu son Ve avatar. A ses pieds, la foule s’est massée, lentement mais sûrement. Le carré de tête déjà engagé boulevard Voltaire piétinait en attendant que les troupes se densifient. Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Olivier Besancenot, Alexis Tsipras et les autres en profitaient pour répondre aux interviews. Le cortège s’est finalement ébranlé avec sa demi-heure de retard habituel, précédé de quelques centaines d’impatients qui jouaient les éclaireurs.

La gigantesque statue avait donné le ton. Il ne s’est pas révélé plus amène en cours de manif pour le monarque républicain. Depuis « Hollande, trahison » jusqu’à la « Valls à trois temps : récession, régression, désocialisation » pour caractériser le cahier des charges de son homme de main de Premier ministre, le cortège s’est montré aussi bon enfant que radical. Si une ligne de manifestants pour résumer la politique présidentielle s’était déguisée en bagnards « condamnés à l’austérité », d’autres se voulaient plus offensifs comme les représentants de l’Université de Paris 8, élèves et professeurs, scandant : « Facs fermées aux intérêts privés, facs ouvertes à tous les sans-papiers » ou bien plus loin « Le problème, c’est le banquier, pas l’immigré ».

Dans l’ordonnancement de la manif, les associations suivaient le carré de tête. Le Dal, les organisations féministes, les sans-papiers, les enseignants et chercheurs du supérieur, tous avaient des griefs particuliers envers la réponse peu socialiste – quand il y en a – à leurs légitimes revendications. Les précaires – chômeurs, intérimaires, intermittents du spectacle – disaient se retrouver là pour un tour de chauffe. La convention Unedic, tout juste revue et corrigée par le Medef, paraphée par la CFDT, FO et la CFTC devrait, si elle est agréée par le gouvernement, coûter des centaines, voire des milliers d’euros par an à chacun. Tous ces « associatifs » ont prévenu qu’ils comptaient prendre au sérieux le slogan « Résistance ! »

Derrière venaient les syndicats. Des fédérations de SUD, de la FSU, mais surtout de la CGT se sont retrouvées assez massivement dans la rue malgré l’opposition de la confédération de Montreuil. On a aussi vu des drapeaux écologistes parmi les défilés des organisations politiques, très fournies et très dynamiques. La rue a bruissé de drapeaux rouge-vert et rouge, le PG et le PCF ayant sans mal leurs adhérents pour parvenir à construire cette « opposition de gauche » plus que nécessaire.

Valls qui a l’habitude de diviser par dix ou vingt le nombre des manifestants de gauche ne se montrera pas publiquement affecté par les 100 000 d’aujourd’hui. Peu importe, l’ampleur de cette première manifestation, à travers ses slogans – « PS = pseudo socialiste » ; « Une Valls ? Non ! La Carmagnole contre l’austérité »… -, est une première étape. Une grande banderole affichait la seconde : « Européens ensemble contre l’austérité ». L’amateur de corrida déclaré qu’est le Premier ministre aurait tort de croire qu’il nous réservera le sort du taureau et qu’après avoir joué au picador, il mettra à mort nos démocraties et nos quotidiens avec l’épée de l’Europe et du Grand marché transatlantique. Nous nous retrouverons au plus tard dans les urnes le 25 mai pour le deuxième round.

Hollande meilleur VRP du Medef et de la Commission européenne

Hollande meilleur VRP du Medef et de la Commission européenne

Martine Billard, Co-Présidente du Parti de Gauche

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C’est à un vrai coup de force auquel François Hollande s’est livré contre l’état social et contre la République. Il supprime toute unité territoriale en introduisant la structuration à la carte pouvant aller jusqu’à la disparition de départements et en transférant des pouvoirs réglementaires au niveau local. Cette orientation libérale ne conçoit l’aménagement du territoire qu’en terme de concurrence.

Tout son discours n’avait qu’un objectif, s’attirer les bonnes grâces des grands patrons. Pas un mot pour les salariés, pour tous les privés d’emploi et précaires de notre pays. Avec les 50 milliards de réduction de dépenses publiques et l’exigence de réduction des dépenses des collectivités, François Hollande vient de déclarer l’état d’austérité générale. Outre les 30 milliards d’euros de cotisations familiales qui vont être transférés des entreprises vers les ménages, le Medef peut se féliciter des autres annonces. Le Medef qui aime tant les chartes, les pactes et les Hauts comités de régulation va adorer le pacte de responsabilité, il n’y aura pas de contreparties obligatoires, tout juste un observatoire de plus.

Silence dans les rangs, telle est la devise du président de la République qui annonce l’engagement de la responsabilité du gouvernement. Ceux qui croyaient qu’ils pourraient discuter du contenu du pacte de responsabilité ont la réponse : c’est à prendre ou à laisser. Da’illeurs un Conseil stratégique de la dépense usurpera le rôle attribué par la Constitution aux commissions des finances et à la Cour des Comptes.

François Hollande se soumet une fois de plus à la vision de Monsieur Barroso et de Madame Merkel d’un fédéralisme européen qui nie la souveraineté populaire. La convergence européenne est pour lui est un nivellement vers le bas de la fiscalité des entreprises au niveau allemand.

Face à ce social-libéralisme assumé, nous appelons tous ceux qui refusent cette politique jusque dans les rangs du PS et EELV à construire avec nous l’opposition de gauche aujourd’hui indispensable.

Le temps est à la résistance, au parlement , dans les urnes et dans la rue.