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Communiqué du Parti de Gauche Nord-Pas-de-Calais Picardie- « Une alouette de Front de Gauche, un cheval de PCF »

Communiqué du Parti de Gauche Nord-Pas-de-Calais-Picardie

Une alouette de Front de gauche, un cheval de PCF

Le Parti de gauche du Nord-Pas-de-Calais-Picardie prend acte de la division du Front de gauche à l’occasion de la prochaine élection dans notre région, et la déplore.
Or, nous constatons au fil des déclarations publiques que la liste l’Humain d’abord et son leader Fabien Roussel revendiquent l’appellation exclusive de « liste Front de gauche », malgré les évidences :
_Le Parti de gauche est membre du Rassemblement (EELV-PG-Nouvelle Donne-Nouvelle Gauche socialiste, collectifs citoyens) mené par Sandrine Rousseau. Or, une liste sans le PG, parti ayant fourni au Front de gauche son candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon – soutien du Rassemblement, ne peut être assimilée au FdG.
_L’humain d’abord présente cinq têtes de liste communistes sur cinq départements.
_La liste l’Humain d’abord est constituée à près de 75% par des élus et adhérents du PCF, avec un record dans le Pas-de-Calais (91%). Ensemble ! 59-62, seule autre composante du Front de gauche officiel présente sur la liste fournit trois candidat-e-s, soit 1,67% de la liste régionale.

L’Humain d’abord est donc une liste essentiellement communiste, logiquement classée comme telle par le Ministère de l’intérieur ).
Le Parti de gauche Nord-Pas-de-Calais-Picardie regrette que tant d’énergie soit dépensée pour accaparer le logo du Front de gauche, et que si peu l’ait été pour faire l’unité de l’opposition rouge-verte au premier tour.

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Communiqué du Parti de Gauche Nord-Pas-de-Calais Picardie-Elections régionales

Elections régionales 2015
Communiqué du Parti de Gauche Nord-Pas-de-Calais-Picardie

Le Parti communiste français lance sa liste pour les élections régionales en Nord-Pas-de-Calais Picardie samedi 3 octobre à Lille. Afin de lever toute confusion, nous souhaitons rappeler que le Parti de Gauche n’est pas engagé sur la liste portée par le PCF. Le PG est engagé dans le Rassemblement constitué par EELV, la Nouvelle gauche socialiste, Nouvelle Donne et des collectifs citoyens, avec Sandrine Rousseau comme tête de liste régionale.
Par conséquent, la liste lancée par le PCF seul ne peut en aucun cas se prévaloir d’être une liste « Front de gauche ».

Pour le PG Nord-Pas-de-Calais-Picardie,
Marie-Laure DARRIGADE et Laurent MATEJKO, co-têtes de file régionales,
Julien POIX, coordinateur régional du PG

LETTRE OUVERTE à FABIEN ROUSSEL ET AUX CAMARADES COMMUNISTES

Laurent Matejko, chef de file avec Marie-Laure Darrigade du Parti de Gauche-membre du FDG  pour l’élection régionale de décembre 2015 publie une adresse à Fabien Roussel, chef de file du PCF. Ce week-end, 75% des votes des militants d’EELV se sont portés sur le choix d’une alliance avec le Front de Gauche. Nous sommes à la croisée des chemins. Le Front de Gauche, toujours à l’avant-garde des combats ne doit pas laisser passer cette chance historique pour construire un nouvel espoir populaire en Nord-Pas-de-Calais Picardie

Cher Fabien, chers et chères camarades,

Alors que les reniements du gouvernement prétendument socialiste aggravent la triple crise démocratique, sociale et écologique que connaît notre pays, la majorité des citoyens se détournent de la politique quand ils ne cèdent pas aux sirènes de l’extrême-droite. Tu le sais aussi bien que nous, notre région n’est pas épargnte situation catastrophique. Le taux de chômage, les catastrophes sanitaires telles que l’augmentation des cas de cancers, la pollution de nos eaux, de l’air, du sol, la précarité énergétique, l’échec scolaire sont autant d’indicateurs sur lesquelles notre Région flirte avec les records nationaux. Pourtant, les sondages promettent notre Région à la droite ou à l’extrême-droite

Dans ce contexte dramatique, les élections régionales peuvent faire émerger une alternative politique, la nôtre, celle de l’Autre Gauche. Nous, militants anti-libéraux, progressistes, écologistes, combattants de toujours, avons la responsabilité de saisir cette occasion longtemps attendue de faire basculer la politique de notre  nouvelle grande région. Jusqu’ici nous résistions, il est temps de passer à l’offensive !

Nous nous adressons à toi, cher Fabien, car plusieurs obstacles restent à lever d’après de récentes déclarations de ta part.

Les parlementaires d’EELV votent majoritairement les textes gouvernementaux ? Mais ce n’est pas nouveau, nous le savions lorsque nous nous sommes tous rencontrés il y a des mois déjà, et qu’alors tu disais chercher un accord avec tous les partenaires. Du reste, durant les élections départementales de mars, le PCF et EELV se sont retrouvés dans des candidatures communes à Lille et dans toute l’Oise. Ce qui était acceptable en mars ne le serait-il plus en septembre ? À l’époque, Jean-Vincent Placé et François de Rugy étaient membres d’EELV, qu’ils ont quitté depuis. De notre point de vue, ce n’est pas au moment où les positions d’EELV sont de plus en plus compatibles avec celles du Front de gauche qu’il faut lui faire ce procès, au contraire. Jamais les circonstances n’ont été plus favorables à un rapprochement inédit de la gauche de résistance à l’austérité avec celle de la transition écologique.

Y a-t-il de si profondes différences entre le projet que pourraient défendre le PCF ou EELV à la tête de la région, qu’elles justifieraient de partir séparés ? Oui il y a de vraies différences de points de vue sur l’Europe, mais nous parlons ici de notre région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Nous partageons une même vision sur les compétences régionales, sur la répartition des richesses, sur la préservation d’un écosystème compatible  avec la vie humaine, sur l’investissement éducatif, etc. et bien sûr contre les politiques austéritaires qui nous réduisent à l’impuissance. Des partis différents, mais animés  par un même objectif  ont réussi à s’allier en 1936 ou dans le CNR. Malheureusement, la question du projet collectif n’a été qu’esquissée sans que les communistes y contribuent. C’est pourtant par-là que l’union peut et doit se faire. Nous vous y invitons une nouvelle fois.

Nous ne sommes pas seuls, nous les engagés dans le combat politique, à nous soucier d’une liste d’alternative rouge-verte. Les syndicalistes, les associations qui résistent, les défenseurs de droits de l’homme, les féministes, les lanceurs d’alerte, les défenseurs de l’environnement, les artistes, tous regardent avec inquiétude ce que nous décidons. Nous ne pouvons pas manquer au combat face à l’extrême-droite. Qu’allons-nous leur dire, que vas-tu leur dire, lors de tes rencontres avec les vraies forces vives de la région ? Que nous n’avons pas su nous entendre sur la tête de liste régionale ? Mais que leur importe à eux qui attendent notre soutien et qui sont prêts à nous accorder leur confiance?

Nous sommes placés devant une situation historique, qui nous met en grande responsabilité de relever le défi.  Vaincre ensemble ou périr chacun de son côté, c’est l’alternative qui nous est offerte. Camarade, as-tu perdu l’envie de gagner ? Devant les attentes du peuple, notre devoir n’est-il pas de conquérir la primauté à gauche pour ensuite nous imposer ?

Le Parti communiste ne peut faillir à son devoir. Ses membres ont toujours été à l’avant-garde contre le conservatisme et la réaction. Seuls, ils ne peuvent espérer trouver le chemin de la victoire. S’ils sont unis aux autres forces de la gauche alternative et écologiste, tout devient possible. Oui, les communistes sont indispensables à ce rassemblement, avec leur ténacité et leur savoir-faire ! Une représentation de premier plan leur est garantie, comme d’autres régions ont su en trouver entre représentants du Front de gauche et d’EELV, pour faire vivre la diversité de nos listes.

C’est pourquoi nous vous appelons solennellement, cher Fabien, chers et chères camarades, à reprendre avec nous le chemin d’une dynamique capable de renverser la situation autour d’une convergence du Front de Gauche et d’Europe-Écologie-Les-Verts, et de toutes les forces progressistes qui voudraient en être. Ceux qui veulent se rassembler dans notre mouvance ont pris position pour l’autonomie vis-à-vis du PS, tous pour les mêmes raisons : ça suffit ! Ce cri est partagé par des millions de nos concitoyens qui n’attendent que notre unité pour prendre la voie d’une autre politique.

Martine Billard: «Il faut une grande clarification pour que le Front de gauche prenne son envol»

Martine Billard: «Il faut une grande clarification pour que le Front de gauche prenne son envol»

Créé le 19/08/2014 à 09h55 — Mis à jour le 20/08/2014 à 20h16 | http://www.20minutes.fr/politique/1429783-martine-billard-faut-grande-clarification-front-gauche-prenne-envol

INTERVIEW – La coprésidente du Parti de gauche pointe l’attitude du PCF, qui s’allie parfois au PS ce qui, à son sens, brouille la ligne politique…

Le Parti de gauche fait sa rentrée politique ce jeudi, avec ses «remue-méninges» de Grenoble (jusqu’à dimanche), dans un climat morose.

Aux municipales, le Front de gauche s’est désagrégé avec les alliances entre le PCF et le PS et les piques entre les deux partis se sont multipliés. Exténué, Jean-Luc Mélenchon a dressé un constat d’«échec» du Front de gauche, disant par ailleurs ne plus vouloir apparaître en première ligne. 20 Minutes fait le point sur le Parti de gauche, le Front de gauche et leur avenir avec Martine Billard, la coprésidente du PG.

Pour la première fois, PG et PCF font leur université d’été séparément… Un symbole du malaise actuel?

On a eu des difficultés, on s’y est pris un peu tard après les européennes. Mais c’est vrai que ce n’est pas seulement une histoire de timing, l’ambiance n’a pas été au beau fixe dernièrement. On a jugé qu’il serait plus productif qu’on se retrouve à la rentrée, le 6 septembre, pour discuter entre nous. Nous avons besoin de travailler, de voir où nous en sommes pour voir où nous voulons aller. Ce qui est sûr, c’est que nous ne voulons plus nous retrouver, à la veille d’une échéance électorale, dans la même situation qu’avant les municipales, sans clarté sur la ligne politique.

Jugez-vous comme Jean-Luc Mélenchon que le Front de gauche est «en échec»?

Par rapport aux objectifs que nous nous étions fixés, 2014 a été une mauvaise année. Nous n’avons pas progressé, nous n’avons pas élargi et approfondi le Front de gauche. Le manque d’unité d’expression politique du Front de gauche au niveau national a en effet fragilisé le mouvement. On ne peut pas critiquer le gouvernement, à juste titre, voter contre ses textes, à juste titre, et ensuite publier des déclarations qui appellent à l’union entre le PCF et le PS. Si aux municipales, ça n’avait été que quelques cas locaux… Mais 52 % des listes du PCF étaient avec le PS… Le PCF est un parti historique, on savait quelles étaient ses habitudes mais on ne pensait pas qu’il repartirait sur les mêmes schémas. A Grenoble, à Rennes, nous avons été avec les écologistes, et ça a fonctionné.

Comment relancer le Front de gauche?

Le PCF doit lever son ambiguïté avec le PS pour redonner confiance à ses partenaires. Il faut une grande clarification pour que le Front de gauche prenne son envol. Nous ne voulons pas être la marge de manœuvre que le PC utilise seulement quand le PS ne veut plus de lui. On a l’impression d’être utilisé dans les négociations du PC avec le PS et on le voit en ce moment avec les sénatoriales. On ne peut pas construire une force avec une telle absence de confiance et un problème de ligne politique

Et puis, il faut qu’on ouvre grand les portes du Front de gauche pour dépasser le cartel d’organisations que nous sommes actuellement. Il faut convaincre des militants de nous rejoindre et continuer à discuter, à travailler, avec des frondeurs du PS, avec EELV, avec le NPA, Nouvelle donne, tous ceux qui s’opposent à la politique du gouvernement, pour construire l’espoir d’une majorité alternative.

N’y a-t-il pas un problème de personnalité, avec un Jean-Luc Mélenchon qui serait jugé trop clivant, qui aurait trop personnalisé?

Jean-Luc Mélenchon a été notre candidat à la présidentielle, la principale élection de la Ve République: qu’il le veuille ou non, cette élection polarise, personnalise. C’est le système français. Mais choisir un candidat à la présidentielle en espérant qu’il fasse un bon score, utiliser ce bon score pour ses petites affaires et le rejeter ensuite, ce n’est pas correct. Avec sa personnalité, Jean-Luc Mélenchon nous a beaucoup aidés à la construction du Front de gauche il y a cinq ans.

Comment vous analysez ces critiques?

Certains pensent qu’il tape trop fort sur le PS et préfèrent en faire une affaire de personnalité plutôt que de parler de réels désaccords politiques de fond. C’est moins un problème de personne que de ligne.

Mélenchon lui-même souhaite prendre du champ… Le PG peut-il survivre sans lui en première ligne?

Jean-Luc Mélenchon sera toujours là mais c’est vrai que nous voulons mettre en avant d’autres personnalités émergentes au Parti de gauche. C’est toujours difficile, on l’a déjà vu, les médias disent « c’est Jean-Luc Mélenchon ou personne ». Nous avons une année 2015 sans échéance électorale qui va nous permettre de souffler un peu, de réorganiser nos forces et de relancer le travail théorique.

Le Parti de gauche peut-il survivre à une éventuelle fin du Front de gauche?

Nous sommes un vrai parti de militants, avec 12.000 adhérents, dont beaucoup de jeunes. Je ne suis donc pas inquiète pour l’avenir du PG qui est le seul à avoir réussi la synthèse des questions sociales, écologiques et institutionnelles.

Et pourtant, vous n’attirez pas les déçus de François Hollande…

Ce n’est pas automatique! Les pays où la gauche de la gauche marche sont ceux où la crise sociale a été beaucoup plus importante qu’en France. Et je ne souhaite pas à mon pays une crise plus grave. Le PS français termine la mue que les autres PS européens ont terminée: s’aligner sur les politiques libérales. Alors les électeurs le vivent comme une trahison et leur réaction est pour l’instant le repli. Mais c’est vrai, on n’a pas réussi à entraîner les déçus de François Hollande. C’est l’enjeu de cette année.

Communiqué suite à l’election du nouveau Bureau exécutif de la CAD

Communiqué de presse, du 20/04/2014

pgdouai

Le Parti de Gauche dénonce l’élection du nouveau Bureau exécutif de la CAD (Communauté d’Agglomération du Douaisis). D’abord parce que celui-ci s’est bâti sur une seule et unique logique : celui de la représentativité des groupes politiques, ne tenant donc absolument pas compte du poids démographique des villes. Ainsi, nous regrettons que la ville centre ne soit représentée que par un seul Vice Président. Bien que Douai n’ait pas vocation à asseoir son hégémonie, elle doit être considérée comme le moteur de l’action communautaire et non comme son supplément.

D’autre part nous nous désolidarisons de la décision du groupe PC-FDG (au sein duquel ne figure d’ailleurs aucun membre du PG!) d’avoir non seulement accepté de participer au Bureau exécutif (avec 2 Vice Président), mais surtout d’avoir appelé à voter Christian Poiret (UMP) comme président de la CAD au nom du « consensus ». Il ne sert à rien de dénoncer les manœuvres politiciennes des socialistes et de la droite d’un côté -celui de la CCO (Communauté Cœur d’Ostrevent)- si c’est pour de l’autre -celui de la CAD- les rejoindre.

De façon plus générale, c’est cette logique du grand écart, où tous les postes sont déjà pourvus par avance, que nous refusons. Les élus sont en effet apparus comme une vraie petite famille, l’un passant le sel, l’autre le poivre. Pour preuve, la candidature de Frédéric Chérau comme premier Vice Président a fait l’objet d’un tollé général car elle n’était pas prévue et donc pas permise.

Pour nous la gestion d’un territoire est d’abord politique. Or l’essor des intercommunalités marque « le développement d’espaces politiques fermés où prévalent l’entre-soi, le petit nombre et le huis clos, plutôt que l’assemblée, l’hétérogénéité, la publicité, le débat. »*

Nous ne pouvons comprendre l’abstention des citoyens aux élections municipales si nous ne tenons pas compte de cette logique qui contribue à l’effacement des frontières politiques au profit d’une gestion le plus souvent technique, sans relief, et sans grande orientation.

Enfin et surtout, le Parti de Gauche dénonce l’élection de 15 hommes sur 15 postes de Vice Présidents! Là encore quel exemple nous offre la CAD? Le féminisme n’est pas une posture mais une action politique de tous les jours, et son premier acte doit être le partage des responsabilités entre les sexes.

François Guiffard, pour le comité du Douaisis du Parti de Gauche

* propos de David Guéranger que nous avions fait venir à Guesnain pour nous parler de l’intercommunalité.

La gauche ? Elle était aujourd’hui dans la rue

La gauche ? Elle était aujourd’hui dans la rue

Samedi 12 Avril 2014 | Jean-Luc Bertet

Tête du cortège

La République elle-même dressée au milieu de la place qui porte son nom avait été ceinte d’une énorme banderole : « Hollande, ça suffit. » Une de ses trois allégories portait un bandeau sur les yeux. Comme si elle ne voulait pas voir ce qu’était devenu son Ve avatar. A ses pieds, la foule s’est massée, lentement mais sûrement. Le carré de tête déjà engagé boulevard Voltaire piétinait en attendant que les troupes se densifient. Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Olivier Besancenot, Alexis Tsipras et les autres en profitaient pour répondre aux interviews. Le cortège s’est finalement ébranlé avec sa demi-heure de retard habituel, précédé de quelques centaines d’impatients qui jouaient les éclaireurs.

La gigantesque statue avait donné le ton. Il ne s’est pas révélé plus amène en cours de manif pour le monarque républicain. Depuis « Hollande, trahison » jusqu’à la « Valls à trois temps : récession, régression, désocialisation » pour caractériser le cahier des charges de son homme de main de Premier ministre, le cortège s’est montré aussi bon enfant que radical. Si une ligne de manifestants pour résumer la politique présidentielle s’était déguisée en bagnards « condamnés à l’austérité », d’autres se voulaient plus offensifs comme les représentants de l’Université de Paris 8, élèves et professeurs, scandant : « Facs fermées aux intérêts privés, facs ouvertes à tous les sans-papiers » ou bien plus loin « Le problème, c’est le banquier, pas l’immigré ».

Dans l’ordonnancement de la manif, les associations suivaient le carré de tête. Le Dal, les organisations féministes, les sans-papiers, les enseignants et chercheurs du supérieur, tous avaient des griefs particuliers envers la réponse peu socialiste – quand il y en a – à leurs légitimes revendications. Les précaires – chômeurs, intérimaires, intermittents du spectacle – disaient se retrouver là pour un tour de chauffe. La convention Unedic, tout juste revue et corrigée par le Medef, paraphée par la CFDT, FO et la CFTC devrait, si elle est agréée par le gouvernement, coûter des centaines, voire des milliers d’euros par an à chacun. Tous ces « associatifs » ont prévenu qu’ils comptaient prendre au sérieux le slogan « Résistance ! »

Derrière venaient les syndicats. Des fédérations de SUD, de la FSU, mais surtout de la CGT se sont retrouvées assez massivement dans la rue malgré l’opposition de la confédération de Montreuil. On a aussi vu des drapeaux écologistes parmi les défilés des organisations politiques, très fournies et très dynamiques. La rue a bruissé de drapeaux rouge-vert et rouge, le PG et le PCF ayant sans mal leurs adhérents pour parvenir à construire cette « opposition de gauche » plus que nécessaire.

Valls qui a l’habitude de diviser par dix ou vingt le nombre des manifestants de gauche ne se montrera pas publiquement affecté par les 100 000 d’aujourd’hui. Peu importe, l’ampleur de cette première manifestation, à travers ses slogans – « PS = pseudo socialiste » ; « Une Valls ? Non ! La Carmagnole contre l’austérité »… -, est une première étape. Une grande banderole affichait la seconde : « Européens ensemble contre l’austérité ». L’amateur de corrida déclaré qu’est le Premier ministre aurait tort de croire qu’il nous réservera le sort du taureau et qu’après avoir joué au picador, il mettra à mort nos démocraties et nos quotidiens avec l’épée de l’Europe et du Grand marché transatlantique. Nous nous retrouverons au plus tard dans les urnes le 25 mai pour le deuxième round.

Le Front de Gauche part en campagne européenne

MARDI 8 AVRIL 2014 | ERIC COQUEREL

Cinq ans après sa création, le Front de Gauche repart en campagne aux élections européennes avec l’ambition de bousculer le rapport de force à gauche, passer devant les listes gouvernementales et envoyer de nombreux député-e-s de résistance au Parlement européen.

Doté du programme « Rompre, et refonder l’Europe », le FDG, désormais élargi à Ensemble, nouvelle formation qui n’était pas présente lors de la création du Front de Gauche pour les Européennes 2009, est parvenu ce matin à un accord national sur les premiers de liste. En vertu de cet accord équilibré, le PCF désignera 3 têtes de liste, le Parti de Gauche 3, et Ensemble, 1.

Le Parti de Gauche a désigné Jean Luc Mélenchon pour conduire la liste dans le Grand Sud-Ouest, Gabriel Amard et Corinne Morel-Darleux respectivement têtes de liste dans le Grand Est et le Grand Centre, Raquel Garrido et Eric Coquerel respectivement en deuxième position dans les circonscriptions Ile-de-France et Grand Sud-Est. Ils seront tous cinq aux côtés d’Alexis Tsipras, candidat à la présidence de la commission européenne, ce vendredi soir à Aubervilliers, ville conquise par le Front de Gauche lors des dernières élections municipales, au détriment du Parti Socialiste.

Le jour où le Manuel Valls défend la poursuite de la politique d’austérité à l’Assemblée Nationale, le Parti de Gauche se félicite du lancement de la campagne du Front de Gauche aux élections européennes 2014. Tous ceux qui refusent la politique d’austérité et l’Europe libérale de François Hollande et Angela Merkel auront en effet un bulletin de vote à leur disposition le 25 mai prochain : celui des candidat-e-s Front de Gauche.