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Toutes les chemises arrachées se valent-elles?

Question au gouvernement : Toutes les chemises arrachées se valent-elles ?

Communiqué du Parti de Gauche Nord et Lille Métropole

Ce Lundi 4 Juillet 2016, en pleine période de mobilisation contre la Loi Travail, se tenait à Lille une nouvelle réunion de « Hé Oh La Gauche ! », à l’initiative du ministre Stéphane Le Foll en soutien à la politique de François Hollande et son bilan. Sous haute protection policière, ce meeting n’était pas accessible aux militants, fussent-ils tous bien de Gauche, venus manifester aux abords de la salle.

Notre camarade, Julien POIX, responsable départemental du Secteur Entreprises et Luttes Sociales et Ecologiques du Parti de Gauche a pu entrer dans la salle sans difficulté.

Quelques minutes après le début de cette mascarade gouvernementale, Julien s’est levé et a brandi une affichette où on pouvait lire « 49-3 ». Décidé à rester debout et à poser une question malgré les invitations à se rassoir, Julien s’est vu indiqué la sortie. Il s’est alors muni d’un sifflet et s’est fait vigoureusement éjecté de la salle par le service d’ordre de l’organisation qui lui a, au passage, arraché la chemise !

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La démocratie selon le gouvernement: un militant PS tournant le dos à un citoyen. Photo: Julien Pitinome.

Résumons : Un vrai militant et responsable local de Gauche éjecté par le service d’ordre de « Hé Oh La Gauche » et une chemise arrachée ! On se souvient du vacarme d’indignation au gouvernement et dans les médias qu’avait produit la chemise arrachée d’un DRH de AirFrance. D’où notre question au gouvernement : Toutes les chemises arrachées se valent-elles ? « Hé Oh La Gauche » n’est décidément rien d’autre qu’une  piètre comédie burlesque et il est grand temps que ce gouvernement quitte la scène !

Pour le Parti de Gauche (PG),

Jocelyne DUBOIS et Ugo BERNALICIS,

Co-secrétaires du PG Nord

Christine MACHURON et Adrien QUATENNENS,

Co-secrétaires du PG Lille Métropole

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Ejecté par le service d’ordre du PS. Les questions posées aux ministres restent sans réponses. Photo: Julien Pitinome

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Licenciés pour avoir fait grève: poisson d’Avril?

Communiqué du Parti de Gauche Nord- secteur entreprises et luttes sociales

Licenciés pour avoir fait grève: poisson d’avril ?

Patrick Turpin, Sébastien Bernard et Pascal Poiret, tous trois militants CGT et salariés des Fonderies du Nord à Hazebrouck (59) ont reçu leur lettre de mise à pied. Selon leur employeur, ils ont commis une faute. Leur crime ? C’est d’avoir participé à la grève du 31 mars contre la loi El-Khomri. Les 3 camarades avaient pourtant prévenu leur employeur dans les délais prévus par la loi !

Le Parti de Gauche considère les sanctions comme une manœuvre d’intimidation patronale alors que le mouvement contre la loi «  Travail » s’amplifie partout. C’est une entrave inacceptable au droit de grève.

Le PG apporte son total soutien et son entière solidarité aux 3 salariés des Fonderies du Nord. Il dénonce la répression syndicale dont sont victimes les camarades de la CGT. Nous appelons les citoyens à se mobiliser pour affirmer publiquement leur solidarité. Un rassemblement  de soutien est organisé par la CGT : vendredi 8 avril de 9h à 12h devant les Fonderies du Nord à Hazebrouck  (59190), 89 rue de Merville.

Pour le Parti de Gauche Nord,

Julien Poix, secteur entreprises et luttes sociales

Jocelyne Dubois et Ugo Bernalicis, co-secrétaires départementaux du Parti de Gauche

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photo: La Voix du Nord

SAMBRE-ET-MEUSE: STOP AU DESOSSAGE DE NOTRE INDUSTRIE!

LE PG NORD AVEC LES SAMBRE ET MEUSE: STOP AU DESOSSAGE DE NOTRE INDUSTRIE!

Ce mardi 29 septembre 2015 à Maubeuge, se joue un nouvel épisode dramatique de la lutte des Sambre-Meuse. En lutte depuis des mois, les ouvriers vont assister à la vente aux enchères de leur outil de travail. Sacrifiée sur l’autel du profit et des actionnaires véreux, la disparition de Sambre-et-Meuse, entreprise historique, laisse sur le carreau 260 familles. Mais le combat continue. Le Parti de Gauche invite tous les citoyens à rejoindre les salariés en lutte pour leur travail. En défendant Sambre-et-Meuse ils luttent pour maintenir en vie tout un bassin d’emploi sinistré.
Le PG Nord réaffirmera à nouveau tout son soutien aux Sambre et Meuse dans cette nouvelle bataille. Comme lors de la visite des camarades du Valenciennois de Jean-Paul Renoux et Philippe Juraver du secrétariat national du PG l’année passée, comme en juillet lorsque les Sambre-et-Meuse faisaient entendre leur voix sur les routes du Tour.

Il existe des solutions pour pérenniser l’industrie dans notre pays et notre région. Il faut la volonté politique de les mettre en œuvre: Nationalisation définitive ou temporaire, accompagnement et aides pour la reprise en coopérative, fonds de soutien aux nouveaux secteurs industriels des industries durables, développement d’une filière de reconversion des friches et des outils industriels désaffectés, création d’une vraie formation continue tout au long de la vie. Par dessous tout, il nous faut cesser la mise en concurrence des outils de production: vite, un protectionnisme solidaire et écologique pour aider à la relocalisation et la modernisation de nos industries!

261 emplois sont menacés sans compter les sous-traitants
261 emplois sont menacés sans compter les sous-traitants

LETTRE OUVERTE à FABIEN ROUSSEL ET AUX CAMARADES COMMUNISTES

Laurent Matejko, chef de file avec Marie-Laure Darrigade du Parti de Gauche-membre du FDG  pour l’élection régionale de décembre 2015 publie une adresse à Fabien Roussel, chef de file du PCF. Ce week-end, 75% des votes des militants d’EELV se sont portés sur le choix d’une alliance avec le Front de Gauche. Nous sommes à la croisée des chemins. Le Front de Gauche, toujours à l’avant-garde des combats ne doit pas laisser passer cette chance historique pour construire un nouvel espoir populaire en Nord-Pas-de-Calais Picardie

Cher Fabien, chers et chères camarades,

Alors que les reniements du gouvernement prétendument socialiste aggravent la triple crise démocratique, sociale et écologique que connaît notre pays, la majorité des citoyens se détournent de la politique quand ils ne cèdent pas aux sirènes de l’extrême-droite. Tu le sais aussi bien que nous, notre région n’est pas épargnte situation catastrophique. Le taux de chômage, les catastrophes sanitaires telles que l’augmentation des cas de cancers, la pollution de nos eaux, de l’air, du sol, la précarité énergétique, l’échec scolaire sont autant d’indicateurs sur lesquelles notre Région flirte avec les records nationaux. Pourtant, les sondages promettent notre Région à la droite ou à l’extrême-droite

Dans ce contexte dramatique, les élections régionales peuvent faire émerger une alternative politique, la nôtre, celle de l’Autre Gauche. Nous, militants anti-libéraux, progressistes, écologistes, combattants de toujours, avons la responsabilité de saisir cette occasion longtemps attendue de faire basculer la politique de notre  nouvelle grande région. Jusqu’ici nous résistions, il est temps de passer à l’offensive !

Nous nous adressons à toi, cher Fabien, car plusieurs obstacles restent à lever d’après de récentes déclarations de ta part.

Les parlementaires d’EELV votent majoritairement les textes gouvernementaux ? Mais ce n’est pas nouveau, nous le savions lorsque nous nous sommes tous rencontrés il y a des mois déjà, et qu’alors tu disais chercher un accord avec tous les partenaires. Du reste, durant les élections départementales de mars, le PCF et EELV se sont retrouvés dans des candidatures communes à Lille et dans toute l’Oise. Ce qui était acceptable en mars ne le serait-il plus en septembre ? À l’époque, Jean-Vincent Placé et François de Rugy étaient membres d’EELV, qu’ils ont quitté depuis. De notre point de vue, ce n’est pas au moment où les positions d’EELV sont de plus en plus compatibles avec celles du Front de gauche qu’il faut lui faire ce procès, au contraire. Jamais les circonstances n’ont été plus favorables à un rapprochement inédit de la gauche de résistance à l’austérité avec celle de la transition écologique.

Y a-t-il de si profondes différences entre le projet que pourraient défendre le PCF ou EELV à la tête de la région, qu’elles justifieraient de partir séparés ? Oui il y a de vraies différences de points de vue sur l’Europe, mais nous parlons ici de notre région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Nous partageons une même vision sur les compétences régionales, sur la répartition des richesses, sur la préservation d’un écosystème compatible  avec la vie humaine, sur l’investissement éducatif, etc. et bien sûr contre les politiques austéritaires qui nous réduisent à l’impuissance. Des partis différents, mais animés  par un même objectif  ont réussi à s’allier en 1936 ou dans le CNR. Malheureusement, la question du projet collectif n’a été qu’esquissée sans que les communistes y contribuent. C’est pourtant par-là que l’union peut et doit se faire. Nous vous y invitons une nouvelle fois.

Nous ne sommes pas seuls, nous les engagés dans le combat politique, à nous soucier d’une liste d’alternative rouge-verte. Les syndicalistes, les associations qui résistent, les défenseurs de droits de l’homme, les féministes, les lanceurs d’alerte, les défenseurs de l’environnement, les artistes, tous regardent avec inquiétude ce que nous décidons. Nous ne pouvons pas manquer au combat face à l’extrême-droite. Qu’allons-nous leur dire, que vas-tu leur dire, lors de tes rencontres avec les vraies forces vives de la région ? Que nous n’avons pas su nous entendre sur la tête de liste régionale ? Mais que leur importe à eux qui attendent notre soutien et qui sont prêts à nous accorder leur confiance?

Nous sommes placés devant une situation historique, qui nous met en grande responsabilité de relever le défi.  Vaincre ensemble ou périr chacun de son côté, c’est l’alternative qui nous est offerte. Camarade, as-tu perdu l’envie de gagner ? Devant les attentes du peuple, notre devoir n’est-il pas de conquérir la primauté à gauche pour ensuite nous imposer ?

Le Parti communiste ne peut faillir à son devoir. Ses membres ont toujours été à l’avant-garde contre le conservatisme et la réaction. Seuls, ils ne peuvent espérer trouver le chemin de la victoire. S’ils sont unis aux autres forces de la gauche alternative et écologiste, tout devient possible. Oui, les communistes sont indispensables à ce rassemblement, avec leur ténacité et leur savoir-faire ! Une représentation de premier plan leur est garantie, comme d’autres régions ont su en trouver entre représentants du Front de gauche et d’EELV, pour faire vivre la diversité de nos listes.

C’est pourquoi nous vous appelons solennellement, cher Fabien, chers et chères camarades, à reprendre avec nous le chemin d’une dynamique capable de renverser la situation autour d’une convergence du Front de Gauche et d’Europe-Écologie-Les-Verts, et de toutes les forces progressistes qui voudraient en être. Ceux qui veulent se rassembler dans notre mouvance ont pris position pour l’autonomie vis-à-vis du PS, tous pour les mêmes raisons : ça suffit ! Ce cri est partagé par des millions de nos concitoyens qui n’attendent que notre unité pour prendre la voie d’une autre politique.

Les SAMBRE-ET-MEUSE sur le Tour de France

photo La Voix du Nord, C. Debachy
photo La Voix du Nord, C. Debachy

Ce mardi 7 juillet, à Malplaquet       ( Nord) les ouvriers de Sambre-et-Meuse en lutte depuis plusieurs mois pour défendre leurs emplois s’étaient donnés rendez-vous afin de faire entendre leur voix sur le Tour de France. Dans une ambiance militante et festive, ils ont pu expliquer aux spectateurs, aux organisateurs du Tour et aux médias le sens de leur combat. La lutte pour Sambre-et-Meuse concerne toute une région frappée de plein fouet par la désindustrialisation.

261 emplois sont menacés sans compter les sous-traitants
261 emplois sont menacés sans compter les sous-traitants

Au délà des 261 emplois menacés c’est la survie des sous-traitants qui est en jeu. Les dossiers déposés par d’éventuels repreneurs ont pour l’instant été rejetés. La vente aux enchères du site a été décidée. Cette solution n’est pas acceptable! L’entreprise Sambre-et-Meuse est l’un des fleurons de notre industrie, son savoir-faire est mondialement reconnu.  Aurélien Motte, délégué CGT et ses camarades ne lâcheront rien!

Le Parti de Gauche Nord réaffirme son soutien aux ouvriers et aux familles des Sambre-et-Meuse. Aurélien Motte avait d’ailleurs été reçu au congrès du PG à Villejuif le week end dernier afin de présenter le combat de ses camarades.

à Malplaquet (Nord), le Tour a été reçu par les Sambre-et-Meuse en lutte
à Malplaquet (Nord), le Tour a été reçu par les Sambre-et-Meuse en lutte

BUFFALO GRILL VILLENEUVE D’ASQ: LE PG SOUTIENT LES SALARIES EN LUTTE

Il y a quelques jours, une délégation du PG Villeneuve d’Ascq a rencontré les salariés du Buffalo Grille de la Cousinerie en lutte pour leurs conditions de travail.

Communiqué du PG

A BUFFALO GRILL VILLENEUVE D’ASCQ LES PERSONNELS VOIENT LEURS DROITS DE TRAVAILLEURS BAFOUES PAR UNE INSTITUTION QUI DEVRAIT AU CONTRAIRE LES PROTÉGER.
APRÈS AVOIR DÉNONCÉ A LA DIRECTION LES AGISSEMENTS ABUSIFS D’UN MAITRE DE SALLE QUI EST LEUR AUTORITÉ HIÉRARCHIQUE, ILS SE RETROUVENT DANS L’OBLIGATION DE CONTINUER A TRAVAILLER SOUS CETTE AUTORITÉ SANS AUCUNE MÉDIATION DE LA DIRECTION
L’INSPECTION DU TRAVAIL EN BONNE PROCÉDURIÈRE DEVIENDRAIT-ELLE UNE ORGANISATION INHUMAINE SERVANT FINALEMENT LES INTÉRÊTS D’UN GROUPE QUI N’EST PAS MÉCONTENT DE CETTE SITUATION: ELLE LUI PERMETTRA DE FERMER CET ÉTABLISSEMENT DEVANT LA CHUTE SIGNIFICATIVE DE FRÉQUENTATION ET DE RECETTES ;
LE PG APPELLE L’INSPECTION DU TRAVAIL POUR QU’ELLE SE PENCHE PLUS PRÉCISÉMENT SUR CE DOSSIER POUR PERMETTRE UNE PLUS JUSTE APPRÉCIATION DE LA SITUATION.

Rassemblement su siège social de Buffalo Grill à Afrainville, le 25 juin.

ELECTIONS REGIONALES-APPEL. LE TEMPS D’UN NOUVEAU SOUFFLE EST VENU!

Le Parti de gauche Nord-Pas-de-Calais-Picardie lance un appel au rassemblement pour les prochaines élections régionales: face au FN et à la solution du « Front Républicain », il existe un chemin d’espoirs à tracer! Nous appelons tous les citoyens, militants politiques ou syndicalistes à se mobiliser pour construire l’avenir de notre région.

Vous avez des questions? Des remarques? Vous souhaitez soutenir ou signer ce texte? Envoyez-nous vos coordonnées à l’adresse suivante! regionalesnpdcpicardie@gmail.com

Élections régionales, le temps d’un nouveau souffle est venu !

Chères et chers citoyens,

Trois ans après son élection, le quinquennat de François Hollande apparaît au grand jour comme une alternance sans alternative. En effet, s’il est prétendu que c’est la gauche qui gouverne ce pays, dans les faits, c’est indiscutablement une politique de droite qui est menée.Dès lors, pour de nombreux concitoyen(ne)s, la gauche et la droite c’est pareil : la confusion est à son comble.

Cette trahison suscite la colère et amène les citoyen(ne)s à s’abstenir massivement lors des élections, comme nous l’avons encore constaté lors des élections départementales. Ces élections ont également été marquées par l’effondrement du Parti Socialiste dans la Région Nord Pas de Calais Picardie et par la montée en puissance du Front National.

Déjà, les états – majors du PS et de l’UMP préparent un scénario bien huilé, dans la perspective des élections régionales de Décembre 2015 : rassemblement de la « gauche » lors du 1er tour et « Front républicain » au second tour, pour « faire barrage » au Front National . Nous refusons que les élections régionales se résument à un choix binaire entre le Front National et un Front républicain sans contenu.

Nous pensons qu’un autre voie est possible : celle du rassemblement de toutes celles et ceux qui souhaitent une alternative démocratique, sociale et écologique. Nous sommes convaincus qu’un tel rassemblement est en mesure de remobiliser les citoyens et de construire du neuf.

Nous proposons de prendre appui sur les expériences positives des élections départementales dans l’Oise ou à Lille pour franchir une nouvelle étape dans la construction de ce rassemblement.

Le temps d’un nouveau souffle est venu. Nous proposons de sortir de la triple impasse dans laquelle est enfermé notre pays : démocratique, écologique et austéritaire.

Nous voulons rendre le pouvoir aux citoyen(ne)s : nous nous engagerons à associer les habitant-e-s à travers des assemblées citoyennes et des consultations populaires, notamment sur les grands projets d’infrastructures lancés ou soutenus par la région.

Nous voulons faire de la région un bouclier écologique et social contre les politiques d’austérité : Nous rejetons les politiques économiques qui font de l’austérité un avenir sans horizon et conduisent à l’appauvrissement d’une partie croissante de la population. La solution n’est pas dans le dogme de la croissance à tout prix, mais dans la relance d’activités socialement utiles et écologiquement soutenables. Nous nous mobiliserons aux côtés des citoyennes et des citoyens contre la baisse des dotations publiques de l’Etat.

Nous pensons qu’un programme alternatif ne suffira pas en soi à remobiliser les citoyens. Au delà du contenu programmatique, il faut donc créer les conditions de l’implication populaire : élaboration du programme et désignation des candidats dans le cadre d’assemblées citoyennes, refus du cumul des mandats sous toutes ses formes, …

Nous en appelons donc, nous citoyens, engagés ou pas, dans des associations, des syndicats ou des partis politiques à la construction de cette dynamique citoyenne.

Créer l’enthousiasme suppose de rompre avec les schémas traditionnels. Osons et inventons car, comme le disait Victor Hugo, « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue ». 

Prenons la route vers les Jours Heureux !

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Adrien Quatennens – Vendredi 24 Octobre 2014

Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures

 

Aux quatre coins du vieux continent, on nous chante le même refrain : la seule politique qu’il serait possible de mener est précisément celle qui nous a amenés à la crise écologique et sociale. Il n’y aurait pas d’alternative. Et s’il y en avait une, la commission européenne (pleine de commissaires dont les activités professionnelles ou politiques passées nous interrogent sur leur feuille de route, flanquée d’un Moscovici surveillé de près mais très content d’être là) a prévu le verrou des traités actuels pour y faire barrage.

Au niveau national, ce n’est pas mieux, puisque la monarchie présidentielle de la 5ème République piétine toute souveraineté populaire et applique les politiques libérales avec un autoritarisme assumé.

Chaque jour qui passe, ceux qui nous gouvernent font la démonstration parfaite qu’être Socialiste, ne veut pas dire avoir sa carte au Parti Socialiste ! Car eux l’ont mais ne le sont pas.

Ils appliquent les mêmes recettes que la droite. Cette pauvre droite qui ne trouve pas vraiment sa place dans l’opposition car, il faut bien le dire, elle n’a pas vraiment matière à s’opposer : Valls et le banquier Macron se chargent de mettre en application sa politique !

Sarkozy, même si son retour en homme providentiel est visiblement un échec, continue sa tournée à la rencontre de ses fans et, pour ne pas répéter les mêmes déclarations d’amour tragiquement banales à la finance et au business que Manuel Valls, il se différencie en faisant de longues envolées lyriques sur le fléau de l’immigration, dont on sait bien qu’il est notre grand problème et que sans lui, nous n’aurions plus, n’est-ce pas ?! C’est vrai quoi, parlons franchement : s’il n’y avait pas tous ces arabes, ces noirs, ces roms, ces jaunes, ces gris, tout irait bien, Madame la Marquise, c’est bien connu ! C’est à vomir !

Et Madame Le Pen, de son côté, de profiter des brèches laissées par ces guignols pour avancer. Y’a qu’à se baisser pour ramasser les miettes ! Pen-Art ! Elle aurait tort de se gêner !

Cette pièce de théâtre, cette comédie, cette plaisanterie n’a que trop durée. Et elle est d’autant moins drôle que pendant que les acteurs s’amusent, les spectateurs souffrent d’un chômage qui pète les plafonds, d’un pouvoir d’achat réduit à peau de chagrin, de difficultés à se loger et à se nourrir convenablement.

Il est grand temps, mes chers amis, de dégager les incapables qui nous gouvernent. Ce n’est pas un plaisir que de le dire avec tant de violence dans les mots. Mais cette oligarchie au pouvoir, qu’elle soit de droite ou prétendument d’ailleurs, mène une politique qui, de toutes les façons, ne peut qu’échouer. Ces gens-là ne sont capables de rien d’autre que de faire pâtir les pauvres gens. Ils sont aveuglés par les dorures des couloirs dans lesquels ils errent. Incapables de se saisir avec vigueur des problèmes de notre temps et des grands troubles qui arrivent, à commencer par le changement climatique face auquel une loi sur la transition énergétique qui intronise le capitalisme vert ne fera rien. Ils préfèrent gaspiller leur énergie à diviser les gens, à rendre la multitude inconsciente de son intérêt général, à alimenter l’engueulade généralisée et la suspicion permanente. Déjà nous allons au devant de graves déconvenues. Mais avec ces tristes personnages au pouvoir, nous accélérons en direction des abîmes.

La révision avant de prendre la route

Il est grand temps, donc, que les spectateurs fassent irruption sur la scène pour en dégager les mauvais acteurs, et se mettent à écrire un autre scénario. Celui d’une pièce que nous n’avons que trop attendue.

C’est à cette irruption du Peuple sur la scène que nous travaillons au Parti de Gauche. Et oui, la tâche est rude ! Il s’agit d’inventer et de construire des outils pour le faire. Nous ne prétendons pas avoir LA METHODE. Mais au moins, nous essayons. C’est la raison pour laquelle nous soutenons avec ardeur le Mouvement pour la 6ème République (www.m6r.fr).

C’est aussi la raison pour laquelle, alors qu’arrive la mi-mandat de François Hollande,  nous lançons notre campagne nationale sur le Droit de Révoquer les élu-e-s. Et nous irons poser la question à tous les citoyens qui voudront bien y répondre, le weekend du 8, 9, 10 et 11 Novembre avec une Votation Citoyenne dont nous prenons l’initiative : Etes-vous pour ou contre le droit de révoquer les élu-e-s ?

Pour rappel, ce droit de révoquer les élu-e-s qui trahissaient leurs mandats et leurs électeurs, inventé pendant la Révolution française, existe aujourd’hui dans d’autres pays. Face aux promesses électorales bafouées, il est temps de l’appliquer en France ! Il s’agirait de dire que si, à partir de la mi-mandat d’un élu, un pourcentage significatif des inscrits le demande (entre 5 et 10%, par exemple), les citoyen-ne-s ont le droit de provoquer un référendum révocatoire à l’encontre de toute personne disposant d’un mandat électif, du Président de la République au conseiller municipal. Si, lors de ce référendum révocatoire, une majorité de personnes est favorable à la révocation et que ce nombre de personnes représente plus d’électeurs que ceux qui ont voté pour l’élu-e concerné-e, alors l’élu-e est révoqué-e. Si l’élu-e est révoqué-e, on procède à une nouvelle élection.

Il s’agit avant tout de réaffirmer que ce sont les citoyens qui entendent et doivent avoir le dernier mot. Cette menace de la révocation sur les prétendants à une élection oblige à un certain sérieux sur le fond comme sur la forme. C’est une condition pour une 6ème République exemplaire. Que faisons-nous avec cette campagne pour le droit de révoquer les élu-e-s ? Nous nous préparons à prendre la route vers les jours heureux, et comme à chaque fois avant de prendre la route, il faut réviser le véhicule et enlever la crasse pour pouvoir avancer dans de bonnes conditions. Pour tenir une urne près de chez vous, commandez la par ici :

http://www.lepartidegauche.fr/militer/noscampagnes/votation-citoyenne-sur-le-droit-revoquer-30433/

Une fois sortie du garage, rien de tel qu’un tour de chauffe pour commencer. C’est pourquoi nous irons dans la rue à la mi-mandat de François Hollande, le Samedi 15 Novembre 2014 lors d’une Grande Marche Nationale rassemblant tous les progressistes (syndicats, associations, partis politiques de Gauche) en désaccord avec la politique menée par le gouvernement.

Et comme, au Parti de Gauche, nous ne faisons pas le travail à moitié, c’est en même temps que nous lançons notre campagne sur les 15 Mesures d’Urgences Sociales et Ecologiques. En effet, notre projet politique ne se résume pas, fort heureusement, à l’éviction de l’oligarchie en place. Il s’agit, oui, de la virer (campagne pour la révocation des élu-e-s), mais aussi de monter sur la scène (campagne pour la 6ème République et son Assemblée Constituante) pour réécrire le scénario.

Cette réécriture du scénario, au Parti de Gauche, nous l’appelons l’Ecosocialisme. Nous démontrons le lien entre la crise sociale et la crise environnementale et y apportons des réponses communes. Si certaines de nos propositions politiques sont des actions à longs termes dont les résultats ne pourront pas se faire sentir immédiatement, nous devons absolument répondre à l’urgence sociale que connaissent nos concitoyens ainsi qu’à l’urgence environnementale. C’est pourquoi nous présentons 15 mesures qui nous semblent prioritaires sans pour autant représenter un programme exhaustif. Vous trouverez ces 15 mesures ici :

http://www.gabrielamard.fr/pdf/15mesures.pdf

En avant !

Bref, vous l’aurez compris, au Parti de Gauche, nous refusons de mourir avec le pouvoir en place. Nous refusons de baisser les yeux et de regarder nos pieds quand on nous répète le catéchisme néolibéral auquel nous ne croyons pas parce que nous voyons bien que ça ne marche nulle part. Nous croyons profondément que ce pays a les ressources disponibles pour se redresser et se mettre en avant de toute sa grandeur dans la nécessaire transformation du Monde.

Encore faut-il, pour cela, ne pas céder : Ni à ceux qui nous proposent la consommation pour seul horizon avec son pendant, le productivisme insensé à toujours moins cher quitte à en faire souffrir les gens et à saccager la planète. Ni à ceux qui préfèrent pointer sans cesse du doigt nos différences, quitte à en inventer, pour en rajouter dans le chacun pour soi et le tous différents de couleurs, de cultures et de religions alors que nous sommes d’abord et avant tout des êtres humains semblables et profondément liés par un intérêt général, à savoir le seul écosystème qui permette la vie humaine. Il faudra bien se rassembler pour le sauver et ainsi assurer la pérennité de notre espèce !

On ne réussit pas et on ne réussira rien à chacun pour soi ! Ceux qui vous le font miroiter nient la réalité. Le problème n’est pas nos différences car, quand ça va bien, que le chômage est faible, que l’activité est bonne, que chacun dispose de quoi vivre convenablement, alors là étrangement, on s’entend très bien avec le voisin, même s’il n’a pas la même couleur de peau, et cela ne nous vient pas à l’idée de lui demander de compter depuis combien de générations il habite ici ! La République Française, ce n’est pas une couleur de peau ou une religion. La République Française, c’est Liberté-Egalité-Fraternité et c’est tout !

Je suis intimement persuadé que si la multitude composite prend conscience de son intérêt général et se l’approprie politiquement, alors les plus belles choses peuvent pousser, même d’une Terre qui à cette heure n’est pas respectée. Nous en sommes capables. Nous débordons d’intelligence et il n’y a aucun ordre établi qui puisse résister à l’avancée d’une masse populaire consciente et éclairée. Encore faut-il créer les moyens de l’avancée, de la conscience et de l’éclairage. Nous y travaillons. Et si parfois, c’est vrai, cela est difficile, nous trouvons toujours le courage nécessaire pour garder le drapeau bien en mains et avancer en éclaireurs. Nous savons que notre heure viendra, et elle viendra car

« Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue »

Victor Hugo

L’autre budget

L’autre budget

Lundi 29 Septembre 2014 | François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche

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Autrefois, il n’y a pas si longtemps, le débat budgétaire était le plus important d’une année parlementaire. Chacun, avec des jouteurs reconnus, se faisait fort d’y incarner le clivage gauche-droite. C’en est devenu la négation. Il s’est même trouvé des députés « de gauche », enfin du P « S », pour réclamer une ponction supplémentaire sur la consommation populaire à travers une hausse record de la TVA. A croire qu’ils préfèrent les satisfecit de la Commission européenne à ceux de leurs mandants. Sinon ils auraient applaudi la proposition de Sarkozy qui n’allait pas jusque-là. Seul Valls l’avait alors fait. Reconnaissons-lui le mérite de la continuité, en pire. Les autres avaient rebaptisé anti-sociale cette TVA pour mieux prendre le contre-pied de Sarkozy. Il ne fallait pas tout brouiller. Autrefois.

Le détail du budget Valls sera connu avec le Conseil des ministres de mercredi. Mais l’essentiel est déjà fixé. Il s’agit de l’argent pris au peuple au nom de la dette. Les 50 milliards d’ici 2017 claironnés par Hollande aux oreilles du Medef. Pour 2015, ce sont 21 milliards pour commencer : 7,3 dans les caisses de l’Etat, 3,7 dans celles des collectivités locales, 10 milliards dans la sécu. Tout en découle. C’est-à-dire des mesures d’austérité dont la seule justification est cette absurde règle comptable. La discussion porte sur la technique. L’impôt devient un auxiliaire de la rente : il est là pour faire rentrer l’argent qu’elle prélève. Passionnante discussion, à laquelle nous ne sacrifierons pas.

Car le résultat d’ensemble est déjà connu. Il ridiculise les pointages doctement compilés par les médiacrates et diverses officines « indépendantes » pendant la dernière présidentielle. Hollande avait promis de ramener le déficit public à 3% en 2013. On sait ce qu’il en fut. 4,2% cette année-là. Plus encore prévu pour l’année prochaine. La preuve est faite que l’austérité creuse les déficits. C’est pas faute de l’avoir annoncé dès le premier jour. Les prévisions de croissance faites par l’INSEE sont durablement faméliques. Et ne parlons pas de la fameuse courbe du chômage. C’est pourtant le chiffre qui pèse le plus sur le pays. Mais les savants pointages de Hollande lui avaient valu d’être raisonnable.

C’est donc un autre budget et une autre politique dont il faudrait parler. Il est urgent de soutenir la consommation populaire, de relancer l’activité par la planification écologique. Les propositions concrètes regorgent dans les contre-budgets du PG. Gageons que ce débat n’aura pas lieu. Le Parlement n’est plus le lieu où s’expriment et se structurent les contradictions qui traversent la société. C’est un Parlement de la Vème République. Vidé de toute substance. Juste bon à voter la confiance après avoir donné 5% tout mouillés au candidat Valls à la primaire. Il y manque trop de choses : des députés liés à leurs mandants, et donc fidèles à ceux-ci, un pluralisme véritable, des frondeurs qui préparent autre chose qu’un congrès du PS… Il est temps d’avoir un Parlement de la VIème République pour un autre budget, et une autre politique.

François Delapierre
Secrétaire national du Parti de Gauche