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Communiqué du Parti de Gauche Nord-Pas-de-Calais Picardie- « Une alouette de Front de Gauche, un cheval de PCF »

Communiqué du Parti de Gauche Nord-Pas-de-Calais-Picardie

Une alouette de Front de gauche, un cheval de PCF

Le Parti de gauche du Nord-Pas-de-Calais-Picardie prend acte de la division du Front de gauche à l’occasion de la prochaine élection dans notre région, et la déplore.
Or, nous constatons au fil des déclarations publiques que la liste l’Humain d’abord et son leader Fabien Roussel revendiquent l’appellation exclusive de « liste Front de gauche », malgré les évidences :
_Le Parti de gauche est membre du Rassemblement (EELV-PG-Nouvelle Donne-Nouvelle Gauche socialiste, collectifs citoyens) mené par Sandrine Rousseau. Or, une liste sans le PG, parti ayant fourni au Front de gauche son candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon – soutien du Rassemblement, ne peut être assimilée au FdG.
_L’humain d’abord présente cinq têtes de liste communistes sur cinq départements.
_La liste l’Humain d’abord est constituée à près de 75% par des élus et adhérents du PCF, avec un record dans le Pas-de-Calais (91%). Ensemble ! 59-62, seule autre composante du Front de gauche officiel présente sur la liste fournit trois candidat-e-s, soit 1,67% de la liste régionale.

L’Humain d’abord est donc une liste essentiellement communiste, logiquement classée comme telle par le Ministère de l’intérieur ).
Le Parti de gauche Nord-Pas-de-Calais-Picardie regrette que tant d’énergie soit dépensée pour accaparer le logo du Front de gauche, et que si peu l’ait été pour faire l’unité de l’opposition rouge-verte au premier tour.

Marie-Laure Darrigade et Laurent Matejko, chefs de file du PG aux régionales ( article La Voix du Nord, 14/07/15)

Régionales: à gauche, tout le monde discute… mais pas encore ensemble

Publié le 14/07/2015

Par Christophe Caron

Les élections régionales se déroulent les 6 et 13 décembre et les têtes de listes ont déjà le nez dans le guidon. Dans les états-majors, ça discute tous azimuts. Les listes (par départements) devront être prêtes à l’automne. À gauche, des alliances peuvent se faire… ou se défaire.

 Marie-Laure Darrigade et Laurent Matejko, chefs de file du Parti de gauche pour les régionales. Photo Pierre LE MASSON VDNPQR

L’union de la gauche pour les régionales ? Beaucoup en parlent, mais il faudra patienter un peu avant d’en voir la couleur. Dominante rouge, verte, rose ?…

À cinq mois du scrutin, la période est encore aux déclarations fermes. Prenez Europe Écologie-Les Verts. La formation a officiellement présenté ses cinq chefs de file (aux régionales, on vote pour des listes départementales) : Marine Tondelier dans le Pas-de-Calais, Christophe Porquier dans la Somme, Dominique Jourdain dans l’Aisne, François Veillerette dans l’Oise, et bien sûr la vice-présidente sortante Sandrine Rousseau, également tête de liste régionale, dans le Nord. Jeudi, de passage dans l’Oise, cette dernière a rappelé tout le mal qu’elle pense d’une « alliance de façade » ou d’un « accord mou » avec le PS : « Je n’ai pas entendu un seul socialiste monter au créneau contre la ferme des 1000 vaches. »

Samedi, ce sont les représentants du Parti de gauche, l’organisation lancée par Jean-Luc Mélenchon, qui sont sortis du bois en militant « pour une grande liste rouge et verte ». Côte à côte, voici Laurent Matejko et Marie-Laure Darrigade, deux « salariés » qui se présentent comme les chefs de file régionaux de leur parti aux régionales, œuvrant notamment « pour le rapprochement avec EELV ». Le Parti de gauche (PG) ne se lancera pas seul, c’est une évidence. Des candidatures d’union avec les écologistes ont été expérimentées aux départementales. « Le constat, c’est qu’il y a des convergences possibles. Sur la fin de l’austérité, sur le nucléaire, sur l’opposition à la loi Macron… Il y a une réelle volonté d’autonomie vis-à-vis du Parti socialiste. » Ce PS qui n’a décidément pas bonne presse à la gauche de la gauche. La semaine dernière, le PG a rencontré (séparément) ses camarades d’Europe Écologie et du Parti communiste pour évoquer ces éventuelles fiançailles. L’heure est aux discussions bilatérales, pas encore aux grands-messes.

Devant le PS au premier tour ?

Ailleurs, les agendas se révèlent tout aussi remplis pour un mois de juillet. L’écologiste Sandrine Rousseau l’admettait voici quelques jours : « Bien sûr, on va encore discuter avec le PS. » EELV appartient à l’actuel exécutif du conseil régional à majorité socialiste et possède cinq vice-présidences. Ça ne se balaye pas d’un revers de main… même si on sent bien que l’idée d’une coalition qui serait en mesure d’arriver devant le PS au premier tour titille les esprits. « Dans ce cas, le combat du second tour changerait radicalement », prophétise Laurent Matejko. L’argument : beaucoup de citoyens de gauche ne voteront jamais pour une liste d’union comprenant le PS.

Fabien Roussel, tête de liste régionale du Parti communiste et chef de file nordiste, pense la même chose. Avec Catherine Apourceau-Poly, chef de file Pas-de-Calais, il se tourne lui aussi vers « tous ceux qui partagent notre point de vue sur la politique actuellement menée » (en gros l’austérité). Et de prendre rendez-vous pour l’automne, lorsque l’Assemblée nationale votera le budget. « Si le PS répond aux besoins de la population, notamment en matière de politique de santé, ce sera un bon test. Mais s’il s’agit de poursuivre les politiques menées aujourd’hui, mieux vaut éviter d’entretenir la confusion. » Bref, le planning des discussions est en surchauffe.

LE PG NORD-PAS- DE-CALAIS PICARDIE A ELU SES CHEFS DE FILE

Les militants du Parti de Gauche Nord-Pas-de-Calais Picardie réunis en Assemblée régionale ce samedi 27 juin à Douai ont élu leurs chefs de file pour l’élection régionale de décembre 2015: Marie-Laure DARRIGADE, éducatrice spécialisée (Oise) et Laurent Matejko, conservateur des bibliothèques, conseiller régional sortant ( Nord).

Marie-Laure Darrigade ( Somme) et Laurent Matejko ( Nord) chefs de file du PG Nord-Pas-de-Calais Picardie
Marie-Laure Darrigade ( Somme) et Laurent Matejko ( Nord) chefs de file du PG Nord-Pas-de-Calais Picardie

Ils ont également approuvé une résolution politique qui détaille la stratégie de notre parti pour les élections régionales. Vous la trouverez ci-dessous:

Dans cette période où les citoyennes et citoyens manifestent une défiance de plus en plus grande envers la politique, l’heure et l’urgence sont à la clarté.

Nous, adhérents du Parti de Gauche des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, voulons qu’une liste de large rassemblement des forces politiques à la gauche du PS intégrant une part conséquente de représentant de la société civile émerge le plus rapidement possible pour porter une politique de rupture et d’alternative à l’austérité. Nous voulons pouvoir participer à une campagne d’implication citoyenne, sur le fond et sur la forme. C’est pourquoi nous avons lancé un appel citoyen allant dans ce sens sur le site http://appelcitoyen2015.fr

L’autonomie par rapport au PS est pour nous indispensable. Nous faisons le constat que le gouvernement formé par ce parti a achevé de dégouter les citoyen-ne-s de la chose publique à coups de 49-3, de cadeaux au patronat et de détricotage du code du travail au détriment des droits et des acquis sociaux. Il est à la source de la démobilisation de l’électorat de gauche et populaire qui, couplé à la campagne médiatique permanente en faveur du FN, fait le lit du parti d’extrême droite. Nous ne pouvons pas proposer une alternative crédible avec ceux-là mêmes qui sont la cause de ce que nous dénonçons, y compris le « risque FN » dans la région.

Réunis ce jour en assemblée régionale, nous soumettons à tous nos partenaires les points suivants pour pouvoir entamer une discussion constructive et un début de campagne rapide :

• Le rassemblement de toutes les forces de gauche doit se faire en complète autonomie par rapport au PS.

• Nous souhaitons une campagne collective, qui mette en avant un collectif de 6 à 10 personnes, dans tous les supports de communication de la campagne. Le matériel de campagne et la pratique de celle-ci seront imaginatifs et accessibles au plus grand nombre.

• Nous voulons que la liste intègre un maximum de citoyennes et citoyens apartisans mais représentatifs de luttes et d’implications diverses, acteurs de la société civile et du monde du travail.

• Nous proposons que les grandes décisions concernant l’organisation de la campagne soient prises collectivement par les 177 colistiers. Cette règle devra s’appliquer également pour la décision à prendre entre le 1er et le 2e tour. Nous ne pouvons accepter que la décision soit remise entre les mains d’une seule personne, quelles que soient les qualités de cette dernière. Nous souhaitons également que la transparence totale soit faite durant la campagne auprès du grand public concernant les dépenses effectuées.

• Nous voulons associer les citoyens à l’élaboration du programme régional. Nous proposons de donner de l’élan à la grande région Nord Pas de Calais Picardie autour des axes programmatiques suivants:
– Des territoires solidaires,
– Une économie relocalisée,
– Une région en transition écologique,
– Une région garantissant les biens communs et les services publics.
– Des alternatives aux grands projets inutiles et imposés,
– Une région citoyenne.

• Nous voulons des élu-e-s exemplaires, qui s’engagent sur une charte éthique prévoyant notamment le non cumul des mandats, la publicité de leurs votes, …

C’est sur la base de ces six points que nous sommes prêts à nous lancer dans la campagne des régionales avec tous ceux qui les partageront.

Les cheminots qui luttent aujourd’hui le font pour l’intérêt général

Les cheminots qui luttent aujourd’hui le font pour l’intérêt général

Jeudi 12 Juin 2014 | Martine Billard, Co-Présidente du Parti de Gauche

20130623_RailSNCF_0001.jpgCrédit photo photosdegauche.fr (michel_soudais)

Dans les mois qui viennent, le Parlement européen devrait se prononcer sur le 4ème paquet ferroviaire portant sur l’obligation d’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs de proximité. Bien évidemment, les libéraux le présentent sous de belles couleurs : « Le 4ème paquet ferroviaire vise à améliorer la qualité des services de transport ferroviaire des passagers » mais sans pouvoir cacher l’objectif : « permettre aux nouveaux opérateurs d’obtenir des contrats de services publics ». Le gouvernement de M. Valls a décidé d’anticiper, comme le reconnaît Gilles Savary, député PS rapporteur d’un projet de loi identique au système européen proposé. On apprend au détour des débats que « la part du chiffre d’affaires de la SNCF correspondant au service public ne dépasse plus 20 % ». Pas étonnant lorsqu’on découvre que la filiale publique Fret SNCF a perdu quasiment 50 % de son chiffre d’affaires pendant qu’une filiale privée est en pleine croissance ! C’est bien là tout le tour de passe passe de cette réforme : transférer le maximum d’activités rentables à des filiales privées et essayer de transférer les « charges » de service public aux régions.
Ainsi la restructuration en 3 sociétés, sous le statut d’EPIC (établissement public industriel et commercial), préfigure l’apparition aux côtés de « la SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités [qui] constituent un groupe public ferroviaire appartenant au système de transport ferroviaire national » d’autres sociétés qui seront privées. Tout est fait pour préparer cette concurrence, jusqu’au statut des salariés. Ainsi « La SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités [pourront] également employer des salariés sous le régime des conventions collectives. ». Pour les personnels qui resteront sous statut, « une convention de branche peut compléter les dispositions statutaires ou en déterminer les modalités d’application dans les limites fixées par le statut particulier. » Par ailleurs le temps de travail sera défini par décret.

C’est donc bien du démantèlement du statut des cheminots dont il est question. Cela reproduit l’évolution de la Poste où tous les recrutements se font maintenant sous contrat de droit privé avec toutes les dérives connues de l’intérim et des CDD à répétition. Voilà pourquoi aujourd’hui les cheminots sont en grève, mais aucun média ne vous a expliqué pourquoi. Le FN a lui montré son vrai visage en accusant les syndicats de complicité dans la situation dégradée de la SNCF ! Seule une entreprise publique du rail peut maintenir et développer un réseau ferroviaire permettant de répondre aux besoins d’aménagement du territoire dans le respect de l’égalité d’accès et dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Le Parti de Gauche soutient totalement la grève appelée par les syndicats pour la défense du service public contre la concurrence synonyme de service plus cher, de moindre qualité, moins respectueux de la sécurité, avec de moins bonnes conditions de travail et de moins bons salaires pour les cheminots.

Contre le GMT, le 25 mai, je vote FDG !

Mardi 20 Mai 2014 | Boris Billia

Des députés actifs au Parlement européen contre le GMT !

C’est un référendum anti-GMT Pour les prochaines élections européennes, chaque voix comptera !à l’heure où EELV, le PS, l’UMP et le FN ont déjà voté pour favoriser le GMT, le FDG est «l’assurance tout risque» contre le GMT !

Intervention de Jean-Luc Mélenchon «non au GMT» au Parlement européen (3min, janvier 2014)

Corinne Morel-Darleux et Raquel Garrido, «Le GMT contre l’écologie» (janvier 2014)

Demi-journée d’étude au Parlement européen (8 vidéos courtes, mars 2014)

Conférence de presse anti-GMT de François Delapierre et Danielle Simonnet (mai 2014)

Émission «C’est ça l’Europe ?» (TV5Monde, RTBF) avec Jean-Luc Mélenchon (23min, octobre 2013)

Des régions «hors GMT» grâce au FDG :

Plus de 17 millions de personnes hors des négociations grâce aux élus régionaux du FDG :

Dossier de Pascale Le Néouannic et Bastien Lachaud sur le vote au conseil régional d’Île-de-France «zone hors GMT» (février 2014)

François Delapierre sur l’arrêt des négociations en Île-de-France (février 2014)

Article sur le vote du conseil régional Paca «hors-GMT» (mars 2014)

La tartufferie opportuniste du FN qui se réveille au dernier moment

La mobilisation qui monte ! Solidaires douanes, Attac, Fondation Copernic, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et bien d’autres contre le GMT :

Pour Solidaires Douanes, le «TAFTA on n’en veut pas !» (brochure militante et dossier presse anti-GMT)

La Fondation Copernic sur la suppression de toutes les normes et protections

ATTAC attaquant le pouvoir des multinationales

Article de la LDH sur l’aspect antidémocratique

Le Parti de Gauche dénonce l’incurie du gouvernement face à l’épisode de pollution

Le Parti de Gauche dénonce l’incurie du gouvernement face à l’épisode de pollution

Vendredi 14 Mars 2014 | Eric Coquerel et Corinne Morel-Darleux Secrétaires nationaux du Parti de Gauche

Depuis plusieurs jours la pollution envahit les villes et les régions urbanisées du pays. Chacun sait les risques sanitaires que font courir ces nuages de particules dont des problèmes respiratoires et cancers. En décembre 2013, Philippe Martin, ministre de l’écologie, a lui même quantifié une partie des conséquences de cette pollution : « avec plusieurs dizaines de milliers de décès prématurés chaque année, c’est un coût économique pour la collectivité nationale, que l’on peut évaluer à 20 à 30 milliards d’euros par an, dont un milliard d’euros directement supportés par le système de soins».

Pourtant cette situation était prévisible : depuis des jours Météo France annonçait ce long épisode anticyclonique sur le pays. Rien n’a été fait en amont, rien n’a été fait pendant. Les pouvoirs publics n’ont pris aucune mesure à la hauteur de l’événement si ce n’ est de réduire la vitesse sur les routes. La décision de collectivités territoriales de rendre les transports gratuits est certes utile mais arrive en fin de cette période. Pourquoi, par exemple, la décision de circulation alternée en fonction des numéros pairs ou impairs des plaques d’immatriculation n’a-t-elle pas été immédiatement appliquée voir l’interdiction de circulation pure et simple des véhicules individuels à Diésel ? Il suffit d’un simple arrêté préfectoral pour la circulation alternée. Comment expliquer que cette disposition n’ait été mise en place qu’une fois, le 1er octobre 1997 ? Les résultats avaient pourtant été jugés positifs avec une baisse du trafic automobile de 30% en Ile de France. Le Parti de Gauche dénonce donc l’incurie et l’imprévoyance du gouvernement sur ce sujet. Au delà de cette mesure d’urgence, cette pollution révèle toujours davantage la nécessité de mesures sur le long terme auxquels seuls la planification écologique et un aménagement du territoire conçu pour réduire les temps de transport entre les lieux de domicile et de travail pourraient répondre.