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Visite de soutien de Jean-Luc Mélenchon aux Akers

Ce samedi 16 avril 2016, Jean-Luc Mélenchon, député européen et auteur de L’Ère du Peuple répondra à l’invitation de la CGT Akers. Akers, entreprise historique du secteur est au bord de la liquidation.

Il sera présent à l’Usine Akers de Berlaimont à partir de 14h. Nous vous donnons rendez-vous sur place dès 13h30.
Plusieurs syndicalistes prendront la parole pour présenter les combats qu’ils mènent.

Venez nombreux manifester votre soutien aux salariés en lutte. On n’assassinera pas l’industrie de notre région. Tous unis pour défendre nos emplois en Sambre et dans le Valenciennois.

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Les militants du PG aux côtés des Akers lors de la visite de soutien du Parti de Gauche Nord et de Philippe Juraver, secrétaire national du PG aux luttes

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Akers ( 59): le massacre de l’industrie continue

Communiqué Parti de Gauche Nord- secteur entreprises et luttes sociales

 AKERS-BERLAIMONT (59) : LE MASSACRE DE L’INDUSTRIE CONTINUE

Le tribunal de Thionville a rejeté le 3 plans de reprise proposés pour l’entreprise Akers de Berlaimont (Nord). Au total 70 personnes à Berlaimont et 176 sur le site d’Akers à Thionville se retrouvent sur le carreau

Après la fermeture de Sambre-et-Meuse, les suppressions d’emplois à Vallourec-Aulnoye, le secteur des aciéries-tuberies continue à être démantelé dans l’indifférence quasi-complète de l’Etat. Le bassin de la Sambre glisse  vers le gouffre : la désindustrialisation s’accélère, l’enclavement lié aux transports publics défaillants s’accroit, le chômage se maintient à des sommets vertigineux : Il est à plus de 15% et on compte dans l’arrondissement plus de 17% de travailleurs précaires.

Aux problèmes de la Sambre, il faut apporter une réponse politique ambitieuse. Le Parti de Gauche appelle l’Etat à prendre ses responsabilités pour protéger les emplois, le savoir-faire et les brevets de ces entreprises qui bien souvent travaillent avec des secteurs d’activités de pointe.

Le Parti de Gauche Nord et son secteur entreprises et luttes sociales apportent leur total soutien à Jean-Pierre Decuyper (délégué CGT) et ses camarades. Ils occupent à présent leur usine et ont besoin d’aide pour poursuivre le combat jusqu’à la victoire. Venons nombreux les aider et les épauler.

Pour le Parti de Gauche Nord,

Julien Poix, responsable du secteur entreprises et lutte sociales

C’est la violence patronale qui brise la vie des travailleurs!

A l’heure ou le PS lance son référendum-mascarade sur « l’Union de la gauche », à l’heure où l’Ump de M. Bertrand propose d’interroger par référendum les citoyens sur le nom de notre future grande région (on croit rêver!), le Parti de gauche Valenciennois et le secteur entreprises et luttes sociales du PG 59 avaient choisi de donner la parole à ceux qui sont en première ligne face aux politiques destructrices du gouvernement: les travailleurs et les syndicalistes.

La réunion s’est tenue à Valenciennes. Elle s’est ouverte par un court extrait de l’interview récente de Xavier Mathieu, leader syndical des « Conti ». Face aux médias-chiens de garde il a fait la démonstration que la lutte paye quand elle dépasse le cadre de la légalité, surtout quand les exploiteurs s’abritent derrière celle-ci.

Plusieurs invités sont ensuite intervenus lors de cette soirée. Ils ont pu témoigner de la brutalisation accélérée du monde du travail et ont tous constatés le mur de violence et d’indifférence construit autour d’eux par le patronat et le gouvernement complice.

Ainsi Patrice Dayez, délégué sud-industries chez Ogura ( sous-traitant de l’automobile installé à Onnaing) est venu nous expliquer la situation de son entreprise. Nous l’avions rencontré lors d’un piquet de grève il y a plusieurs semaines. Il nous a hélas appris que lui et 9 de ses camarades avaient reçu leur lettre de licenciement. Jamais l’entreprise n’a écouté leurs remarques sur la nécessité urgente de diversifier la production et son carnet de clients.

Patrice Dayez, syndicaliste sud-industries chez Ogura Onnaing
Patrice Dayez, syndicaliste sud-industries chez Ogura Onnaing

C’est ensuite les parents d’un intérimaire de France assistance entreprise implantée dans la Sambre qui sont venus à la tribune. Embauchés en Emploi avenir avec les subsides de la région, ils ont été mis à la porte par un patron-voyou aujourd’hui condamné par la justice. Des mois de guérilla administrative ont été nécessaire pour obtenir cette condamnation. Une situation parfois insoutenable dûe à l’arrogance du patron mis en cause:  elle a conduit au suicide d’un des employés.

Des syndicalistes  sud-cheminots ont pour leur part fait le point sur la nouvelle convention Ter qui n’est pas respectée par la SNCF: les suppressions d’agents d’escales, ouvertures des gares à géométrie variable, menace sur les contrôleurs… Sur l’autel de l’austérité on sacrifie un outil indispensable à l’équilibre des territoires.

Des responsables locaux et départementaux du syndicat sud-cheminots étaient présents pour intervenir sur la nouvelle convention TER régionale
Des responsables locaux et départementaux du syndicat sud-cheminots étaient présents pour intervenir sur la nouvelle convention TER régionale

Les luttes de l »industrie étaient aussi au programme. Comment empêcher que notre région deviennent un désert industrielle tout en préservant la dignité des travailleurs et leur cadre de vie? Il faut remettre le volontarisme politique au goût du jour. Aurélien Motte, de la CGT Sambre-et Meuse, propose « une commission de contrôle des subventions données aux entreprises par le conseil régional associant les salariés et les syndicats ». En effet, plusieurs centaines de milliers d’euros avaient été donnés aux éventuels repreneurs de l’usine Sambre-et-Meuse de Feignies. Au final, après les coups de marteau fatidiques de la vente aux enchères, le repreneur va vendre à la découpe aux entreprises indiennes le matériel de l’usine. Et laisser une centaine d’ouvriers sur le carreau.

De gauche à droite: le père d'un des licenciés de France Assistance, Jean-Paul Renoux du secteur entreprises et luttes sociales du PG, Aurélien Motte, responsable syndicale CGT de Sambre-et-Meuse
De gauche à droite: le père d’un des licenciés de France Assistance, Jean-Paul Renoux du secteur entreprises et luttes sociales du PG, Aurélien Motte, responsable syndicale CGT de Sambre-et-Meuse

L’attente d’un débouché politique est forte. Tout comme la colère. Le rejet du système politique traditionnel est unanime.

Les syndicalistes ont pu interpeller plusieurs personnalités politiques qui avaient répondu présent à l’invitation du PG-FDG. Les questions de l’emploi, de l’industrie, de la formation ont été évoquées. Laurent Matejko, conseiller régional du Parti de Gauche-Front de Gauche, Sandrine Rousseau, candidate du Rassemblement ( EELV, Front de Gauche, Nouvelle Gauche Socialiste, Nouvelle Donne) ont pu témoigner de leur solidarité et débattre des solutions à trouver.

Le Parti de Gauche continue le combat sur le front des luttes. Plus que jamais il faut rassembler toutes les forces prêtent à renverser la table. Cette vague citoyenne naitra de ces luttes. C’est dans ce sens que le Parti de Gauche Nord a lancé depuis plusieurs mois un secteur entreprises et luttes sociales en liaison étroite avec  Philippe Juraver et Jean-Paul Renoux responsables nationaux. Merci à Jean-Paul Renoux pour son soutien et sa présence, merci à Françoise Dupont et à tous les camarades du Valenciennois pour leur courage et leur implication dans les luttes. On lâche rien!

Julien Poix, responsable du secteur entreprises et luttes sociales du PG Nord-membre du Front de Gauche

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SAMBRE-ET-MEUSE: STOP AU DESOSSAGE DE NOTRE INDUSTRIE!

LE PG NORD AVEC LES SAMBRE ET MEUSE: STOP AU DESOSSAGE DE NOTRE INDUSTRIE!

Ce mardi 29 septembre 2015 à Maubeuge, se joue un nouvel épisode dramatique de la lutte des Sambre-Meuse. En lutte depuis des mois, les ouvriers vont assister à la vente aux enchères de leur outil de travail. Sacrifiée sur l’autel du profit et des actionnaires véreux, la disparition de Sambre-et-Meuse, entreprise historique, laisse sur le carreau 260 familles. Mais le combat continue. Le Parti de Gauche invite tous les citoyens à rejoindre les salariés en lutte pour leur travail. En défendant Sambre-et-Meuse ils luttent pour maintenir en vie tout un bassin d’emploi sinistré.
Le PG Nord réaffirmera à nouveau tout son soutien aux Sambre et Meuse dans cette nouvelle bataille. Comme lors de la visite des camarades du Valenciennois de Jean-Paul Renoux et Philippe Juraver du secrétariat national du PG l’année passée, comme en juillet lorsque les Sambre-et-Meuse faisaient entendre leur voix sur les routes du Tour.

Il existe des solutions pour pérenniser l’industrie dans notre pays et notre région. Il faut la volonté politique de les mettre en œuvre: Nationalisation définitive ou temporaire, accompagnement et aides pour la reprise en coopérative, fonds de soutien aux nouveaux secteurs industriels des industries durables, développement d’une filière de reconversion des friches et des outils industriels désaffectés, création d’une vraie formation continue tout au long de la vie. Par dessous tout, il nous faut cesser la mise en concurrence des outils de production: vite, un protectionnisme solidaire et écologique pour aider à la relocalisation et la modernisation de nos industries!

261 emplois sont menacés sans compter les sous-traitants
261 emplois sont menacés sans compter les sous-traitants

Les SAMBRE-ET-MEUSE sur le Tour de France

photo La Voix du Nord, C. Debachy
photo La Voix du Nord, C. Debachy

Ce mardi 7 juillet, à Malplaquet       ( Nord) les ouvriers de Sambre-et-Meuse en lutte depuis plusieurs mois pour défendre leurs emplois s’étaient donnés rendez-vous afin de faire entendre leur voix sur le Tour de France. Dans une ambiance militante et festive, ils ont pu expliquer aux spectateurs, aux organisateurs du Tour et aux médias le sens de leur combat. La lutte pour Sambre-et-Meuse concerne toute une région frappée de plein fouet par la désindustrialisation.

261 emplois sont menacés sans compter les sous-traitants
261 emplois sont menacés sans compter les sous-traitants

Au délà des 261 emplois menacés c’est la survie des sous-traitants qui est en jeu. Les dossiers déposés par d’éventuels repreneurs ont pour l’instant été rejetés. La vente aux enchères du site a été décidée. Cette solution n’est pas acceptable! L’entreprise Sambre-et-Meuse est l’un des fleurons de notre industrie, son savoir-faire est mondialement reconnu.  Aurélien Motte, délégué CGT et ses camarades ne lâcheront rien!

Le Parti de Gauche Nord réaffirme son soutien aux ouvriers et aux familles des Sambre-et-Meuse. Aurélien Motte avait d’ailleurs été reçu au congrès du PG à Villejuif le week end dernier afin de présenter le combat de ses camarades.

à Malplaquet (Nord), le Tour a été reçu par les Sambre-et-Meuse en lutte
à Malplaquet (Nord), le Tour a été reçu par les Sambre-et-Meuse en lutte

LE PARTI DE GAUCHE SOLIDAIRE DES « SAMBRE ET MEUSE »

Le mercredi 22 avril, les salariés de « Sambre et Meuse » de Feignies ont reçu une délégation du Parti de Gauche National et local. Philippe Juraver et Jean-Paul Renoux, animateurs nationaux du secteur entreprises du PG, Françoise Dupont, co-secrétaire du PG Valenciennois-Avesnois et Claude Veyer, accompagnés d’une délégation ont tenu à réaffirmer leur totale solidarité avec la lutte engagée depuis plusieurs semaines. Ils ont pu également transmettre le salut fraternel du député européen Jean-Luc Mélenchon.

Philippe Juraver, Jean-Paul Renoux du PG national et Claude Veyer, Françoise Dupont du PG Valenciennois-Avesnois avec les salariés du Sambre et Meuse ( Photo la Voix du Nord)
Philippe Juraver, Jean-Paul Renoux du PG national et Claude Veyer, Françoise Dupont du PG Valenciennois-Avesnois avec les salariés du Sambre et Meuse
( Photo la Voix du Nord)

La délégation du PG a constaté que les salariés sont combattifs comme au premier jour. Dans un bassin d’emploi sinistré, leur lutte est exemplaire. Ils sont en première ligne face à la désindustrialisation galopante et l’ultralibéralisme européen déclinés à la sauce Hollande. A l’heure où le MEDEF et le grand patronat accumulent les cadeaux fiscaux et taillent dans les droits des salariés avec la complicité du gouvernement, nous devons faire face et préparer la riposte. Il faut écouter la colère populaire de ces salariés, de ces syndicalistes pour construire le rassemblement des progressistes, ceux qui ne braderont pas l’emploi sur l’autel du libre-échange et des politiques d’austérité!

En attendant, la mobilisation ne faiblit pas et doit s’amplifier: Sambre et Meuse Vivra!