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Le statut des cheminots doit être celui de tous les travailleurs du rail!

COMMUNIQUE DE PRESSE
CERCLE CHEMINOTS DU PARTI DE GAUCHE

Cercle cheminots du Parti de Gauche, Secteur Entreprises et Luttes Sociales, 20-22 rue Doudeauville, 75018 Paris
enluttes@lepartidegauche.fr /Cheminots PG @CheminotsPG

Paris, le 19 Février 2016
Le secrétaire d’état aux transports a rendu public le 15 Février l’avant-projet de décret
socle qui sera présenté au patronat du rail ainsi qu’aux syndicats représentatifs de la branche ferroviaire. Le timing est serré car la publication de ce décret est prévue au 15 Mars prochain.
Après lecture de ce texte gouvernemental, on peut en conclure qu’il est inacceptable
en l’état, surtout sachant que s’il n’y a pas d’accord sur une convention collective au 1er Juillet prochain, il s’y substituera. Il faut que le gouvernement revoit sa copie et prenne comme base minimale le RH0077 (règlementation du travail en vigueur à la SNCF, prérequis minimal pour assurer de bonnes conditions de sécurité des circulations ferroviaires et de travail des salariés
du rail).
Ce projet en l’état reste une première pierre de la casse du code du travail prévu par
la ministre El Khomri. Les cheminots du public comme du privé ne doivent pas devenir un laboratoire pour expérimenter une destruction à plus grande échelle.
Le Parti de Gauche affirme son opposition à ce projet entièrement pensé par le patronat européen, et restera attentif au devenir des travailleurs du rail ainsi qu’à celui de tous les salariés français.
PAS DE REPUBLIQUE SANS SERVICES PUBLICS !

Philippe JURAVER
Secrétaire National
aux Entreprises
et Luttes Sociales
Kevin KIJKLO Responsable du
Cercle cheminots
du Parti de Gauche
Laurent COURTOIS
Référent SNCF-Réseau
du Cercle cheminots
du Parti de Gauche

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Les cheminots qui luttent aujourd’hui le font pour l’intérêt général

Les cheminots qui luttent aujourd’hui le font pour l’intérêt général

Jeudi 12 Juin 2014 | Martine Billard, Co-Présidente du Parti de Gauche

20130623_RailSNCF_0001.jpgCrédit photo photosdegauche.fr (michel_soudais)

Dans les mois qui viennent, le Parlement européen devrait se prononcer sur le 4ème paquet ferroviaire portant sur l’obligation d’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs de proximité. Bien évidemment, les libéraux le présentent sous de belles couleurs : « Le 4ème paquet ferroviaire vise à améliorer la qualité des services de transport ferroviaire des passagers » mais sans pouvoir cacher l’objectif : « permettre aux nouveaux opérateurs d’obtenir des contrats de services publics ». Le gouvernement de M. Valls a décidé d’anticiper, comme le reconnaît Gilles Savary, député PS rapporteur d’un projet de loi identique au système européen proposé. On apprend au détour des débats que « la part du chiffre d’affaires de la SNCF correspondant au service public ne dépasse plus 20 % ». Pas étonnant lorsqu’on découvre que la filiale publique Fret SNCF a perdu quasiment 50 % de son chiffre d’affaires pendant qu’une filiale privée est en pleine croissance ! C’est bien là tout le tour de passe passe de cette réforme : transférer le maximum d’activités rentables à des filiales privées et essayer de transférer les « charges » de service public aux régions.
Ainsi la restructuration en 3 sociétés, sous le statut d’EPIC (établissement public industriel et commercial), préfigure l’apparition aux côtés de « la SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités [qui] constituent un groupe public ferroviaire appartenant au système de transport ferroviaire national » d’autres sociétés qui seront privées. Tout est fait pour préparer cette concurrence, jusqu’au statut des salariés. Ainsi « La SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités [pourront] également employer des salariés sous le régime des conventions collectives. ». Pour les personnels qui resteront sous statut, « une convention de branche peut compléter les dispositions statutaires ou en déterminer les modalités d’application dans les limites fixées par le statut particulier. » Par ailleurs le temps de travail sera défini par décret.

C’est donc bien du démantèlement du statut des cheminots dont il est question. Cela reproduit l’évolution de la Poste où tous les recrutements se font maintenant sous contrat de droit privé avec toutes les dérives connues de l’intérim et des CDD à répétition. Voilà pourquoi aujourd’hui les cheminots sont en grève, mais aucun média ne vous a expliqué pourquoi. Le FN a lui montré son vrai visage en accusant les syndicats de complicité dans la situation dégradée de la SNCF ! Seule une entreprise publique du rail peut maintenir et développer un réseau ferroviaire permettant de répondre aux besoins d’aménagement du territoire dans le respect de l’égalité d’accès et dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Le Parti de Gauche soutient totalement la grève appelée par les syndicats pour la défense du service public contre la concurrence synonyme de service plus cher, de moindre qualité, moins respectueux de la sécurité, avec de moins bonnes conditions de travail et de moins bons salaires pour les cheminots.

SNCF : une grève pour l’intérêt général

SNCF : une grève pour l’intérêt général

Mardi 10 Juin 2014 / Le Parti de Gauche – Laurence Pache, Secrétaire nationale à l’aménagement territorial

Les cheminots sont en grève à partir de mardi 10 au soir contre le projet de loi ferroviaire. C’est une grève d’intérêt général, pour la préservation du dernier grand service public français.

Contre les explications fumeuses du ministre Cuvillier qui présente tout à la fois cette réforme comme eurocompatible et 100% publique, il convient de dire avec les cheminots qu’elle ne fait qu’entériner la séparation RFF-SNCF au lieu de les réunifier.

Ne nous laissons pas abuser par les mots ! Créer une entité de plus qui chapeautera les deux autres, et appeler toutes ces entités SNCF n’est qu’un tour de passe passe sémantique pour masquer le maintien de la séparation du gestionnaire de l’infrastructure et de l’exploitant ferroviaire. C’est accepter et accentuer une séparation qui n’a qu’une seule finalité : préparer l’ouverture à la concurrence du rail, et son corrolaire, la mise en concurrence des salarié(e)s du secteur.

Cette grève est essentielle : se joue ici le dernier acte du détricotage des services publics.
Après la Poste, France Télécom, EDF, GDF, c’est la SNCF qui s’apprête à passer au laminoir de l’obsession bruxelloise de la concurrence et de la marchandisation.
La conséquence en sera inévitablement l’inégalité de traitement, la concurrence accélée du transport routier, comme cela a été le cas pour le fret ferroviaire déjà ouvert à la concurrence. Que le service public ferroviaire puisse avoir pour finalité un aménagement du territoire répondant aux besoins sociaux et aux nécessités écologiques dont la lutte contre le réchauffement climatique voilà quelque chose que les idéologues de Bruxelles ne peuvent comprendre. Pour eux, seule la rentabilité financière compte !

Parce que le service public est garant de l’égalité des citoyens, parce qu’il est le bien commun de tous, les cheminots qui se battent aujourd’hui pour lui se battent aussi pour tous.

Le Parti de Gauche soutient cette grève et exige le retrait du projet de loi Cuvillier, la réunification réelle de la SNCF, la désobéissance de la France aux paquets ferroviaires déjà votés, ainsi que l’abandon du 4e paquet qui doit ouvrir le transport de voyageurs à la concurrence et qui est en cours d’examen au Parlement Européen.

Tract du Parti de Gauche en soutien à la grève des cheminots :