Archives du mot-clé sud

C’est la violence patronale qui brise la vie des travailleurs!

A l’heure ou le PS lance son référendum-mascarade sur « l’Union de la gauche », à l’heure où l’Ump de M. Bertrand propose d’interroger par référendum les citoyens sur le nom de notre future grande région (on croit rêver!), le Parti de gauche Valenciennois et le secteur entreprises et luttes sociales du PG 59 avaient choisi de donner la parole à ceux qui sont en première ligne face aux politiques destructrices du gouvernement: les travailleurs et les syndicalistes.

La réunion s’est tenue à Valenciennes. Elle s’est ouverte par un court extrait de l’interview récente de Xavier Mathieu, leader syndical des « Conti ». Face aux médias-chiens de garde il a fait la démonstration que la lutte paye quand elle dépasse le cadre de la légalité, surtout quand les exploiteurs s’abritent derrière celle-ci.

Plusieurs invités sont ensuite intervenus lors de cette soirée. Ils ont pu témoigner de la brutalisation accélérée du monde du travail et ont tous constatés le mur de violence et d’indifférence construit autour d’eux par le patronat et le gouvernement complice.

Ainsi Patrice Dayez, délégué sud-industries chez Ogura ( sous-traitant de l’automobile installé à Onnaing) est venu nous expliquer la situation de son entreprise. Nous l’avions rencontré lors d’un piquet de grève il y a plusieurs semaines. Il nous a hélas appris que lui et 9 de ses camarades avaient reçu leur lettre de licenciement. Jamais l’entreprise n’a écouté leurs remarques sur la nécessité urgente de diversifier la production et son carnet de clients.

Patrice Dayez, syndicaliste sud-industries chez Ogura Onnaing
Patrice Dayez, syndicaliste sud-industries chez Ogura Onnaing

C’est ensuite les parents d’un intérimaire de France assistance entreprise implantée dans la Sambre qui sont venus à la tribune. Embauchés en Emploi avenir avec les subsides de la région, ils ont été mis à la porte par un patron-voyou aujourd’hui condamné par la justice. Des mois de guérilla administrative ont été nécessaire pour obtenir cette condamnation. Une situation parfois insoutenable dûe à l’arrogance du patron mis en cause:  elle a conduit au suicide d’un des employés.

Des syndicalistes  sud-cheminots ont pour leur part fait le point sur la nouvelle convention Ter qui n’est pas respectée par la SNCF: les suppressions d’agents d’escales, ouvertures des gares à géométrie variable, menace sur les contrôleurs… Sur l’autel de l’austérité on sacrifie un outil indispensable à l’équilibre des territoires.

Des responsables locaux et départementaux du syndicat sud-cheminots étaient présents pour intervenir sur la nouvelle convention TER régionale
Des responsables locaux et départementaux du syndicat sud-cheminots étaient présents pour intervenir sur la nouvelle convention TER régionale

Les luttes de l »industrie étaient aussi au programme. Comment empêcher que notre région deviennent un désert industrielle tout en préservant la dignité des travailleurs et leur cadre de vie? Il faut remettre le volontarisme politique au goût du jour. Aurélien Motte, de la CGT Sambre-et Meuse, propose « une commission de contrôle des subventions données aux entreprises par le conseil régional associant les salariés et les syndicats ». En effet, plusieurs centaines de milliers d’euros avaient été donnés aux éventuels repreneurs de l’usine Sambre-et-Meuse de Feignies. Au final, après les coups de marteau fatidiques de la vente aux enchères, le repreneur va vendre à la découpe aux entreprises indiennes le matériel de l’usine. Et laisser une centaine d’ouvriers sur le carreau.

De gauche à droite: le père d'un des licenciés de France Assistance, Jean-Paul Renoux du secteur entreprises et luttes sociales du PG, Aurélien Motte, responsable syndicale CGT de Sambre-et-Meuse
De gauche à droite: le père d’un des licenciés de France Assistance, Jean-Paul Renoux du secteur entreprises et luttes sociales du PG, Aurélien Motte, responsable syndicale CGT de Sambre-et-Meuse

L’attente d’un débouché politique est forte. Tout comme la colère. Le rejet du système politique traditionnel est unanime.

Les syndicalistes ont pu interpeller plusieurs personnalités politiques qui avaient répondu présent à l’invitation du PG-FDG. Les questions de l’emploi, de l’industrie, de la formation ont été évoquées. Laurent Matejko, conseiller régional du Parti de Gauche-Front de Gauche, Sandrine Rousseau, candidate du Rassemblement ( EELV, Front de Gauche, Nouvelle Gauche Socialiste, Nouvelle Donne) ont pu témoigner de leur solidarité et débattre des solutions à trouver.

Le Parti de Gauche continue le combat sur le front des luttes. Plus que jamais il faut rassembler toutes les forces prêtent à renverser la table. Cette vague citoyenne naitra de ces luttes. C’est dans ce sens que le Parti de Gauche Nord a lancé depuis plusieurs mois un secteur entreprises et luttes sociales en liaison étroite avec  Philippe Juraver et Jean-Paul Renoux responsables nationaux. Merci à Jean-Paul Renoux pour son soutien et sa présence, merci à Françoise Dupont et à tous les camarades du Valenciennois pour leur courage et leur implication dans les luttes. On lâche rien!

Julien Poix, responsable du secteur entreprises et luttes sociales du PG Nord-membre du Front de Gauche

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JEUDI 26 JUIN 2014 : Le Parti de Gauche avec les Syndicats !

Par Adrien QUATENNENS,

 

Salaires, emplois, Sécurité Sociale, Fiscalité, Services Publics, Politique Industrielle sont autant de sujets pour lesquels les organisations syndicales se mobiliseront ce Jeudi 26 Juin 2014 avec un appel interprofessionnel à la Grève.
Dans le contexte politique actuel et à l’heure où un nombre important de secteurs sont en lutte, à l’image des cheminots et des intermittents, il est grand temps de conforter les convergences !
Un rassemblement pour départ en Manifestation est prévu à Lille ce Jeudi 26 Juin 2014 à 14h00 Place de la République à Lille.
 
Le Parti de Gauche soutient cette mobilisation.
Venez nombreux à ce rendez-vous avec vos drapeaux, autocollants et tracts thématiques (coût du capital, défense des services publics)

 

 

La gauche ? Elle était aujourd’hui dans la rue

La gauche ? Elle était aujourd’hui dans la rue

Samedi 12 Avril 2014 | Jean-Luc Bertet

Tête du cortège

La République elle-même dressée au milieu de la place qui porte son nom avait été ceinte d’une énorme banderole : « Hollande, ça suffit. » Une de ses trois allégories portait un bandeau sur les yeux. Comme si elle ne voulait pas voir ce qu’était devenu son Ve avatar. A ses pieds, la foule s’est massée, lentement mais sûrement. Le carré de tête déjà engagé boulevard Voltaire piétinait en attendant que les troupes se densifient. Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Olivier Besancenot, Alexis Tsipras et les autres en profitaient pour répondre aux interviews. Le cortège s’est finalement ébranlé avec sa demi-heure de retard habituel, précédé de quelques centaines d’impatients qui jouaient les éclaireurs.

La gigantesque statue avait donné le ton. Il ne s’est pas révélé plus amène en cours de manif pour le monarque républicain. Depuis « Hollande, trahison » jusqu’à la « Valls à trois temps : récession, régression, désocialisation » pour caractériser le cahier des charges de son homme de main de Premier ministre, le cortège s’est montré aussi bon enfant que radical. Si une ligne de manifestants pour résumer la politique présidentielle s’était déguisée en bagnards « condamnés à l’austérité », d’autres se voulaient plus offensifs comme les représentants de l’Université de Paris 8, élèves et professeurs, scandant : « Facs fermées aux intérêts privés, facs ouvertes à tous les sans-papiers » ou bien plus loin « Le problème, c’est le banquier, pas l’immigré ».

Dans l’ordonnancement de la manif, les associations suivaient le carré de tête. Le Dal, les organisations féministes, les sans-papiers, les enseignants et chercheurs du supérieur, tous avaient des griefs particuliers envers la réponse peu socialiste – quand il y en a – à leurs légitimes revendications. Les précaires – chômeurs, intérimaires, intermittents du spectacle – disaient se retrouver là pour un tour de chauffe. La convention Unedic, tout juste revue et corrigée par le Medef, paraphée par la CFDT, FO et la CFTC devrait, si elle est agréée par le gouvernement, coûter des centaines, voire des milliers d’euros par an à chacun. Tous ces « associatifs » ont prévenu qu’ils comptaient prendre au sérieux le slogan « Résistance ! »

Derrière venaient les syndicats. Des fédérations de SUD, de la FSU, mais surtout de la CGT se sont retrouvées assez massivement dans la rue malgré l’opposition de la confédération de Montreuil. On a aussi vu des drapeaux écologistes parmi les défilés des organisations politiques, très fournies et très dynamiques. La rue a bruissé de drapeaux rouge-vert et rouge, le PG et le PCF ayant sans mal leurs adhérents pour parvenir à construire cette « opposition de gauche » plus que nécessaire.

Valls qui a l’habitude de diviser par dix ou vingt le nombre des manifestants de gauche ne se montrera pas publiquement affecté par les 100 000 d’aujourd’hui. Peu importe, l’ampleur de cette première manifestation, à travers ses slogans – « PS = pseudo socialiste » ; « Une Valls ? Non ! La Carmagnole contre l’austérité »… -, est une première étape. Une grande banderole affichait la seconde : « Européens ensemble contre l’austérité ». L’amateur de corrida déclaré qu’est le Premier ministre aurait tort de croire qu’il nous réservera le sort du taureau et qu’après avoir joué au picador, il mettra à mort nos démocraties et nos quotidiens avec l’épée de l’Europe et du Grand marché transatlantique. Nous nous retrouverons au plus tard dans les urnes le 25 mai pour le deuxième round.

Le Front de Gauche part en campagne européenne

MARDI 8 AVRIL 2014 | ERIC COQUEREL

Cinq ans après sa création, le Front de Gauche repart en campagne aux élections européennes avec l’ambition de bousculer le rapport de force à gauche, passer devant les listes gouvernementales et envoyer de nombreux député-e-s de résistance au Parlement européen.

Doté du programme « Rompre, et refonder l’Europe », le FDG, désormais élargi à Ensemble, nouvelle formation qui n’était pas présente lors de la création du Front de Gauche pour les Européennes 2009, est parvenu ce matin à un accord national sur les premiers de liste. En vertu de cet accord équilibré, le PCF désignera 3 têtes de liste, le Parti de Gauche 3, et Ensemble, 1.

Le Parti de Gauche a désigné Jean Luc Mélenchon pour conduire la liste dans le Grand Sud-Ouest, Gabriel Amard et Corinne Morel-Darleux respectivement têtes de liste dans le Grand Est et le Grand Centre, Raquel Garrido et Eric Coquerel respectivement en deuxième position dans les circonscriptions Ile-de-France et Grand Sud-Est. Ils seront tous cinq aux côtés d’Alexis Tsipras, candidat à la présidence de la commission européenne, ce vendredi soir à Aubervilliers, ville conquise par le Front de Gauche lors des dernières élections municipales, au détriment du Parti Socialiste.

Le jour où le Manuel Valls défend la poursuite de la politique d’austérité à l’Assemblée Nationale, le Parti de Gauche se félicite du lancement de la campagne du Front de Gauche aux élections européennes 2014. Tous ceux qui refusent la politique d’austérité et l’Europe libérale de François Hollande et Angela Merkel auront en effet un bulletin de vote à leur disposition le 25 mai prochain : celui des candidat-e-s Front de Gauche.