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Toutes les chemises arrachées se valent-elles?

Question au gouvernement : Toutes les chemises arrachées se valent-elles ?

Communiqué du Parti de Gauche Nord et Lille Métropole

Ce Lundi 4 Juillet 2016, en pleine période de mobilisation contre la Loi Travail, se tenait à Lille une nouvelle réunion de « Hé Oh La Gauche ! », à l’initiative du ministre Stéphane Le Foll en soutien à la politique de François Hollande et son bilan. Sous haute protection policière, ce meeting n’était pas accessible aux militants, fussent-ils tous bien de Gauche, venus manifester aux abords de la salle.

Notre camarade, Julien POIX, responsable départemental du Secteur Entreprises et Luttes Sociales et Ecologiques du Parti de Gauche a pu entrer dans la salle sans difficulté.

Quelques minutes après le début de cette mascarade gouvernementale, Julien s’est levé et a brandi une affichette où on pouvait lire « 49-3 ». Décidé à rester debout et à poser une question malgré les invitations à se rassoir, Julien s’est vu indiqué la sortie. Il s’est alors muni d’un sifflet et s’est fait vigoureusement éjecté de la salle par le service d’ordre de l’organisation qui lui a, au passage, arraché la chemise !

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La démocratie selon le gouvernement: un militant PS tournant le dos à un citoyen. Photo: Julien Pitinome.

Résumons : Un vrai militant et responsable local de Gauche éjecté par le service d’ordre de « Hé Oh La Gauche » et une chemise arrachée ! On se souvient du vacarme d’indignation au gouvernement et dans les médias qu’avait produit la chemise arrachée d’un DRH de AirFrance. D’où notre question au gouvernement : Toutes les chemises arrachées se valent-elles ? « Hé Oh La Gauche » n’est décidément rien d’autre qu’une  piètre comédie burlesque et il est grand temps que ce gouvernement quitte la scène !

Pour le Parti de Gauche (PG),

Jocelyne DUBOIS et Ugo BERNALICIS,

Co-secrétaires du PG Nord

Christine MACHURON et Adrien QUATENNENS,

Co-secrétaires du PG Lille Métropole

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Ejecté par le service d’ordre du PS. Les questions posées aux ministres restent sans réponses. Photo: Julien Pitinome

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Loi travail : refusons une vie pourrie!

LOI EL KHOMRI : REFUSONS UNE VIE POURRIE !

Ce Jeudi 31 mars nous sommes de nouveau appeler à faire grève et à manifester partout en France contre le projet de Loi « Travail ». Loin de proposer une solution au chômage des jeunes, cette loi entend favoriser la « souplesse » du marché du travail en sabrant dans les droits sociaux garantis par le code du travail.

Avec la loi El Khomri, bienvenu dans un monde où la durée légale du travail est dérégulée avec des journées de 12h et des semaines de 46 h, un monde où les salaires sont réduits même sans raison économique, bienvenue dans un monde où l’on encourage l’embauche en facilitant les licenciements !

Cette loi c’est avant tout un cadeau en or pour le MEDEF et les multinationales. Une fois de plus, les ouvriers, techniciens, les PME et TPE sont laissés sur le carreau.

Depuis plusieurs semaines, le mouvement s’organise : 500 000 manifestants lors de la journée de grève précédente, des lycées et universités en grève et en blocage. Il nous faut maintenant monter en puissance : rendez-vous demain pour faire entendre votre voix ! Ne laissons pas ce gouvernement réactionnaire détruire le code du travail !

Le Parti de Gauche Nord sera présent dans les cortèges à Lille, Valenciennes, Douai, Dunkerque. Rejoignez la foule des insoumis face à l’injustice !

A Valenciennes : 10h00, Place d’armes

A Douai : 10h00, Places d’armes

A Dunkerque : 15h00, Place Jean Bart

A Lille : 14h30, Porte de Paris

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Réuni à Lille les 26, 27 et 28 mars pour son conseil national et sa convention programmatique, le Parti de Gauche a adopté à l’unanimité la déclaration suivante :

La loi El Khomri est l’une des plus anti-sociales de la 5ème République. Elle vise à déconstruire et casser le fondement du code du travail. Les reculs partiels du gouvernement suite aux premières mobilisations n’y changent rien. C’est la philosophie de la loi qui est mauvaise : en imposant l’inversion de la hiérarchie des normes, l’accord d’entreprise devient supérieur à la loi afin de baisser les salaires, flexibiliser le travail, contourner au maximum les droits des salariés et les droits syndicaux.

Cette loi va pourrir les vies professionnelles comme privées sans aucune conséquence positive pour l’emploi. Elle s’inscrit dans un contexte où le capitalisme financier transnational, par l’ubérisation de la société, veut imposer une dérégulation totale du marché du travail.

La jeunesse l’a bien compris. Les salariés également. Et plus globalement une écrasante majorité de la population française qui refuse ce projet.

Le Parti de Gauche met toute sa détermination et son énergie au service de l’amplification de la mobilisation pour exiger son retrait. Nous pouvons faire reculer pour la première fois le gouvernement Valls. Cette victoire redonnerait confiance au peuple dans sa capacité de reprendre en main son destin.
C’est pourquoi le Parti de Gauche appelle à se mobiliser largement pour la prochaine grande journée du 31 mars et autant de semaines qu’il le faudra aux côtés de la jeunesse, des organisations syndicales, des initiatives citoyennes.

Cette bataille centrale pour le PG n’est pas contradictoire avec le débouché politique que nous entendons construire pour 2017 en appuyant la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon pour une France Insoumise. Au contraire, une victoire sociale renforcerait la crédibilité d’une véritable alternative à la politique que le peuple subit en France et en Europe.

loi el khomri

https://www.lepartidegauche.fr/communique/declaration-conseil-national-pg-26-mars-adoptee-l-unanimite-34530

Le code du travail en sursis? Débat avec G. Etiévant

Le Comité du Parti de Gauche Lille métropole en liaison avec le secteur formation du PG Nord a le plaisir de vous inviter une réunion publique en présence de Guillaume Etiévant, secrétaire national du PG à l’économie. Il interviendra sur le thème :  » le code du travail, un outil en sursis? ». Face à la destruction des droits organisés par le Parti socialiste les travailleurs et salariés doivent s’organiser. Cela passe d’abord pat comprendre les conséquences des réformes libérales sur le monde du travail.

Rendez-vous donc :

le lundi 4 janvier à 18h30 à Lille

Salle Alain Colas, rue Marbrerie, métro Marbrerie

 

L’intervention sera suivie d’un large temps de dialogue avec la salle.

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En finir avec le chômage, nous on peut !

 

En finir avec le chômage, nous on peut !

Jeudi 25 Septembre 2014 | Sylvie Aebischer et Boris Bilia

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Le taux de chômage atteint aujourd’hui des sommets : avec 9,7% de la population active, 10,2% DOM compris. La France compte aujourd’hui près de 6 millions de travailleurs inscrits en recherche d’emploi. Le chômage endémique depuis les années 1970… est bien confortable pour le système : la peur du chômage est une muselière efficace pour empêcher les travailleurs de revendiquer de nouveaux droits et des hausses de salaire et permettre au gouvernement allié du Medef de casser le droit du travail !

Il est temps d’en finir avec les potions libérales qui nous sont imposées depuis 30 ans, aussi inefficaces contre le chômage que favorables aux profits des grands groupes privés. Ce n’est pas la guerre aux chômeurs qu’il faut mener comme le bien mal nommé ministre du travail Rebsamen, c’est relancer l’activité et affronter le coût du capital. En finir avec le chômage, nous on peut !

1) En finir avec les seules exonérations de cotisation

Les politiques de l’emploi depuis 30 ans s’inspirent toujours du même schéma libéral : abaisser le « coût du travail » et augmenter la com-pé-ti-ti-vi-té. Et toujours le seul levier : les exonérations de cotisations sociales. Pourtant aucun consensus universitaire rigoureux n’a pu en démontrer l’efficacité ! La Cour des comptes et un récent rapport du Sénat en soulignent même le coût exorbitant, de l’ordre de 1,5 % du PIB et dépassant les 300 milliards de coût cumulé… pour un impact limité voire nul sur l’emploi. Pire, ces baisses de cotisation étant ciblées sur le SMIC et les plus bas salaires, elles entraînent les salaires vers le bas et sont mal ciblées, favorisant trop souvent des secteurs qui ne sont pas en difficulté ni soumis au dumping mondial. Il faut donc de revenir sur tout ce processus aveugle d’exonérations enclenché par Édouard Balladur en 1993 et suivi par les gouvernements Juppé, Fillon et Valls.

2) Le secteur public, un levier pour relancer l’emploi

Pour créer massivement des emplois, le secteur public s’avère décisif et efficace. Il est même économique quand on le compare au coût des dispositifs Hollande de type CICE ou pacte d’irresponsabilité). Le plus urgent est de revenir sur les 190 000 suppressions d’emplois opérées depuis 2007 (150 000 sous la droite et 40 000 déjà sous Hollande) et la titularisation des précaires de la fonction publique. Sur 5 ans, il est ensuite possible de créer plusieurs centaines de milliers d’emplois publics, en assumant un recrutement progressif et une formation de qualité. Des besoins énormes existent (écoles, universités, crèches, justice, police, douanes, etc.). Les fonctionnaires créés pourraient même rapporter à l’État dans certaines missions cruciales tels que les services fiscaux pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ou l’inspection du travail.

3) Relancer l’activité par la demande, une clé pour la création d’emploi

Les politiques libérales cherchent à opposer les travailleurs entre eux, comme si les droits acquis ou gagnés par les salariés se faisaient aux dépens des créations d’emploi. Or c’est tout le contraire ! La relance de l’économie par la demande accorde davantage de droits pour les travailleurs, de meilleurs salaires et conditions de travail… pour créer des emplois en créant un cercle vertueux.
Cette relance de l’activité par la demande passera d’abord par une hausse des salaires et des minima sociaux, la mise en place d’un salaire maximum et la limitation des écarts de salaires de 1 à 20 dans les entreprises. Elle passe aussi par la fin du gel des salaires des fonctionnaires et le rattrapage sur l’inflation depuis 2000 via une refonte de la grille des échelons des fonctionnaires. À titre d’exemple, le SMIC à 1700 euros permettra une hausse de salaire de 20 milliards d’euros pour les les plus modestes ; la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires représenterait une augmentation de la consommation à hauteur de 10 milliards d’euros. Ce sont de l’ordre de 240 000 emplois supplémentaires qui pourraient être ainsi créés en quelques mois ! La relance de l’économie par la demande revient aussi à mettre fin à la précarité et faire du CDI à temps plein la norme : c’est à cette condition que les salaires permettront de relancer la consommation.

Améliorer les conditions de travail des salariés, c’est aussi partager le temps de travail et par conséquent créer des emplois. C’est la raison pour laquelle nous proposons d’appliquer réellement les 35 heures pour tous et aller vers les 32 heures sur le modèle de la semaine de 4 jours… tout en revendiquant une 6ème semaine de congé payés et la retraite à 60 ans. Il y a là encore un gisement de plusieurs centaines de milliers d’emplois.

4) Relancer l’activité par l’investissement public et rompre avec le libre-échange

La relance de l’activité passe également par un investissement public massif et ciblé sur les besoins pour créer des emplois utiles et non délocalisables.

Investir, c’est créer des emplois !

Construire 200 000 logements chaque année, majoritairement destinés à l’habitat social, reviendrait à créer plus de 100 000 emplois. Mêmes résultats avec l’ouverture de 100 000 nouvelles places en crèche et le développement des transports collectifs. La transition énergétique, en s’appuyant sur les investissements dans le secteur des énergies renouvelables, la remise aux normes énergétiques des bâtiments, le développement de la géothermie, permettrait de créer plus de 700 000 emplois selon le scénario Négawatt. Le développement d’un nouveau modèle agricole permettrait, selon la confédération paysanne, la création de 300 000 emplois supplémentaires. Enfin le soutien au développement de l’économie sociale et solidaire permettra de combler les 150 000 postes vacants dans ce secteur. D’autres pistes restent encore à explorer, notamment l’économie de la mer.

Assumer le protectionnisme

Selon l’Insee, entre 2000 et 2005 les délocalisations ont entrainé la destruction de 36 000 emplois chaque année en France. Depuis la crise de 2008, ce sont 60 000 emplois qui sont supprimés tous les ans en raison des délocalisations. La reconstitution d’une capacité de production nationale est impossible sans de fortes mesures de protection commerciale. Le protectionnisme est donc un puissant levier pour réorienter la production et la consommation vers les besoins humains, compagnon logique de la planification écologique permettant d’instaurer des protections sociales et environnementales. C’est dans ce cadre que doit s’inscrire notre politique de création d’emplois !

Le Parti de Gauche s’oppose à toute remise en cause des 35 heures

Le Parti de Gauche s’oppose à toute remise en cause des 35 heures

Jeudi 28 Août 2014 | Guillaume Etiévant, Secrétaire National à l’économie et au travail

Emmanuel Macron, banquier de Rotschild devenu ministre de l’économie, souhaite que les entreprises puissent déroger à la durée légale du travail et ainsi faire travailler les salariés plus de 35 heures sans leur accord individuel et sans majoration. Cela entrainera donc des baisses de salaires pour tous les salariés qui effectuaient des heures supplémentaires jusqu’à présent.

Le gouvernement Valls, plutôt que de se faire acclamer à l’université d’été du Medef et de multiplier les attaques contre les salariés, ferait mieux de donner un emploi aux 5 millions de chômeurs que compte notre pays.

Les solutions pour cela sont connues : investissements publics, réquisition puis nationalisation ou mise en coopérative, embauche massive de fonctionnaires, réduction du temps de travail, sécurisation des salariés dans l’entreprise, protectionnisme solidaire.

Ce ne sont pas les actionnaires qui créent la richesse et l’emploi mais bien les salariés eux-mêmes. Il est urgent de les rendre maitre de leur destin par la 6ème République qui mettra en place la citoyenneté dans l’entreprise, c’est-à-dire l’appropriation collective et républicaine des outils de production.

Les cheminots qui luttent aujourd’hui le font pour l’intérêt général

Les cheminots qui luttent aujourd’hui le font pour l’intérêt général

Jeudi 12 Juin 2014 | Martine Billard, Co-Présidente du Parti de Gauche

20130623_RailSNCF_0001.jpgCrédit photo photosdegauche.fr (michel_soudais)

Dans les mois qui viennent, le Parlement européen devrait se prononcer sur le 4ème paquet ferroviaire portant sur l’obligation d’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs de proximité. Bien évidemment, les libéraux le présentent sous de belles couleurs : « Le 4ème paquet ferroviaire vise à améliorer la qualité des services de transport ferroviaire des passagers » mais sans pouvoir cacher l’objectif : « permettre aux nouveaux opérateurs d’obtenir des contrats de services publics ». Le gouvernement de M. Valls a décidé d’anticiper, comme le reconnaît Gilles Savary, député PS rapporteur d’un projet de loi identique au système européen proposé. On apprend au détour des débats que « la part du chiffre d’affaires de la SNCF correspondant au service public ne dépasse plus 20 % ». Pas étonnant lorsqu’on découvre que la filiale publique Fret SNCF a perdu quasiment 50 % de son chiffre d’affaires pendant qu’une filiale privée est en pleine croissance ! C’est bien là tout le tour de passe passe de cette réforme : transférer le maximum d’activités rentables à des filiales privées et essayer de transférer les « charges » de service public aux régions.
Ainsi la restructuration en 3 sociétés, sous le statut d’EPIC (établissement public industriel et commercial), préfigure l’apparition aux côtés de « la SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités [qui] constituent un groupe public ferroviaire appartenant au système de transport ferroviaire national » d’autres sociétés qui seront privées. Tout est fait pour préparer cette concurrence, jusqu’au statut des salariés. Ainsi « La SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités [pourront] également employer des salariés sous le régime des conventions collectives. ». Pour les personnels qui resteront sous statut, « une convention de branche peut compléter les dispositions statutaires ou en déterminer les modalités d’application dans les limites fixées par le statut particulier. » Par ailleurs le temps de travail sera défini par décret.

C’est donc bien du démantèlement du statut des cheminots dont il est question. Cela reproduit l’évolution de la Poste où tous les recrutements se font maintenant sous contrat de droit privé avec toutes les dérives connues de l’intérim et des CDD à répétition. Voilà pourquoi aujourd’hui les cheminots sont en grève, mais aucun média ne vous a expliqué pourquoi. Le FN a lui montré son vrai visage en accusant les syndicats de complicité dans la situation dégradée de la SNCF ! Seule une entreprise publique du rail peut maintenir et développer un réseau ferroviaire permettant de répondre aux besoins d’aménagement du territoire dans le respect de l’égalité d’accès et dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Le Parti de Gauche soutient totalement la grève appelée par les syndicats pour la défense du service public contre la concurrence synonyme de service plus cher, de moindre qualité, moins respectueux de la sécurité, avec de moins bonnes conditions de travail et de moins bons salaires pour les cheminots.